jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2001034 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | ROQUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 janvier et 7 septembre 2020,
M. D E, représenté par Me Roques, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 janvier 2020 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois, sous astreinte de dix euros par jour de retard, ou, à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous une astreinte de dix euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ou à défaut une somme qu'il déterminera en tenant compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée.
M. E soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait ;
- le préfet du Val-de-Marne n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;
- la fraude n'est pas caractérisée ;
- le préfet du Val-de-Marne a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ; il a méconnu les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le préfet du Val-de-Marne a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et méconnu la circulaire du 24 novembre 2009 et la circulaire du 28 novembre 2012.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité entachant la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité entachant la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2020, le préfet du Val-de-Marne a communiqué les pièces utiles du dossier de M. E.
Par une ordonnance du 13 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 24 septembre 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F ;
- et les observations de M. E.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant égyptien né le 21 septembre 1977 à Gharbeya (Egypte), entré en France le 25 janvier 2008 selon ses déclarations, a sollicité, la régularisation de sa situation administrative sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 2 janvier 2020, dont M. E demande l'annulation, le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office.
Sur la légalité de la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, le préfet du Val-de-Marne a, par l'arrêté préfectoral n° 2019/3761
du 21 novembre 2019 portant délégation de signature, donné délégation de signature à
M. B C, sous-préfet de Nogent-sur-Marne, à l'effet de signer " () ; / 3) les arrêtés portant refus d'admission au séjour, refus de renouvellement ou retrait des titres de séjour ; / () ". Si le caractère contradictoire de la procédure fait en principe obstacle à ce que le juge se fonde sur des pièces qui n'auraient pas été préalablement communiquées à chacune des parties, le tribunal peut toutefois en l'espèce se fonder régulièrement sur l'arrêté précité, bien qu'il n'ait ni été produit par la défense, ni été communiqué aux parties, dès lors qu'il s'agit d'un acte réglementaire, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 16 au 22 novembre 2019 et librement accessible et consultable, notamment sur le site internet de la préfecture. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. La décision portant refus de titre de séjour vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment son article 8, ainsi que les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La circonstance que le préfet du Val-de-Marne n'ait pas visé l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant n'est pas de nature, en l'espèce, à entacher la décision attaquée d'une insuffisance de motivation Elle précise les éléments principaux de la situation personnelle et familiale de M. E au regard des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 et de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rend compte de l'appréciation portée par le préfet du Val-de-Marne au titre de sa vie privée et familiale sur le territoire français. La décision attaquée comporte ainsi, avec de suffisantes précisions, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, permettant au requérant de discuter utilement du bien-fondé des motifs pour lesquels le préfet Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision critiquée, qui ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, manque en fait et ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet Val-de-Marne n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. E. Dans ces conditions, le moyen invoqué ne peut qu'être écarté.
6. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes du 7° de l'article
L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / ; () ; / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; / () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
7. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans. / () ".
8. M. E soutient qu'il réside en France depuis dix ans, qu'il justifie d'une insertion professionnelle réussie et pérenne, qu'il a épousé, le 23 avril 2019, Mme A, une ressortissante algérienne, titulaire d'une carte de résident valable jusqu'en 2027 et que de leur union est né un enfant le 10 septembre 2019, qu'il a reconnu. Le préfet du Val-de-Marne a relevé dans sa décision que le requérant n'a fait état de son mariage avec Mme A que le 14 novembre 2019, date à laquelle la commission du titre de séjour s'est réunie, alors qu'il s'est déclaré célibataire, que son épouse, titulaire d'une carte de résidence en qualité de conjoint de français s'est toujours déclarée conjointe de ressortissant français sans faire mention de sa nouvelle union, et, invoquant la fraude, a transmis l'acte de mariage à la préfecture de Rouen. A supposer même établie la manœuvre frauduleuse invoquée par le préfet du Val-de-Marne, cette circonstance ne serait pas de nature à entraîner l'annulation de la décision contestée. Ainsi que cela ressort de la copie de l'acte de mariage qu'il a produit, si M. E s'est uni à Mme A le 14 décembre 2018 en vertu d'un acte de mariage coutumier, il ne démontre pas l'ancienneté et la stabilité d'une communauté de vie. Il est, en effet, constant qu'il réside à Joinville-le-Pont, dans le département du Val-de-Marne, alors que Mme A est domiciliée à Rouen, dans le département de la Seine-Maritime et qu'il n'apporte aucun élément de nature à justifier les raisons de leur résidence séparée. A cet égard, si le requérant verse au dossier un récapitulatif des trajets qu'il a accomplis avec la carte week-end SNCF, valable du 26 janvier 2019 au 7 février 2021, dont il est titulaire, ce récapitulatif ne porte que sur des trajets accomplis entre le mois de septembre 2019 et le mois d'août 2020. En outre, les relevés du compte bancaire ouvert à La Banque Postale qu'il produit sur lesquels figurent au débit, des chèques de 150 euros en novembre 2019, ne peuvent venir au soutien de son argumentation tirée de ce qu'il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, en l'absence de tout élément permettant d'en identifier le bénéficiaire. M. E ne démontre pas davantage être particulièrement inséré depuis qu'il est arrivé sur le territoire français en se prévalant de son assiduité aux cours de français, et, à tout le moins depuis l'année 2010, en produisant des relevés de compte bancaire sur lesquels figurent des crédits tirés de remises de chèques ainsi que des déclarations de recettes ne permettant pas d'établir l'origine des sommes versées et susceptibles d'être rattachées à une activité professionnelle, et du contrat à durée indéterminée, qu'il produit, avec la société SBG Multi-Services depuis le 1er août 2019 et de fiches de paie. Dans ces circonstances, en dépit de la durée de séjour de plus de dix ans en France, M. E n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision attaquée a été prise. Il n'est ainsi pas fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ainsi que les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile.
9. En cinquième et dernier lieu, M. E ne saurait se prévaloir utilement de la circulaire du 24 novembre 2009, dépourvue de caractère réglementaire et, au demeurant, abrogée à la date de la décision attaquée. M. E ne peut davantage utilement se prévaloir des dispositions de la circulaire du 28 novembre 2012 qui ne constituent que des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu, dans le cadre de ladite circulaire, adresser aux préfets, sans les priver de leur pouvoir d'appréciation de chaque cas particulier.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, le préfet du Val-de-Marne a, par l'arrêté préfectoral n° 2019/3761 du 21 novembre 2019 portant délégation de signature, donné délégation de signature à M. B C, sous-préfet de Nogent-sur-Marne, à l'effet de signer " () ; / 4) les décisions d'obligations de quitter le territoire français et interdictions de retour prises en application des dispositions de l'article L. 511-1 à L. 511-5 et L. 513-1 à L. 513-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile () ". Si le caractère contradictoire de la procédure fait en principe obstacle à ce que le juge se fonde sur des pièces qui n'auraient pas été préalablement communiquées à chacune des parties, le tribunal peut toutefois en l'espèce se fonder régulièrement sur l'arrêté précité, bien qu'il n'ait ni été produit par la défense, ni été communiqué aux parties, dès lors qu'il s'agit d'un acte réglementaire, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 16 au 22 novembre 2019 et librement accessible et consultable, notamment sur le site internet de la préfecture. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
11. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs de fait que ceux énoncés au point 8. du présent jugement, les moyens tirés de ce que la décision faisant obligation à M. E de quitter le territoire français méconnaîtrait les stipulations des articles 8 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations de l'article
3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peuvent qu'être écartés.
12. En troisième et dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2. à 9. du présent jugement que la décision portant refus de lui délivrer un titre de séjour n'est pas illégale. Il suit de là que M. E n'est pas fondé à invoquer à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision attaquée le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision de refus de séjour.
Sur la légalité de la décision fixant le pays à destination :
13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 10. à 12. du présent jugement que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Il suit de là que M. E n'est pas fondé à invoquer à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision attaquée le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 2 janvier 2020 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ne peuvent qu'être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles que M. E a présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Réchard , première conseillère,
Mme Luneau, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.
La présidente-rapporteure
S. F
L'assesseure la plus ancienne,
J. RECHARDLa greffière,
C. RICHEFEU
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2001034
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026