vendredi 25 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2002551 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LEVY - DRUON |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée sous le n° 2002251 le 18 mars 2020, la société à responsabilité limitée (SARL) Ambulances Doré, représentée par Me Levy-Druon, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie et demeurant à sa charge au titre des années 2013 à 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les dépenses de repas de son gérant, les frais de restaurant et les cadeaux offerts à la clientèle et au personnel soignant ont été engagés dans l'intérêt de l'entreprise, et sont ainsi déductibles de l'assiette de l'impôt sur les sociétés ;
- en particulier, les frais de restauration et de repas du gérant ont été supportés dans le cadre de ses missions, notamment pour entretenir les relations de la société avec les clients ; les dépenses de restauration doivent ainsi être déduites à hauteur de 50 % au moins de leur montant ;
- les dépenses relatives aux cadeaux offerts à la clientèle ont été engagées dans l'intérêt direct de l'exploitation et justifiées.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 septembre 2020, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la SARL Ambulances Doré ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée sous le n° 2002252 le 18 mars 2020, M. A C et Mme B C, représentés par Me Levy-Druon, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux restant à leur charge au titre des années 2013 à 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- eu égard au caractère justifié des frais de repas et dépenses de cadeaux de la société Ambulances Doré, exposés dans l'intérêt de la société, de telles charges ne sauraient être regardées comme des revenus distribués ;
- l'administration n'apporte pas la preuve de l'appréhension des revenus distribués, ni de la mise à disposition des sommes en litige ;
- le service a appliqué à tort le coefficient de 1,25 prévu par le 7° de l'article 158 du code général des impôts à l'assiette des revenus distribués.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 septembre 2020, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D ;
- et les conclusions de M. Philipbert, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Ambulances Doré, dont M. C est le gérant et associé à hauteur 51 %, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité sur la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015, à l'issue de laquelle le service a notamment remis en cause le caractère déductible de certaines charges. Par une proposition de rectification du 9 décembre 2016, l'administration fiscale a notifié à la société des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2013, 2014 et 2015. Les impositions ont été mises en recouvrement le 15 mai 2017. Consécutivement, une partie des rehaussements des bénéfices imposables de la société a été regardée comme correspondant à des revenus distribués au profit de M. C. Ces revenus ont été imposés en tant que revenus de capitaux mobiliers au titre des années 2013 à 2015, sur le fondement des dispositions du 2° du 1 de l'article 109 et du c de l'article 111 du code général des impôts, par une seconde proposition de rectification du 9 décembre 2016. Des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales au titre des années 2013, 2014 et 2015 ont été mises en recouvrement à l'encontre du foyer fiscal de M. C le 30 juin 2017, assorties de pénalités. Les réclamations présentées par la société et les époux C les 31 juillet 2018 et 9 mai 2019 ont été partiellement rejetées les 17 décembre 2018 et 15 janvier 2020. Par la présente requête enregistrée sous le n° 2002251, la SARL Ambulances Doré sollicite la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés demeurant à sa charge au titre des années 2013 à 2015. Par une seconde requête n° 2002252, M. et Mme C demandent au tribunal la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux restant à leur charge au titre des mêmes années.
2. Les requêtes susvisées n° 2002251 et 2002252 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le bien-fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés :
3. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : 5. Sont également déductibles les dépenses suivantes : () e. Les cadeaux de toute nature, à l'exception des objets de faible valeur conçus spécialement pour la publicité ; f. Les frais de réception, y compris les frais de restaurant et de spectacles. () Les dépenses ci-dessus énumérées peuvent également être réintégrées dans les bénéfices imposables dans la mesure où elles sont excessives et où la preuve n'a pas été apportée qu'elles ont été engagées dans l'intérêt direct de l'entreprise () ".
4. En vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, s'il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits nécessaires au succès de sa prétention, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des créances de tiers, amortissements, provisions et charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. En ce qui concerne les charges, le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.
En ce qui concerne les dépenses de restauration :
5. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a remis en cause, au titre des exercices clos les 31 décembre 2013, 31 décembre 2014 et 31 décembre 2015, la déduction d'une partie de charges inscrites en comptabilité par la SARL Ambulances Doré, correspondant à des frais de repas et de restauration, au motif que la société n'établissait pas les avoir engagés dans l'intérêt de l'entreprise. Le service a relevé que certaines dépenses de restaurant étaient relatives à des ventes à emporter ou livrés chez le gérant, comprenant parfois des menus pour enfants. Il a également écarté les frais de restaurant dès lors, notamment, que l'identité des personnes conviées à des repas de travail n'était pas justifiée, qu'ils étaient exposés en dehors de la région parisienne ou à proximité du domicile de son gérant. Pour contredire l'appréciation portée par l'administration, la société requérante soutient que ces frais exclus de la déduction en charge ont été supportés dans le cadre des missions du gérant pour la société, qui travaille de jour comme de nuit, et qu'une partie concernent des repas avec ses clients afin de tisser ou renforcer des relations d'affaires. Toutefois, la société requérante ne fournit aucun élément de nature à établir que de tels frais présentaient un caractère professionnel et auraient ainsi été exposés dans l'intérêt de l'entreprise. Il en va de même pour les achats divers de produits alimentaires. En outre, elle ne justifie pas avoir transmis au vérificateur l'identité des clients qui auraient été conviés à certains repas. Dans ces conditions, en se limitant à ces seules allégations et en l'absence de tout élément de preuve à leur soutien, la société requérante n'établit pas que les dépenses restant en litige ont été exposées dans l'intérêt direct de l'entreprise. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a considéré que les sommes en cause ne constituaient pas des charges déductibles et les a réintégrées au bénéfice imposable de la SARL Ambulances Doré au titre des exercices 2013 à 2015.
En ce qui concerne les dépenses aux fins d'achat de cadeaux :
6. Il résulte des dispositions précitées du e. du 5 de l'article 39 du code général des impôts que les dépenses de cadeaux sont en principe déductibles. Il en va cependant autrement si l'entreprise ne justifie pas de l'intérêt direct que présente, pour son activité présente ou future, l'entretien de bonnes relations avec les bénéficiaires des cadeaux ou si l'administration établit que le montant d'une dépense est excessif au regard de l'intérêt que le bénéficiaire du cadeau présente pour l'entreprise.
7. Il résulte de l'instruction que le service a remis en cause le caractère déductible de divers achats de fleurs, jeux, consoles, bouteilles de vin ou paniers garnis, comptabilisés en compte de charges à hauteur de 1 864,29 euros au titre de l'exercice clos en 2013, à hauteur de 3 931,06 euros au titre de l'exercice clos en 2014, et 5 622,63 euros au titre de l'exercice clos en 2015. L'administration a cependant admis, à l'occasion de la réclamation préalable, les dépenses afférentes à des cadeaux pour respecter " un certain réalisme économique " et compte tenu de certains éléments apportés par la société, pour un montant total de 4 200 euros. En se bornant à soutenir que les cadeaux sont une pratique courante dans son secteur d'activité et à affirmer que la liste de l'essentiel des destinataires des cadeaux a été adressée à l'administration fiscale, la société, qui ne produit aucun élément de nature à établir que ces achats correspondraient effectivement à des cadeaux destinés à la clientèle, ne justifie pas de cette utilisation, ni de l'intérêt direct pour son activité d'accorder de tels cadeaux. Par suite, c'est à bon droit que le service a exclu les dépenses restant en litige des charges déductibles de l'entreprise au titre des trois exercices concernés.
Sur le bien-fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu :
8. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : () / 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices () ". L'article 111 de ce code dispose : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : () c) Les rémunérations et avantages occultes ".
9. Ces dispositions font obligation à l'administration fiscale, lorsqu'elle estime devoir imposer un associé qui n'a pas accepté le redressement de son imposition à l'impôt sur le revenu, d'apporter la preuve de l'appréhension par l'intéressé des sommes qu'elle a regardées comme distribuées par la société, ainsi que de l'existence et du montant des distributions. Toutefois, cette preuve peut être regardée comme apportée par l'administration, lorsque, celle-ci ayant précisé les motifs permettant de présumer que les dépenses regardées comme des distributions ne présentaient pas un caractère professionnel, le contribuable n'est pas en mesure d'apporter des éléments contraires de nature à justifier que ces frais ont été exposés dans l'intérêt de la société.
10. Il résulte de l'instruction que les requérants ont été imposés au titre des année 2013, 2014 et 2015 sur des sommes correspondant aux revenus distribués résultant de charges afférentes à des dépenses de restaurant et cadeaux dont l'administration a estimé qu'ils n'avaient pas été engagés dans l'intérêt de l'entreprise et dont il n'est pas sérieusement contesté qu'ils ont été engagés par M. C. Les requérants ne produisent aucun justificatif de nature à établir que ces dépenses auraient été engagées dans l'intérêt direct de la société Ambulances Doré. L'administration doit ainsi être regardée, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5 et 7 du présent jugement, comme établissant le caractère de personnel des dépenses ainsi prises en charge par la société. Par ailleurs, M. C, qui est le gérant et le principal associé de la SARL Ambulances Doré, doit être regardé comme le bénéficiaire des dépenses en cause, à défaut de preuve contraire apportée par lui devant le juge de l'impôt. Le requérant n'apporte aucun élément à l'appui de sa contestation d'une telle distribution à son profit des revenus en cause. C'est dès lors à bon droit que l'administration fiscale a regardé ces dépenses comme constituant des revenus distribués imposables entre les mains de M. C.
Sur l'application du coefficient multiplicateur de 1,25 :
11. Aux termes du 7 de l'article 158 du code général des impôts : " Le montant des revenus et charges énumérés ci-après, retenu pour le calcul de l'impôt selon les modalités prévues à l'article 197, est multiplié par 1,25. Ces dispositions s'appliquent : / () 2° Aux revenus distribués mentionnés aux c à e de l'article 111, aux bénéfices ou revenus mentionnés à l'article 123 bis et aux revenus distribués mentionnés à l'article 109 résultant d'une rectification des résultats de la société distributrice () ".
12. D'une part, il résulte de ces dispositions que c'est à bon droit que l'administration a appliqué le coefficient de 1,25 prévu par les dispositions du 7 de l'article 158 du code général des impôts sur les revenus distribués pour déterminer l'assiette des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. Par suite, le moyen tiré de ce que le service aurait fait une incorrecte application des dispositions du 2° du 7 de l'article 158 du code général des impôts ne peut qu'être écarté.
13. D'autre part, s'agissant des cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux résultant de l'application du coefficient multiplicateur de 1,25, il résulte de l'instruction que par décision du 30 mars 2017, l'administration fiscale a prononcé le dégrèvement de ces cotisations supplémentaires afin de tenir compte des réserves d'interprétation émises par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2016-610 QPC du 10 février 2017, relative à ces dispositions. Par suite, le moyen soulevé s'avère sans objet et doit, dès lors, être écarté comme inopérant.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par la SARL Ambulances Doré et M. et Mme C doivent être rejetées. Doivent également être rejetées, par voie de conséquence, leurs conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au demeurant non chiffrées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2002551 et 2002552 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Ambulances Doré, à M. et Mme B et A C et à la direction départementale des finances publiques de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
M. Meyrignac, premier conseiller,
Mme Van Daële, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2022.
La rapporteure,
M. D
La présidente,
I. BILLANDON
Le greffier,
G. NGASSAKI
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°s 2002551
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026