Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du rejet de sa demande d'abrogation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le désistement intervient après que l'intéressé, initialement demandeur, a obtenu un titre de séjour régulier. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux désistements.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 août 2024, M. C..., représenté par Me Stinat, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 10 juin 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande d’abrogation de l’arrêté du 25 mai 2023 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de procéder au réexamen de sa situation et de le munir d’une attestation provisoire de séjour dans le délai de quinze jours, sous astreinte journalière de 50 euros ;
3°) de mettre la somme de 1 600 euros à la charge de l’État en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2026, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire enregistré le 16 janvier 2026, M. A... déclare se désister de sa requête.
Vu :
la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme B... pour statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative ;
la décision du 3 avril 2025 constatant la caducité de la demande d’aide juridictionnelle déposée par M. A... ;
les autres pièces du dossier, notamment le courrier du 13 janvier 2026 par lequel le tribunal a demandé au conseil de M. A..., sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, si ce dernier entendait maintenir sa requête.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
la loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (...) ».
Par un mémoire enregistré le 16 janvier 2026, M. A..., qui a été admis à la protection subsidiaire le 27 novembre 2024 et a obtenu un titre de séjour valable du 21 mars 2025 au 20 mars 2029, déclare se désister des conclusions de sa requête. Son désistement est pur et simple. Il y a lieu d’en donner acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte au désistement d’instance de la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C..., à Me Agathe Stinat et au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Rouen, le 3 février 2026.
La magistrate désignée,
signé
H. B...
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY