LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2403773

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2403773

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2403773
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantVINCENT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'une enseignante contractuelle contestant le non-renouvellement de son contrat et le rejet de son recours gracieux. La juridiction a jugé que la décision avait été prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation de signature régulière et qu'elle ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation de l'intérêt du service, au regard des difficultés pédagogiques persistantes de l'enseignante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code général de la fonction publique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 septembre 2024, Mme B... D..., représentée par Me Vincent, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 7 février 2024 par laquelle la rectrice de la région académique Normandie a refusé le renouvellement de son contrat de travail et de lui proposer toute nouvelle affectation au sein de l’académie ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre à la rectrice de la région académique Normandie de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme D... soutient que les décisions :

ont été prises par une autorité incompétente ;
ne sont pas fondées sur l’intérêt du service et sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation de ses qualités professionnelles.


Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2025, la rectrice de la région académique Normandie conclut au rejet de la requête.
La rectrice soutient que les moyens ne sont pas fondés.


Vu :
la décision du 10 juillet 2024 admettant Mme D... à l’aide juridictionnelle totale ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Jeanmougin, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :


Mme D... a été recrutée en qualité d’enseignante en décembre 2022 et a été chargée d’enseigner, à temps incomplet, les sciences économiques et sociales (SES) au lycée Ferdinand Buisson d’Elbeuf. Elle a de nouveau été recrutée à temps incomplet en septembre 2023 pour enseigner les SES au lycée Val de Seine de Grand-Quevilly, puis, du 2 octobre 2023 au 7 janvier 2024, pour enseigner les sciences et techniques médico-sociales (STMS) au lycée professionnel Louise Michel de Gisors. Par la décision contestée du 7 février 2024, la cheffe du bureau DPE 6 du rectorat de la région académique Normandie a refusé de renouveler son contrat de travail et de lui proposer toute nouvelle affectation au sein de l’académie. Mme D... demande également l’annulation de la décision rejetant implicitement son recours gracieux du 4 mars 2024.

En premier lieu, d’une part, la décision contestée du 7 février 2024 a été prise par Mme C... A... qui disposait, en qualité de cheffe du bureau du recrutement et du remplacement des enseignants non-titulaires, d’une délégation de signature du 8 mars 2023 de la rectrice de la région académique Normandie en cas d’absence du secrétaire général de l’académie, de ses adjointes en charge du budget et des relations et ressources humaines, de l’adjoint à la directrice des relations et ressources humaines, du chef de la division des personnels enseignants et de son adjoint, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° R-2023-031 du 10 mars 2023. Rien n’indique que le secrétaire général de l’académie, ses adjointes en charge du budget et des relations et ressources humaines, l’adjoint à la directrice des relations et ressources humaines, le chef de la division des personnels enseignants et son adjoint n’auraient pas été absents. Le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de la décision du 7 février 2024 doit donc être écarté. D’autre part, la décision par laquelle le recours gracieux de Mme D... a été implicitement rejeté a nécessairement été prise par une autorité compétente.

En second lieu, il ressort des pièces du dossier que, malgré un tutorat et une visite-conseil, Mme D... n’a pas été en mesure de proposer en décembre 2023 une séance structurée exposant clairement les attendus d’apprentissage en lien avec le programme et des activités cohérentes et suffisamment guidées. Si elle a été confrontée à des élèves difficiles de BTS à compter d’octobre 2023, il ressort des pièces produites que sa capacité à installer et maintenir un climat propice aux apprentissages avait déjà été estimée comme à consolider en mai 2023. Mme D... ne conteste pas qu’elle n’a pas su évaluer les progrès et acquisitions des élèves. Par suite, en ayant refusé de renouveler le contrat de l’intéressée et en ayant rejeté son recours gracieux, la rectrice de l’académie de Normandie n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation de l’intérêt du service.

Il résulte de ce qui précède que Mme D... n’est fondée à demander ni l’annulation de la décision du 7 février 2024 refusant le renouvellement de son contrat de travail et toute nouvelle affectation ni l’annulation de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d’injonction et au titre des frais d’instance doivent être rejetées.















D E C I D E :
















Article 1er : La requête de Mme D... est rejetée.


Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... D... et au ministre de l’éducation nationale.

Copie en sera adressée à la rectrice de la région académique Normandie.


Délibéré après l’audience du 20 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
Mme Ameline, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2026.


La rapporteure,
signé
H. JEANMOUGIN
Le président,
signé
P. MINNE


Le greffier,

signé

N. BOULAY



La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions