jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2005800 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | LABONNELIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2020, Mme C B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 mars 2020 par lequel le maire de Torcy a prononcé à son encontre une sanction d'exclusion de fonctions pour une durée de quatre jours.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière, les faits ayant fondé la sanction n'étant pas matériellement établis, notamment avant que le juge judiciaire n'ait statué sur sa plainte ;
- il est entaché d'erreur de fait ;
- il est entaché d'erreur de droit, car fondé sur le décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux, inapplicable à sa situation de victime.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2021, la commune de Torcy, représentée par Me Labonnelie, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme B, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme C B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 10 novembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 10 décembre 2021 à 12 h 00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Barruel, rapporteure publique,
- et les observations de Mme B et de Me Labonnelie, représentant la commune de Torcy.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, titulaire du grade d'adjointe administrative de 2ème classe, exerce ses fonctions auprès des services de la commune de Torcy depuis le 6 décembre 1999. A la suite d'un incident survenu le 8 janvier 2020, le maire de Torcy a, par un arrêté du 30 mars 2020, pris après l'avis favorable du conseil de discipline du 28 février 2020, prononcé à son encontre la sanction d'exclusion de fonctions pour une durée de quatre jours, dont Mme B demande l'annulation. Le 12 juin 2020, le maire de Torcy a rejeté le recours gracieux formé par Mme B à l'encontre de cet arrêté le 2 juin 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination. / () Aucune sanction disciplinaire autre que celles classées dans le premier groupe par les dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques de l'Etat, territoriale et hospitalière ne peut être prononcée sans consultation préalable d'un organisme siégeant en conseil de discipline dans lequel le personnel est représenté () ". En outre, aux termes de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires applicables à la fonction publique territoriale, alors en vigueur : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : / () Deuxième groupe : / () l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quatre à quinze jours () ". Enfin, aux termes de l'article 12 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " Le conseil de discipline délibère sur les suites qui lui paraissent devoir être réservées à la procédure disciplinaire engagée () ".
3. En premier lieu, lorsqu'un fonctionnaire est l'objet de poursuites pénales, aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucun principe général de droit n'interdisent à l'autorité administrative de se prononcer sur l'instance disciplinaire avant qu'il n'ait été statué par la juridiction répressive sur l'action publique. Par conséquent, le moyen, invoqué par Mme B, tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été pris au terme d'une procédure irrégulière, ayant été édicté avant que le juge judiciaire ne se soit prononcé sur sa plainte qu'elle a déposée le 8 janvier 2020, jour de survenance des faits ayant fondé la sanction attaquée, est inopérant et ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué, ainsi que du compte-rendu de la séance devant le conseil de discipline, que, pour prendre la sanction contestée, le maire de Torcy s'est fondé sur la venue de Mme B, pendant son congé de maladie, sur le lieu de travail, notamment pour s'entretenir avec un de ses collègues concernant un sujet privé, conversation qui a dégénéré, malgré les demandes du collègue masculin ainsi que d'un autre agent sommant la requérante de quitter les lieux, en une violente dispute ayant abouti à l'échange de coups entre cette dernière et son collègue masculin, devant témoins, et alors que des enfants étaient à proximité, au sein du groupe scolaire. Contrairement à ce que soutient Mme B, il ressort du compte-rendu de la séance devant le conseil de discipline que son collègue masculin a également fait l'objet d'une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de huit jours. En outre, si Mme B fait valoir que l'arrêté attaqué est fondé sur des motifs qui " semblent erronés ou inexacts ", elle n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé, lequel doit dès lors être écarté. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment du compte-rendu de la séance devant le conseil de discipline ainsi que des témoignages fournis, que l'arrêté attaqué soit fondé sur des faits matériellement inexacts.
5. En dernier lieu, contrairement à ce que Mme B fait valoir, eu égard à son statut de fonctionnaire territorial, les dispositions du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux lui sont applicables, la circonstance que celle-ci aurait la seule qualité de victime lors de l'incident du 8 janvier 2020 étant sans incidence. Par conséquent, l'arrêté attaqué n'est entaché d'aucune erreur de droit à cet égard.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme B à fin d'annulation de l'arrêté du 30 mars 2020 doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme B la somme de 1 500 euros réclamée par la commune de Torcy sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Torcy sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la commune de Torcy.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
La rapporteure,
E. A
La présidente,
M. DLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. TRÉMOUREUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026