Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant ses conclusions principales (annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et injonction). En conséquence, il n'y a plus de litige à juger sur le fond. Le tribunal rejette la demande de condamnation de l'État aux frais d'instance, appliquant les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 octobre 2025, Mme C... B..., représentée par Me Khatifyian, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 18 septembre 2025 par lequel le préfet de l’Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit son retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d’enjoindre, à titre principal, au préfet de l’Eure, de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » ou à défaut de réexaminer sa situation administrative, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, et dans cette attente de la munir, dès la notification de la décision à intervenir, d’une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, le tout sous astreinte journalière de 100 euros ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 9 février 2026, Mme B... déclare se désister partiellement de sa requête et maintenir ses conclusions au titre des frais liés à l’instance.
Vu les autres pièces du dossier, notamment celles produites les 24 octobre 2025 et 27 octobre 2025 produites pour Mme B... et celle produite le 5 février 2026 par le préfet de l’Eure.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…)5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (...) ».
Par un mémoire, enregistré le 9 février 2026, Mme B..., déclare se désister purement et simplement de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Ce désistement partiel est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat des frais d’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de Mme B... tendant à l’annulation de l’arrêté du 18 septembre 2025 par lequel le préfet de l’Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit son retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ainsi que de ses conclusions à fin d’injonction.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... et au préfet de l’Eure.
Fait à Rouen, le 16 février 2026.
Le président de la 1ère chambre,
signé
P. MINNE
Pour expédition conforme,
La greffière,
M. A...