LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2500898

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2500898

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2500898
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1 ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus du ministre de l'intérieur de l'autoriser à devenir sous-officier de gendarmerie. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car, concernant la situation personnelle d'une militaire, il devait être précédé d'un recours administratif préalable obligatoire devant la Commission de recours des militaires (CRM). Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 4125-1 du code de la défense.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 février 2025, et un mémoire complémentaire, enregistré le 27 février 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 24 décembre 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a refusé de l’autoriser à souscrire un contrat en qualité de sous-officier de gendarmerie.

Mme B... soutient que la décision attaquée est infondée et disproportionnée dès lors qu’elle a déjà été sanctionnée pour les faits reprochés, en 2023.


Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2026, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.

Le ministre soutient que :

- la requête est irrecevable en l’absence de conclusions et de moyens au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- la requête est irrecevable en l’absence de recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours des militaires (CRM).


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la défense ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Ameline, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :


1. Mme B..., née le 18 octobre 1999, a intégré la gendarmerie nationale en mars 2022, en qualité de gendarme adjoint volontaire (GAV). A l’issue de sa formation initiale, elle a été affectée en juin 2022 au peloton motorisé de Courbépine puis, à compter de novembre 2024, elle a rejoint le peloton motorisé de Gaillon. En décembre 2024, Mme B... a été admise au concours de sous-officier de gendarmerie. Par la décision attaquée du 24 décembre 2024, le ministre de l’intérieur a toutefois refusé à l’intéressé l’autorisation de souscrire un contrat d’engagement en qualité de sous-officier de gendarmerie au motif qu’elle ne présenterait pas les garanties définies par les dispositions du code de la défense et du code de la sécurité intérieure pour l’exercice de ces fonctions.


2. Aux termes de l’article R. 4125-1 du code de la défense : « I. – Tout recours contentieux formé par un militaire à l’encontre d’actes relatifs à sa situation personnelle est précédé d’un recours administratif préalable, à peine d’irrecevabilité du recours contentieux. / Ce recours administratif préalable est examiné par la commission des recours des militaires, placée auprès du ministre de la défense. (…). III. – Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux recours contentieux formés à l’encontre d’actes ou de décisions : 1° Concernant le recrutement du militaire, l’exercice du pouvoir disciplinaire, ou pris en application de l’article L. 4139-15-1 ; (…) »


3. Il est constant que Mme B... a signé en 2022 un contrat de volontariat dans les armées pour servir dans la gendarmerie en qualité de GAV. La décision du 24 décembre 2024, qui concerne la situation d’une personne qui avait déjà le statut de militaire, ne peut donc être regardée comme se rapportant au recrutement d’un militaire au sens des dispositions précitées du III de l’article R. 4125-1 du code de la défense. La décision contestée est, par suite, au nombre des décisions relatives à la situation personnelle des militaires pour la contestation desquelles la saisine de la commission de recours des militaires est un préalable obligatoire à l’exercice du recours contentieux. Mme B... ne pouvait donc directement demander au tribunal l’annulation de la décision du 24 décembre 2024. Ainsi que le fait valoir en défense le ministre, les conclusions de Mme B... tendant à l’annulation de la décision du 24 décembre 2024 du ministre de l’intérieur, qui n’ont pas été précédées d’un recours devant la CRM, sont irrecevables.


4. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme B... n’est pas recevable à demander l’annulation de la décision du 24 décembre 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a refusé de l’autoriser à souscrire un contrat en qualité de sous-officier de gendarmerie.





D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.


Délibéré après l’audience du 24 mars 2026 à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
Mme Ameline, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2026.


La rapporteure,

signé

C. AMELINELe président,

signé

P. MINNE Le greffier,

signé

N. BOULAY



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions