vendredi 15 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2005821 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | ABOUKRAT CABINET D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juillet 2020, la SCI du 5 de la Mare Lorin, représentée par Me Aboukrat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 77358 20 002 du 19 juin 2020 par lequel le maire de Penchard a refusé de lui délivrer le permis de construire qu'elle a sollicité afin de construire deux maisons individuelles sur un terrain situé impasse des Aulnes à Penchard ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Penchard une somme de 4 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance de l'article A. 2 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 octobre 2020, la commune de Penchard, représentée par Me De Jorna, conclut au rejet de la requête et que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la SCI du 5 de la Mare Lorin au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article A. 2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune doit être écarté dès lors que le projet de la société requérante consiste en la construction de deux maisons d'habitation individuelles, ce qui est contraire à l'occupation et l'utilisation du sol prévues au sein du sous-secteur Aa du plan local d'urbanisme et qui n'a pas de rapport avec une quelconque activité agricole.
Par ordonnance du 3 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 18 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Blanc,
- et les conclusions de M. Toutias, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n° PC 77358 20 002 du 19 juin 2020, le maire de Penchard a refusé de délivrer le permis de construire que la société requérante a sollicité afin d'édification de deux maisons individuelles sur un terrain situé impasse des Aulnes à Penchard. Par le présent recours, elle demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article A. 1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Toutes les occupations et utilisations du sol sont interdites à l'exception de celles qui sont mentionnées à l'article A. 2 ". Aux termes de l'article A. 2 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières : " () / Dans les sous-secteurs Aa et Ac : les constructions et installations si elles sont nécessaires à l'exploitation agricole ; / les construction et installations si elles sont nécessaires à des équipements collectifs ou à des services publics, dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière dans l'unité foncière où elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ".
3. Il est constant que le terrain d'assiette du projet en litige se situe en sous-secteur Aa du plan local d'urbanisme. Il ressort des pièces du dossier que le 3 mars 2020, la société requérante a déposé une demande de permis de construire afin de réaliser deux constructions nouvelles consistant en des pavillons de trois pièces ayant une destination d'habitation. La notice explicative de ce projet indique que " le projet consiste à réaliser deux pavillons pour le propriétaire et un de ses enfants sur ce vaste terrain ". Contrairement à ce qu'elle allègue, la société requérante n'a produit aucun élément de nature à établir que les deux pavillons envisagés seraient nécessaires à une exploitation agricole. Ainsi, le maire de Penchard, qui devait apprécier la conformité du projet notamment au regard des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme à la date de la décision attaquée, ne pouvait pas anticiper une future utilisation des constructions litigieuses et n'a ainsi commis aucune erreur de droit. Par ailleurs, la société requérante n'établit ni même n'allègue que son projet est conforme aux dispositions de l'article A. 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicables au sous-secteur Aa. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le maire de Penchard lui a refusé la délivrance du permis de construire sollicité pour un motif tiré de la méconnaissance de l'article A. 2 du règlement du plan local d'urbanisme. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article A. 2 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut donc qu'être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 19 juin 2020 du maire de Penchard doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Penchard, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la société requérante au titre des frais liés à l'instance. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société requérante la somme de 1 500 euros à verser à la commune.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI du 5 de la Mare Lorin est rejetée.
Article 2 : La SCI du 5 de la Mare Lorin versera la somme de 1 500 euros à la commune de Penchard au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI du 5 de la Mare Lorin et à la commune de Penchard.
Délibéré après l'audience du 24 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
M. Allègre, premier conseiller,
Mme Blanc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2022.
La rapporteure,
T. BlancLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026