LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-1909958

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-1909958

vendredi 25 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-1909958
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre, JU
Avocat requérantCOIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 novembre 2019, M. B C, représenté par Me Coin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 juillet 2019 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a rejeté sa demande d'échange de permis de conduire égyptien contre un permis de conduire français ;

2°) d'annuler la décision de refus implicite du 23 septembre 2019 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique (centre d'expertise et de ressources titre) a rejeté son recours administratif ;

3°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne ou à toute autorité territorialement compétente de procéder à l'échange de son permis de conduire égyptien contre un permis de conduire français ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées en droit et en fait ; aucun motif légitime de rejet de sa demande d'échange de son permis de conduire égyptien ne lui a été opposé ;

- elles sont entachées d'erreur de droit, notamment au regard des dispositions de l'article R. 222-1 du code de la route ; l'administration a fait une interprétation restrictive et erronée de la loi, dès lors qu'il justifie de toutes les conditions pour obtenir un permis de conduire français en échange de son permis de conduire égyptien ; aucun motif légitime pour rejeter sa demande d'échange n'est opposé ;

- l'administration ne pouvait lui opposer l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012, car le requérant a déposé sa demande le 19 novembre 2018 et l'Egypte figurait sur cette liste ; l'administration lui avait remis la liste des pays dont le permis de conduire pouvait être échangé contre un permis de conduire français, au nombre desquels figure l'Egypte ;

- les décisions attaquées sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des conséquences irréversibles et dramatiques d'un tel refus d'échange sur son emploi ; le requérant a besoin d'utiliser un véhicule sur la route pour exercer son activité d'officier de la marine marchande.

Par un mémoires en défense, enregistré le 8 octobre 2020, le préfet de la Loire Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par ordonnance du 8 octobre 2020, la clôture d'instruction a été fixée au 8 décembre 2020 à midi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, le rapport de M. Delmas, magistrat désigné, a été entendu.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, officier en chef de la marine marchande, a sollicité le

2 juillet 2019 l'échange de son permis de conduire égyptien contre un permis de conduire français en préfecture de Seine-et-Marne. Par une décision du 2 juillet 2019, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de faire droit à cette demande au motif qu'il n'existe pas d'accord de réciprocité entre la France et l'Egypte en matière d'échange de permis de conduire. M. C a formé le

19 juillet 2019 un recours administratif adressé à la directrice du centre d'expertise et de ressources titre de Nantes, réceptionné par cette autorité le 23 juillet 2019. Le silence conservé par l'administration pendant une durée de deux mois suivant la réception de ce recours en a fait naître une décision implicite de rejet. M. C demande au tribunal d'annuler la décision du

2 juillet 2019 et la décision implicite de rejet du 23 septembre 2019.

Sur le cadre juridique applicable :

2. Aux termes des deuxième et troisième alinéas de l'article R. 222-1 du code de la route, dans sa rédaction issue du décret n° 2017-1523 du 3 novembre 2017 applicable depuis le

5 novembre 2017 : " Dans le cas où ce permis a été délivré en échange d'un permis de conduire d'un Etat n'appartenant pas à l'Union européenne ou à l'Espace économique européen et avec lequel la France n'a pas conclu d'accord de réciprocité en ce domaine, il n'est reconnu que pendant un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale en France de son titulaire. /. Tout titulaire d'un des permis de conduire considérés aux deux alinéas précédents, qui établit sa résidence normale en France, peut le faire enregistrer par le préfet du département de sa résidence selon les modalités définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre chargé des affaires étrangères. ". Aux termes de l'article R. 222-3 du même code, dans sa rédaction applicable également depuis le 5 novembre 2017 : " Tout permis de conduire national, en cours de validité, délivré par un Etat ni membre de la Communauté européenne, ni partie à l'accord sur l'Espace économique européen, peut être reconnu en France jusqu'à l'expiration d'un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale de son titulaire. Pendant ce délai, il peut être échangé contre le permis français, sans que son titulaire soit tenu de subir les examens prévus au premier alinéa de l'article D. 221-3. Les conditions de cette reconnaissance et de cet échange sont définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre de la justice et du ministre chargé des affaires étrangères. () ".

3. Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012 susvisé : " I. - Pour être échangé contre un titre français, tout permis de conduire délivré par un Etat n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen doit répondre aux conditions suivantes : A. - Avoir été délivré au nom de l'Etat dans le ressort duquel le conducteur avait alors sa résidence normale, sous réserve qu'il existe un accord de réciprocité entre la France et cet Etat conformément à l'article R. 222-1 du code de la route. () ". Aux termes de l'article 14 du même arrêté : " Une liste des Etats dont les permis de conduire nationaux sont échangés en France contre un permis français est établie conformément aux articles R. 222-1 et R. 222-3 du code de la route. Cette liste précise pour chaque Etat la ou les catégories de permis de conduire concernée (s) par l'échange contre un permis français. Elle ne peut inclure que des Etats qui procèdent à l'échange des permis de conduire français de catégorie équivalente et dans lesquels les conditions effectives de délivrance des permis de conduire nationaux présentent un niveau d'exigence conforme aux normes françaises dans ce domaine. Les demandes d'échange de permis introduites avant la date de publication au JORF de la liste prévue au premier alinéa du présent article sont traitées sur la base de la liste prévue à l'article 14 de l'arrêté du 8 février 1999 modifié fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen. ".

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision du 2 juillet 2019 du préfet de Seine-et-Marne :

4. En premier lieu, la décision attaquée du 2 juillet 2019 rappelle que la demande d'échange de son permis de conduire étranger présentée par le requérant a été examinée dans le cadre des dispositions du code de la route, notamment l'arrêté interministériel du 12 janvier 2012 fixant les conditions d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne ni à l'Espace économique européen, rappelle les dispositions de l'article 5-I-A de l'arrêté précité et précise qu'il n'existe pas d'accord de réciprocité d'échange des permis de conduire entre la France et le pays qui lui a délivré son permis de conduire, en l'espèce, l'Egypte. Ainsi, cette décision comporte les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, elle est suffisamment motivée au sens des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 221-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Sauf s'il en est disposé autrement par la loi, une nouvelle réglementation ne s'applique pas aux situations juridiques définitivement constituées avant son entrée en vigueur ou aux contrats formés avant cette date ". Le dépôt d'une demande d'échange de permis de conduire ne saurait être regardé comme instituant, au profit du demandeur, une situation juridique définitivement constituée à la date de ce dépôt. Par suite, la circonstance qu'à la date de demande présentée par M. C l'Egypte ait figuré sur une liste des pays dont les permis de conduire nationaux sont susceptibles de faire l'objet d'un échange contre un permis de conduire français est sans incidence sur la légalité de la décision en litige, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision contestée, l'Egypte ne figurait pas au nombre des pays ayant conclu un accord de réciprocité avec la France. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en raison de l'existence d'une telle liste détenue en préfecture et remise au requérant à la date du dépôt de sa demande le préfet ne pouvait lui opposer la condition de réciprocité prévue par les dispositions de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012 est inopérant.

6. En troisième lieu, il résulte des termes du premier alinéa de l'article 14 de l'arrêté du 12 janvier 2012 que la liste des Etats qu'il prévoit doit être établie conformément aux articles R. 222-1 et R. 222-3 du code de la route, à savoir " par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre de la justice et du ministre chargé des affaires étrangères. ". En l'espèce, s'il ressort des pièce du dossier que l'Egypte a figuré sur la liste des Etats et autorités dont les permis de conduire nationaux sont susceptibles de faire l'objet d'un échange contre un permis de conduire français, en vertu d'accords bilatéraux ou de pratiques réciproques d'échange des permis de conduire, il n'est pas contesté qu'à la date à laquelle l'administration a statué sur le demande d'échange présentée par M. C, il n'existait pas d'accord de réciprocité pour l'échange des permis de conduire entre la France et l'Egypte. Dans ces conditions, le préfet était tenu de rejeter une demande d'échange d'un permis de conduire égyptien contre un permis de conduire français, faute d'accord de réciprocité entre ces deux Etats, ainsi que l'exigent les dispositions de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012 susvisé. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de droit doit être écarté.

7. En quatrième lieu, compte tenu de ce que le préfet de Seine-et-Marne était tenu, en application des dispositions précitées de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012, de refuser l'échange du permis de conduire du requérant, délivré par les autorités égyptiennes, le moyen tiré de ce qu'un tel refus serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation professionnelle et familiale et le moyen tiré de ce qu'aucun motif légitime ne justifierait un refus d'échange ne peuvent qu'être écartés.

8. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 2 juillet 2019 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a rejeté sa demande d'échange de permis de conduire égyptien contre un permis de conduire français.

En ce qui concerne la décision du 23 septembre 2019 du préfet de la Loire-Atlantique :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Aux termes de l'article L. 232-4 de ce code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais de recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande () ".

10. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C ait sollicité auprès du préfet de la Loire-Atlantique la communication des motifs du refus de sa demande d'échange de son permis de conduire égyptien. Dans ces conditions, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration que cette décision n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de motivation en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet du préfet de la Loire-Atlantique ne peut qu'être écarté.

11. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 5., 6., et 7. du présent jugement les moyens tirés de l'erreur de droit quant à l'application de la condition de réciprocité et quant à l'existence d'une liste faisant figurer l'Egypte au nombre des Etats ayant eu des accords ou des pratiques de réciprocité en matière d'échange de permis de conduire avec la France, de l'erreur manifeste d'appréciation de ses effets sur la situation professionnelle et familiale du requérant, et sur l'absence de motif légitime au refus d'échange ne peuvent qu'être écartés.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 23 septembre 2019 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté son recours administratif.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des deux décisions contestées n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions présentées par M. C tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne ou à toute autorité territorialement compétente de procéder à l'échange de son permis de conduire égyptien contre un permis de conduire français ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation "

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que demande M. C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Loire-Atlantique.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2022.

Le magistrat désigné

par la présidente du tribunal,

S. A

La greffière,

C. RICHEFEU

La république mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°1909958

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions