jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2002413 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 mars 2020, Mme A B, représentée par Me Grimaldi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 janvier 2020 par lequel la présidente du centre communal d'action sociale de Nemours l'a placée en disponibilité d'office à compter du 8 décembre 2019, ensemble la décision du 14 janvier 2020 par laquelle l'autorité territoriale a rejeté sa demande tendant à l'octroi d'un congé de longue maladie ;
2°) d'enjoindre au centre communal d'action sociale de Nemours de procéder au réexamen de sa demande de congé de longue maladie, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du centre communal d'action sociale de Nemours la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 14 janvier 2020 attaquée est entachée d'un défaut de motivation en droit et en fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- l'arrêté du 13 janvier 2020 contesté a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- l'autorité territoriale a méconnu son obligation de reclassement ;
- l'arrêté en litige est entaché d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2022, le centre communal d'action sociale de Nemours, représenté par Me Lagrenade, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 2 500 euros soit au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une lettre du 5 décembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'impliquer le prononcé d'office d'une injonction tendant à ce que le centre communal d'action sociale de Nemours octroie à Mme B un congé de longue maladie à compter du 8 décembre 2018, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, dès lors que la décision du 14 janvier 2020 contestée est susceptible d'être entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 ;
- l'arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des maladies donnant droit à l'octroi de congés de longue maladie ;
- l'arrêté du 30 juillet 1987 relatif à la liste indicative des maladies pouvant ouvrir droit à un congé de longue maladie (régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux) ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Mentfakh, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Barruel, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, relevant du cadre d'emploi des adjoints territoriaux d'animation, alors affectée au centre communal d'action sociale (CCAS) de Nemours et placée en congé de maladie ordinaire du 8 décembre 2018 au 7 décembre 2019, a sollicité l'octroi d'un congé de longue maladie. Le 11 décembre 2019, le comité médical a constaté son inaptitude temporaire à l'exercice de ses fonctions et émis un avis favorable à l'octroi d'un congé de longue maladie du 8 décembre 2018 au 7 juin 2020. Par un arrêté du 13 janvier 2020, la présidente du CCAS de Nemours a placé l'intéressée en disponibilité d'office à compter du 8 décembre 2019. En outre, par une décision du 14 janvier 2020, l'autorité territoriale a rejeté la demande de l'agente tendant à l'octroi d'un congé de longue maladie. Mme B demande l'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2020 et de la décision du 14 janvier 2020 précités.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision du 14 janvier 2020 :
2. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa version applicable au litige et sa rédaction alors en vigueur, désormais codifié notamment à l'article L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire en activité a droit : () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions () / 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaires un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. () ".
3. En outre, l'article 1er de l'arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des maladies donnant droit à l'octroi de congés de longue maladie, rendu applicable aux fonctionnaires territoriaux par l'arrêté du 30 juillet 1987 relatif à la liste indicative des maladies pouvant ouvrir droit à un congé de longue maladie (régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux), dispose : " Un fonctionnaire est mis en congé de longue maladie lorsqu'il est dûment constaté qu'il est dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions au cours d'une des affections suivantes lorsqu'elle est devenue invalidante : / 1. Hémopathies graves. / 2. Insuffisance respiratoire chronique grave. / 3. Hypertension artérielle avec retentissement viscéral sévère. / 4. Lèpre mutilante ou paralytique. / 5. Maladies cardiaques et vasculaires : () / 6. Maladies du système nerveux : () / 7. Affections évolutives de l'appareil oculaire avec menace de cécité. / 8. Néphropathies avec insuffisance rénale relevant de l'hémodialyse ou de la transplantation. / 9. Rhumatismes chroniques invalidants, inflammatoires ou dégénératifs. / 10. Maladies invalidantes de l'appareil digestif : () / 11. Collagénoses diffuses, polymysites. / 12. Endocrinopathies invalidantes ". L'article 2 du même arrêté dispose : " Les affections suivantes peuvent donner droit à un congé de longue maladie dans les conditions prévues aux articles 29 et 30 des décrets susvisés : / - tuberculose ; / - maladies mentales ; / - affections cancéreuses ; / - poliomyélite antérieure aiguë ; / - déficit immunitaire grave et acquis ". L'article 3 du même arrêté prévoit : " Un congé de longue maladie peut être attribué, à titre exceptionnel, pour une maladie non énumérée aux article 1er et 2 du présent arrêté, après proposition du Comité médical compétent à l'égard de l'agent et avis du Comité médical supérieur. Dans ce cas, il doit être constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée ".
4. En vertu de ces dispositions, les maladies mentales peuvent donner droit à un congé de longue maladie, dès lors qu'elles mettent l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rendent nécessaires un traitement et des soins prolongés et présentent un caractère invalidant et de gravité confirmée.
5. Pour rejeter la demande de la requérante tendant à l'octroi du bénéfice d'un congé de longue maladie, la présidente du CCAS de Nemours s'est fondée sur les motifs qu'elle avait saisi en parallèle le conseil de discipline en raison du non-respect par l'intéressée du principe de laïcité et de l'exercice d'une activité accessoire sans autorisation pendant son congé de maladie.
6. Toutefois, d'une part, les griefs formulés par le CCAS de Nemours sur la manière de servir de la requérante, au demeurant non étayés par des pièces probantes, et la circonstance invoquée qu'une procédure disciplinaire mise en œuvre à l'encontre de cette dernière était en cours, ne constituent pas des motifs de nature à justifier légalement la décision en litige refusant la demande tendant au bénéfice d'un congé de longue maladie. D'autre part, Mme B a été arrêtée à compter du 8 décembre 2018, selon ses déclarations, à la suite d'un malaise subi en rentrant chez elle, à l'occasion duquel les services d'urgences d'un hôpital lui auraient diagnostiqué une hypertension artérielle. Il ressort des pièces du dossier qu'elle souffre, en outre, d'un syndrome anxio-dépressif qu'elle impute directement à ses conditions de travail. Elle est suivie par une psychologue depuis le 29 octobre 2018 et il ressort du certificat médical établi par le médecin de prévention, le 4 décembre 2019, que malgré la prise d'un traitement prescrit notamment pour ses lombalgies, précordialgies, céphalées, insomnies et le suivi d'une psychothérapie, le 12 septembre 2019, son état de santé ne s'était pas amélioré. Tant le médecin psychiatre agréé, le 25 octobre 2019, que le comité médical, dans son avis du 11 décembre 2019, ont conclu que l'état de santé de l'agente nécessitait l'octroi d'un congé de longue maladie. En particulier, l'instance médicale a préconisé l'octroi d'un tel congé du 8 décembre 2018 au 7 juin 2020, en reconnaissant l'inaptitude temporaire de la requérante à l'exercice de ses fonctions. Il ressort des pièces du dossier, notamment des pièces médicales produites, que la maladie met l'intéressée dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée au sens et pour l'application de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale. Par suite, la présidente du CCAS de Nemours a fait une inexacte application des dispositions précitées et entaché sa décision d'une erreur de droit et d'appréciation en rejetant la demande de Mme B.
7. Il résulte de tout ce qui précède que, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du 14 janvier 2020 par laquelle la présidente du CCAS de Nemours a rejeté sa demande tendant à l'octroi d'un congé de longue maladie.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 13 janvier 2020 :
8. Aux termes de l'article 72 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, désormais codifié notamment à l'article L. 514-3 du code général de la fonction publique : " () / La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 57 ". Aux termes de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration, dans sa version applicable au litige : " La mise en disponibilité peut être prononcée d'office à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues aux articles 81 à 86 de la loi du 26 janvier 1984 () ".
9. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement que, dès lors que Mme B était en droit de prétendre au bénéfice d'un congé de longue maladie, celle-ci ne peut être regardée comme étant dans une situation où ses droits statutaires à congé étaient expirés sur la période couverte par la mise en disponibilité d'office en litige, telle que l'exigent les dispositions de l'article 72 de la loi du 26 janvier 1984. Par suite, en ayant placé l'intéressée en disponibilité d'office à compter du 8 décembre 2019 en dépit de sa situation au regard de ses droits statutaires à congé de maladie, la présidente du CCAS de Nemours a méconnu les dispositions de l'article 72 et entaché l'arrêté contesté d'une erreur d'appréciation.
10. Il résulte de tout ce qui précède que, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, Mme B est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2020 par lequel la présidente du CCAS de Nemours l'a placée en disponibilité d'office à compter du 8 décembre 2019.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".
12. Il résulte de l'instruction que Mme B a été radiée des cadres à compter du 1er janvier 2020. Ainsi, l'exécution du présent jugement, eu égard à ses motifs, implique nécessairement que la présidente du CCAS de Nemours octroie un congé de longue maladie à Mme B du 8 décembre 2018 au 31 décembre 2019. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre à l'autorité territoriale d'y procéder, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". L'article R. 761-1 du même code dispose : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'État. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ".
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CCAS de Nemours une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par le défendeur sur ce même fondement, de même que celles présentées au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, en l'absence de dépens exposés dans le cadre de la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté de la présidente du CCAS de Nemours du 13 janvier 2020 plaçant Mme B en disponibilité d'office à compter du 8 décembre 2019 et la décision de cette même autorité du 14 janvier 2020 rejetant sa demande tendant à l'octroi d'un congé de longue maladie sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la présidente du CCAS de Nemours d'octroyer à Mme B un congé de longue maladie du 8 décembre 2018 au 31 décembre 2019, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le CCAS de Nemours versera à Mme B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par le CCAS de Nemours au titre de l'article L. 761-1 et de l'article R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre communal d'action sociale de Nemours.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Mentfakh, première conseillère,
Mme Leconte, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 janvier 2023.
La rapporteure,
L. MENTFAKH
La présidente,
M. C
La greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026