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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2404086

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2404086

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2404086
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES JU
Avocat requérantMERHOUM AMINA

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I.- Par une requête enregistrée le 11 octobre 2024, sous le n° 2404086, M. D E, représenté par Me Merhoum-Hammiche, demande au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 6 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

II.- Par une requête enregistrée le 11 octobre 2024, sous le n° 2404087, M. D E, représenté par Me Merhoum-Hammiche, demande au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 6 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prolongé d'un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 2 septembre 2024, le président du tribunal a désigné M. C comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers sur lesquelles il est statué selon les procédures visées au chapitre Ier du titre II du livre IX du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles visées aux chapitres VI, VII, VII bis et VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 23 octobre 2024, après avoir présenté son rapport, le magistrat désigné a entendu les observations de Me Merhoum-Hammiche, représentant M. E, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête. Elle a souligné, outre son insertion professionnelle, que l'intéressé contribuait à l'entretien de sa fille à hauteur de ses ressources et qu'il avait pu maintenir des liens affectifs avec elle en dépit des relations parfois conflictuelles avec son ancienne épouse. Ont également été entendues les observations de M. E, qui a apporté des précisions sur les relations entretenues avec sa fille et son ancienne épouse, ainsi que sur son activité professionnelle.

Le préfet de la Seine-Maritime n'était pas présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, à 12 h 00, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes nos 2404086 et 2404087, qui concernent la situation administrative d'un même ressortissant étranger, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.

2. M. D E, ressortissant algérien né le 31 mars 1998, déclare être entré en France au cours de l'année 2021. Par un arrêté du 28 août 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par suite du placement en retenue administrative, le 6 octobre 2024, à fin de vérification de son droit au séjour et par le premier arrêté attaqué du même jour, le préfet de la Seine-Maritime a prolongé d'un an la durée de l'interdiction de retour dont M. E fait l'objet. Par le second arrêté attaqué du même jour, le préfet de la Seine-Maritime a assigné l'intéressé à résidence.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

3. En premier lieu, aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application des dispositions précitées, dans les instances nos 2404086 et 2404087.

5. En second lieu et d'une part, aux termes de l'article 27 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " L'avocat qui prête son concours au bénéficiaire de l'aide juridictionnelle () perçoit une rétribution. / L'Etat affecte annuellement à chaque barreau une dotation représentant sa part contributive aux missions d'aide juridictionnelle () accomplies par les avocats du barreau. / Le montant de la dotation affecté à l'aide juridictionnelle résulte d'une part, du nombre de missions d'aide juridictionnelle accomplies par les avocats du barreau et, d'autre part, du produit d'un coefficient par type de procédure et d'une unité de valeur de référence. Le montant, hors taxe sur la valeur ajoutée, de cette unité de valeur de référence est fixé, pour les missions dont l'admission à l'aide juridictionnelle est prononcée à compter du 1er janvier 2022, à 36 €. () ". Aux termes de l'article 110 du décret du 28 décembre 2020 susvisé portant application de la loi précitée : " Les sommes revenant aux avocats et aux avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation sont réglées sur justification de la désignation au titre de l'aide juridictionnelle et production d'une attestation de mission délivrée par le greffier ou le secrétaire de la juridiction saisie. () ".

6. Il résulte de ces dispositions que l'avocat perçoit en principe une rétribution pour toute mission de représentation d'une personne bénéficiaire de l'aide juridictionnelle dans une instance déterminée. Toutefois, lorsqu'un bénéficiaire de l'aide juridictionnelle présente, dans plusieurs instances, des conclusions identiques en demande ou en défense conduisant le juge à trancher les mêmes questions, l'avocat les représentant au titre de l'aide juridictionnelle réalise à leur égard une seule et même mission.

7. D'autre part, aux termes de l'article R. 922-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conclusions dirigées contre des décisions notifiées simultanément peuvent être présentées dans la même requête ".

8. Ainsi qu'il a été dit au point 1, les requêtes nos 2404086 et 2404087, rédigées dans les mêmes termes, concernent la situation d'un même ressortissant étranger qui, assisté d'un même avocat, conduisent à trancher des questions semblables. Dans ces conditions et eu égard aux prévisions de l'article R. 922-7 précité, l'avocate représentant M. E doit être regardé comme ayant réalisé à son égard une seule et même mission au titre de l'aide juridictionnelle. Il sera dès lors délivré, à leur terme, une unique attestation de fin de mission pour l'ensemble de ces instances, comportant un coefficient de quatorze unités de valeur.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la requête n° 2404087 :

9. D'une part, aux termes de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut prolonger l'interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans dans les cas suivants : / 1° L'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était obligé de le quitter sans délai ; () / Compte tenu des prolongations éventuellement décidées, la durée totale de l'interdiction de retour ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, sauf menace grave pour l'ordre public ".

10. D'autre part, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".

11. Il est constant que M. E est père d'une enfant de nationalité française, née le 13 septembre 2023. Il n'est en outre pas contesté que l'intéressé a vécu avec elle jusqu'à la séparation d'avec sa mère, il y a environ huit mois. Il est ainsi réputé avoir contribué à son entretien sur cette période. Sur la période ultérieure, s'il ne produit aucun document justifiant des versements d'argent réguliers allégués, d'un montant compris entre 80 et 100 euros, à son ancienne épouse, l'intéressé verse à l'instance des justificatifs d'achats fréquents de produits alimentaires pour bébés entre décembre 2023 et août 2024. M. E a enfin précisé, de manière circonstanciée et sans être contredit, les modalités selon lesquelles il avait maintenu, soit par des conversations sur téléphoniques régulières, d'environ trente-cinq minutes, d'une à trois fois par semaine, soit par des visites chez son ancienne épouse environ deux fois par mois, en dépit de leur séparation et des difficultés relationnelles qui ont pu en résulter. Dans ces conditions, alors en outre que le comportement de M. E ne constitue pas une menace pour l'ordre public et que la mesure d'éloignement dont il fait l'objet date du 28 août 2024, le préfet n'a pu, sans méconnaître l'intérêt supérieur de l'enfant de ce dernier, encore en très bas âge, porter à deux ans la durée de l'interdiction de retour prononcée à son encontre, ce qui n'était qu'une faculté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être accueilli.

12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. E est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prolongé d'un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre.

En ce qui concerne la requête n° 2404086 :

13. En premier lieu, par arrêté du 20 septembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, librement consultable par les parties sur son site internet, M. B A, directeur de cabinet, a reçu délégation à l'effet de signer, pendant les permanences du corps préfectoral, les décisions relatives les mesures d'éloignement des étrangers, les décisions prises en application des livres VI et VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au nombre desquelles figurent les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués doit être écarté.

14. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, qui n'a pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, vise les dispositions dont il fait application et relève que M. E fait l'objet d'une mesure d'éloignement exécutoire et que cet éloignement demeure une perspective raisonnable. Il comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

15. En troisième lieu, M. E ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui, relatives à la délivrance d'un titre de séjour, ne sont pas applicables à l'arrêté attaqué. Par suite et à le supposer invoquer, ce moyen doit être écarté comme inopérant.

16. En quatrième lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

17. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

18. Si, ainsi qu'il a été dit au point 11, M. E démontre contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant, il ressort de ses déclarations à l'audience qu'il n'existe aucun obstacle à ce qu'il puisse lui rendre visite à son domicile au Havre. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées et de celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent être écarté. Il en va de même, pour les mêmes motifs, de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé.

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 octobre 2024 du préfet de la Seine-Maritime portant assignation à résidence doivent être rejetées.

Sur les conséquences de l'annulation :

20. Aux termes de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement ".

21. Eu égard à l'annulation prononcée au point 12, dans l'instance n° 2404087, l'exécution du présent jugement implique, en application des dispositions précitées, la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dans les conditions prévues à l'article 7 du décret du 28 mai 2010 susvisé, en tant qu'il découle de l'arrêté annulé.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

22. M. E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dans les instances nos 2404086 et 2404087. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Merhoum-Hammiche, avocate de M. E, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Merhoum-Hammiche d'une somme de 1 000 euros dans l'instance n° 2404086. Ces dispositions font en revanche obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans l'instance n° 2404087, au titre des frais exposés par M. E et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dans les instances nos 2404086 et 2404087.

Article 2 : L'arrêté du 6 octobre 2024 du préfet de la Seine-Maritime portant prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français est annulé.

Article 3 : Sous réserve de l'admission définitive de M. E à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Merhoum-Hammiche renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Merhoum-Hammiche, avocat de M. E, une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.

Article 4 : La requête n° 2404086 de M. E est rejetée.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, à Me Merhoum-Hammiche et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 25 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé :

J. CLa greffière,

Signé :

P. His

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2404086 ; 2404087

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