Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant une amende administrative pour pêche maritime. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car la requête, qui se bornait à transmettre l'arrêté préfectoral, ne contenait aucun exposé de conclusions soumises au juge. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrées les 20 et 23 février 2026, M. B... A... transmet au tribunal l’arrêté du 11 février 2026 par lequel le préfet de la région Normandie lui a infligé une amende administrative en matière de pêche maritime et d’aquaculture marine d’un montant de 500 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…). Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. »
3. La requête de M. A..., qui se borne à transmettre au tribunal l’arrêté du 11 février 2026 par lequel le préfet de la région Normandie lui a infligé une amende administrative en matière de pêche maritime et d’aquaculture marine d’un montant de 500 euros, ne contient l’énoncé d’aucune conclusion soumise au juge. En l’absence de conclusions formalisées relevant des pouvoirs du juge administratif, la présente requête est manifestement irrecevable. Par suite, elle ne peut qu’être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Rouen, le 26 février 2026.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé :
C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON