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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-1909041

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-1909041

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-1909041
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantCABINET SEBAN & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 octobre 2019, Mme B C demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 21 juin 2019 par laquelle le maire de Bonneuil-sur-Marne a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa tendinite affectant son épaule droite ;

2°) de reconnaître le caractère professionnel de sa pathologie, de la déclarer non consolidée le 15 avril 2019 et de dire que les soins reçus au titre de sa pathologie du 16 juillet 2018 au 31 mars 2019 doivent être pris en charge par la commune de Bonneuil-sur-Marne ;

3°) de reconnaître que le médiateur s'est déclaré incompétent à tort ;

4°) d'enjoindre à la commune de Bonneuil-sur-Marne d'aménager son poste de travail conformément aux recommandations du service de médecine préventive et, le cas échéant, de saisir de fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique afin d'obtenir un financement.

Elle soutient que :

- la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mai 2020, la commune de Bonneuil-sur-Marne, représentée par Me Carrère, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- ses conclusions à fin d'injonction tendant à reconnaître la compétence du médiateur, à l'aménagement de son poste de travail et à la saisine du fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique sont irrecevables car présentées à titre principal ;

- les moyens invoqués sont infondés.

Par ordonnance du 27 juillet 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 15 septembre 2021 à 12h00.

Par un courrier du 16 juin 2022, les parties ont été informées de ce que le tribunal est susceptible de relever d'office l'irrecevabilité des conclusions formulées par Mme C tendant à ce que le tribunal dise que la maladie professionnelle de Mme C est non consolidée en date du 15 avril 2019, lesquelles ne découlent pas nécessairement de l'annulation sollicitée et ne figurant pas au nombre des mesures que le tribunal peut prononcer sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de Mme Barruel, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bouchard, substituant Me Seban, représentant la commune de Bonneuil-sur-Marne.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C a exercé les fonctions d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) depuis le 30 août 2004 auprès de la commune de Bonneuil-sur-Marne. A compter de 2014, elle a développé une épicondylite bilatérale prédominante droite, dont l'imputabilité au service a été reconnue par la commune le 3 mars 2014. Dans le cadre de l'examen médical réalisé le 21 décembre 2014 par un médecin rhumatologue agréé, il était relevé l'existence d'une tendinopathie de deux coudes, impliquant, selon ce même médecin, un allègement du poste du travail ou un reclassement. Par un avis du 21 novembre 2016, la commission de réforme a reconnu l'aptitude de Mme C aux fonctions d'agent administratif d'accueil. Etant à nouveau placée en arrêt de travail le 18 juillet 2018, en raison d'une double épicondylite et d'une tendinite à l'épaule droite, elle sollicitait la reconnaissance de l'imputabilité au service de cette dernière pathologie, par courrier du 20 octobre 2018. Par avis du 11 juin 2019, la commission de réforme a conclu à l'absence d'imputabilité au service de cette pathologie. Suivant l'avis de la commission de réforme, le maire de Bonneuil-sur-Marne a, par décision du 21 juin 2019, dont elle demande l'annulation, refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la tendinite dont souffre Mme C à l'épaule droite.

Sur la recevabilité :

2. En premier lieu, il ne relève pas de l'office du juge administratif de porter une appréciation, par voie de déclaration, sur les fonctions exercées par le médiateur préalablement dans le cadre d'une conciliation. Dès lors, les conclusions de la requête de Mme C tendant à ce que le tribunal dise que le médiateur s'est déclaré incompétent à tort le 6 août 2019 doivent, en tout état de cause, être rejetées.

3. En deuxième lieu, il n'entre pas davantage dans l'office du juge administratif d'accueillir, en dehors des cas prévus par loi, des conclusions en déclaration de droit. Ainsi, les conclusions présentées par Mme C tendant à ce qu'il soit dit que son état de santé n'est pas consolidé au 15 avril 2019, doivent, en tout état de cause, être rejetées.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".

5. En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l'espèce, du code de justice administrative, il n'appartient pas au tribunal administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Les conclusions présentées par Mme C tendant à ce que le tribunal enjoigne à la commune de Bonneuil-sur-Marne de procéder à l'aménagement de son poste de travail et à la saisine, le cas échéant, du fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique afin d'obtenir un financement à cette fin n'entrent pas notamment dans les prévisions de l'article L. 911-1 précité du code de justice administrative. Dès lors, elles sont irrecevables et, par suite, les fins de non-recevoir opposées par la commune doivent être accueillies.

6. Enfin, à supposer que Mme C ait entendu demander au tribunal d'enjoindre à la commune de Bonneuil-sur-Marne de décider que sa maladie professionnelle n'était pas consolidée au 15 avril 2019, ces conclusions, que n'implique pas nécessairement l'annulation de la décision attaquée, ne figurent pas au nombre des mesures que le tribunal peut prononcer sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative et, par suite, sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 21 juin 2019 :

7. En premier lieu, aux termes de l'article 31 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales : " Une commission de réforme est constituée dans chaque département pour apprécier la réalité des infirmités invoquées, la preuve de leur imputabilité au service, les conséquences et le taux d'invalidité qu'elles entraînent, l'incapacité permanente à l'exercice des fonctions. () La composition et le fonctionnement des commissions de réforme sont fixés par arrêté conjoint des ministres chargés de la sécurité sociale, des collectivités territoriales, de la santé et du budget, pris après avis du conseil supérieur compétent ". Aux termes de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " La commission de réforme doit être saisie de tous témoignages, rapports et constatations propres à éclairer son avis. Elle peut faire procéder à toutes mesures d'instructions, enquêtes et expertises qu'elle estime nécessaires. Dix jours au moins avant la réunion de la commission, le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier, dont la partie médicale peut lui être communiquée, sur sa demande, ou par l'intermédiaire d'un médecin ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. La commission entend le fonctionnaire, qui peut se faire assister d'un médecin de son choix. Il peut aussi se faire assister par un conseiller ". Il résulte des dispositions précitées que, dans les cas où il est manifeste, au vu des éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée par un agent est nécessaire pour éclairer l'examen de son cas, l'absence d'un tel spécialiste doit être regardée comme privant l'intéressé d'une garantie et comme entachant la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.

8. Mme C fait valoir le caractère incomplet des éléments transmis par la commune de Bonneuil-sur-Marne à la commission de réforme, en l'absence notamment d'information relative à l'exercice de ses fonctions d'ATSEM pendant douze ans, de 2004 à 2016. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'ont été transmis à la commission de réforme, notamment, les rapports des docteurs Rossignol, Debas et Serny, établis respectivement les 8 octobre 2018, 19 décembre 2018 et 9 avril 2019, lesquels indique l'exercice antérieur, par la requérante, des fonctions d'ATSEM. Par conséquent, l'irrégularité invoquée par Mme C manque en fait et le moyen doit être écarté.

9. En second lieu, l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique a institué un " congé pour invalidité temporaire imputable au service " en insérant dans la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires un article 21 bis aux termes duquel : " I. - Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire. / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. L'autorité administrative peut, à tout moment, vérifier si l'état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service. / II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service. () ". L'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 a aussi, en conséquence de l'institution du congé pour invalidité temporaire imputable au service à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, modifié des dispositions, notamment, de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique territoriale.

10. L'application des dispositions de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique instituant un " congé pour invalidité temporaire imputable au service " par insertion dans la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires d'un article 21 bis n'est pas possible en l'absence d'un texte réglementaire fixant, notamment, les conditions de procédure applicables à l'octroi de ce nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service. Les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ne sont donc entrées en vigueur, en tant qu'elles s'appliquent à la fonction publique territoriale, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 12 avril 2019, du décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale, par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions réglementaires nécessaires pour cette fonction publique et dont l'intervention était, au demeurant, prévue sous forme de décret en Conseil d'Etat par le VI de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, résultant de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017. La pathologie dont se prévaut Mme C a été diagnostiquée le 16 juillet 2018, soit antérieurement à l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de l'article 21 bis. Aussi, contrairement à ce qu'allègue la commune, la situation de Mme C demeure régie par les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique territoriale.

11. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, alors en vigueur : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. () Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales () ".

12. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service. Il appartient donc au fonctionnaire qui entend voir reconnaître le caractère professionnel d'une pathologie dont il souffre d'apporter des éléments de nature à justifier l'existence d'un lien direct entre cette pathologie et son travail habituel, même si ce lien n'est pas exclusif.

13. Il ressort des pièces du dossier que, pour fonder son refus de reconnaître l'imputabilité au service de la tendinite à l'épaule droite dont souffre Mme C, le maire de Bonneuil-sur-Marne a estimé, notamment, que les fonctions qu'exerçait Mme C en qualité d'agent administratif à compter du 1er janvier 2016, impliquant essentiellement des tâches de saisie informatique et, occasionnellement, de classement de dossiers, ne présentaient pas de lien direct et certain avec le développement de sa pathologie. Il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme a émis, le 11 juin 2019, un avis défavorable en se fondant sur les conclusions de trois médecins experts, spécialisés en rhumatologie, aux termes de leurs rapports des 8 octobre 2018, 19 décembre 2018 et 9 avril 2019. Si les docteurs Rossignol et Serny se sont prononcés en faveur de l'imputabilité au service de la tendinite de l'épaule droite de Mme C, leurs conclusions se sont inscrites dans le cadre des dispositions de l'article 21 bis de la loi susvisée du 13 juillet 1983, instaurant désormais une présomption d'imputabilité, en l'espèce ainsi qu'il a été énoncé au point 10. A cet égard, si Mme C fait valoir l'existence de mouvements d'épaule générés quotidiennement par l'exercice de ses fonctions d'ATSEM, ce fait est contesté par la commune et, en outre, Mme C ne fournit aucune précision au soutien de ses allégations, ni même d'indication sur la fréquence et l'intensité de ses mouvements, alors que la charge de la preuve lui incombe. Par ailleurs, la circonstance que son poste de travail n'aurait pas été aménagé est insuffisante pour établir, à elle seule, un lien direct entre l'exercice de ses fonctions et le développement de sa tendinite de l'épaule droite. En outre, si Mme C soutient que sa pathologie résulte également de ses fonctions d'ATSEM, elle n'assortit ses allégations d'aucune précision ni d'aucun commencement de preuve, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'elle n'exerçait plus ces fonctions depuis le 3 mars 2014, date à laquelle elle a été placée en arrêt de travail, soit depuis plus de quatre ans à la date à laquelle sa tendinite à l'épaule droite a été diagnostiquée. Dans ces conditions, Mme C ne démontre pas l'existence d'un lien direct entre l'exercice de ses fonctions et le développement de sa pathologie. Par conséquent, en prenant la décision attaquée, le maire de Bonneuil-sur-Marne n'a pas porté une appréciation erronée sur sa situation.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par la commune de Bonneuil-sur-Marne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Le requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Bonneuil-sur-Marne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la commune de Bonneuil-sur-Marne.

Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa Dufrénot, présidente,

Mme Leconte, conseillère,

Mme Delon, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

La rapporteure,

E. A

La présidente,

M. DLa greffière,

C. TRÉMOUREUX

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. TRÉMOUREUX

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