vendredi 25 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2005862 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre, JU |
| Avocat requérant | ROSTAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2020 M. C B, représenté par
Me Rostan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 mai 2020 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique (centre d'expertise et de ressources titre) a rejeté sa demande d'échange de permis de conduire sénégalais contre un permis de conduire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à l'échange de son permis de conduire sénégalais contre un permis de conduire français dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État, et au bénéfice de son conseil, une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence, à peine pour le préfet d'établir la régularité de la délégation de signature de l'autorité ayant pris cette décision ;
- elle méconnaît le principe général du droit garantissant les droits de la défense ; l'insuffisance de la motivation de la décision attaquée ne permet pas au requérant de présenter des observations utiles à sa défense ;
- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait, dès lors qu'elle ne justifie pas de la fin de l'accord de réciprocité, et alors même qu'un tel accord était bien en vigueur à la date à laquelle le requérant a déposé sa demande d'échange de son titre de conduite ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 221-4 du code des relations entre le public et l'administration, car le Sénégal figurait sur la liste des accords bilatéraux et des pratiques réciproques d'échange des permis de conduire jusqu'au
31 mars 2020 ;
- la circulaire du 3 août 2012 indique à son article 2.1.3. que les conditions de recevabilité des demandes d'échange doivent être appréciées à la date de la réception de la demande ; l'accord de réciprocité existant en la France et le Sénégal jusqu'en mars 2020 devait s'appliquer à l'espèce ;
- elle crée une rupture d'égalité entre les citoyens et une insécurité juridique, en ce que les droits à obtenir l'échange de son permis de conduire étranger dépend de la célérité de l'administration à répondre à la demande d'échange ; si la demande d'échange du requérant avait été traitée dans des délais raisonnables, il aurait bénéficié d'un titre de conduire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2020, le préfet de la Loire-Atlantique, représenté par la directrice du centre d'expertise et de ressources titre de Nantes, conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens n'est fondé.
Par ordonnance du 1er octobre 2020, la clôture d'instruction a été fixée au 1er février 2021 à midi.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du président du Bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun en date du 24 juin 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;
- le code de justice administrative ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
La présidente du tribunal a désigné M. A, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, le rapport de M. A a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, a sollicité le 23 décembre 2019 l'échange de son permis de conduire sénégalais contre un permis de conduire français. Par une décision du 11 mai 2020, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de faire droit à cette demande au motif qu'il n'existe pas d'accord de réciprocité entre la France et le Sénégal en matière d'échange de permis de conduire. M. B demande au tribunal d'annuler la décision du 11 mai 2020.
Sur le cadre juridique applicable :
2. Aux termes des deuxième et troisième alinéas de l'article R. 222-1 du code de la route, dans sa rédaction issue du décret n° 2017-1523 du 3 novembre 2017 applicable depuis le 5 novembre 2017 : " Dans le cas où ce permis a été délivré en échange d'un permis de conduire d'un Etat n'appartenant pas à l'Union européenne ou à l'Espace économique européen et avec lequel la France n'a pas conclu d'accord de réciprocité en ce domaine, il n'est reconnu que pendant un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale en France de son titulaire. /. Tout titulaire d'un des permis de conduire considérés aux deux alinéas précédents, qui établit sa résidence normale en France, peut le faire enregistrer par le préfet du département de sa résidence selon les modalités définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre chargé des affaires étrangères. ". Aux termes de l'article R. 222-3 du même code, dans sa rédaction applicable également depuis le 5 novembre 2017 : " Tout permis de conduire national, en cours de validité, délivré par un Etat ni membre de la Communauté européenne, ni partie à l'accord sur l'Espace économique européen, peut être reconnu en France jusqu'à l'expiration d'un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale de son titulaire. Pendant ce délai, il peut être échangé contre le permis français, sans que son titulaire soit tenu de subir les examens prévus au premier alinéa de l'article D. 221-3. Les conditions de cette reconnaissance et de cet échange sont définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre de la justice et du ministre chargé des affaires étrangères. () ".
3. Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012 susvisé : " I. - Pour être échangé contre un titre français, tout permis de conduire délivré par un Etat n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen doit répondre aux conditions suivantes : A. - Avoir été délivré au nom de l'Etat dans le ressort duquel le conducteur avait alors sa résidence normale, sous réserve qu'il existe un accord de réciprocité entre la France et cet Etat conformément à l'article R. 222-1 du code de la route. () ". Aux termes de l'article 14 du même arrêté : " Une liste des Etats dont les permis de conduire nationaux sont échangés en France contre un permis français est établie conformément aux articles R. 222-1 et R. 222-3 du code de la route. Cette liste précise pour chaque Etat la ou les catégories de permis de conduire concernée (s) par l'échange contre un permis français. Elle ne peut inclure que des Etats qui procèdent à l'échange des permis de conduire français de catégorie équivalente et dans lesquels les conditions effectives de délivrance des permis de conduire nationaux présentent un niveau d'exigence conforme aux normes françaises dans ce domaine. Les demandes d'échange de permis introduites avant la date de publication au JORF de la liste prévue au premier alinéa du présent article sont traitées sur la base de la liste prévue à l'article 14 de l'arrêté du 8 février 1999 modifié fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen. ".
Sur les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
En ce qui concerne la légalité externe :
4. En premier lieu, par un arrêté en date du 17 septembre 2019, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme D, directrice du Centre d'expertise et de ressources titres de la Loire-Atlantique (CERT), à l'effet de signer, notamment, les décisions individuelles statuant sur les demandes d'échange de permis de conduire étrangers. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme D n'était pas compétente pour signer la décision du 11 mai 2020 manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, M. B soutient que le principe général du droit garantissant les droits de la défense aurait été méconnu en raison de l'insuffisance de la motivation de la décision attaquée qui ne lui permet pas de présenter des observations utiles à sa défense. Toutefois, le requérant ne peut se prévaloir utilement à l'encontre d'une décision dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir de formalités postérieures à l'élaboration de cet acte. Ainsi, si M. B soutient que l'insuffisance de motivation de la décision en litige l'aurait privé de la possibilité de présenter des observations postérieurement à l'édiction de cet acte, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision en litige. En outre, lorsque qu'un ressortissant étranger sollicite l'échange de son permis de conduire étranger contre un permis de conduire français, il est appelé à fournir tous les éléments venant à l'appui de sa demande et il lui est possible d'apporter toutes les précisions qu'il juge utiles. Ainsi, le préfet n'a pas, préalablement à sa décision, et de sa propre initiative, à inviter expressément l'intéressé à formuler ses observations lorsqu'il envisage de refuser de procéder à cet échange de permis de conduire. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de la Loire-Atlantique aurait méconnu le principe général du droit garantissant les droits de la défense ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, la décision attaquée du 11 mai 2020 rappelle que la demande d'échange de son permis de conduire étranger présentée par le requérant a été examinée dans le cadre des dispositions du code de la route, notamment, l'article R. 222-3, et de l'arrêté interministériel du 12 janvier 2012 fixant les conditions d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne ni à l'Espace économique européen, rappelle les dispositions de l'article 5-I-A de l'arrêté précité et précise qu'il n'existe pas d'accord de réciprocité d'échange des permis de conduire entre la France et le pays qui lui a délivré son permis de conduire. Par suite, cette décision, qui comporte les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement, doit être regardée comme étant suffisamment motivée au sens des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
En ce qui concerne la légalité interne :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 221-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Sauf s'il en est disposé autrement par la loi, une nouvelle réglementation ne s'applique pas aux situations juridiques définitivement constituées avant son entrée en vigueur ou aux contrats formés avant cette date ". Toutefois, le dépôt d'une demande d'échange de permis de conduire ne saurait être regardé comme instituant, au profit du demandeur, une situation juridique définitivement constituée à la date de ce dépôt. Par suite, la circonstance qu'à la date de demande présentée par M. B le Sénégal ait figuré sur une liste des pays dont les permis de conduire nationaux sont susceptibles de faire l'objet d'un échange contre un permis de conduire français est sans incidence sur la légalité de la décision en litige, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision contestée, le Sénégal ne figurait pas au nombre des pays ayant conclu un accord de réciprocité avec la France.
8. En deuxième lieu, M. B soutient que l'accord de réciprocité existant entre la France et le Sénégal jusqu'en mars 2020 devait s'appliquer à l'espèce et se prévaut à cette fin des stipulations de la circulaire du 3 août 2012 en ce qu'elle indique à son article 2.1.3. que les conditions de recevabilité des demandes d'échange doivent être appréciées à la date de la réception de la demande. Toutefois, s'il n'est pas contesté que le Sénégal figurait sur la liste annexée à la circulaire du 3 août 2012 relative à la mise en œuvre de l'arrêté du 12 janvier 2012, cette liste recense indistinctement les Etats participant à des accords et des pratiques de réciprocité en matière d'échange de permis de conduire avec la France. En outre, si la circulaire du 3 août 2012 du ministre de l'intérieur indique que les conditions de recevabilité d'une demande d'échange de permis de conduire doivent être appréciées à la date de la demande présentée par les usagers, une telle disposition ne saurait remettre en question le principe rappelé au point précédent selon lequel il appartient à l'autorité administrative de statuer sur les demandes dont elle est saisie en faisant application des textes en vigueur à la date de sa décision, sous réserve de dispositions législatives ou réglementaires contraires et sauf dans le cas où une situation juridique aurait été définitivement constituée à la date du dépôt de la demande. Or, la demande d'échange de permis de conduire n'entrant pas dans le champ d'application de ces deux dernières exceptions, le moyen présenté par M. B ne peut qu'être écarté.
9. En troisième lieu, il résulte des termes du premier alinéa de l'article 14 de l'arrêté du
12 janvier 2012 que la liste des Etats qu'il prévoit doit être établie conformément aux articles R. 222-1 et R. 222-3 du code de la route, à savoir " par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre de la justice et du ministre chargé des affaires étrangères. ". En l'espèce, s'il ressort des pièces du dossier que le Sénégal a bien figuré sur la liste des Etats et autorités dont les permis de conduire nationaux sont susceptibles de faire l'objet d'un échange contre un permis de conduire français, en vertu d'accords bilatéraux ou de pratiques réciproques d'échange des permis de conduire, il n'est pas contesté qu'à la date à laquelle l'administration a statué sur le demande d'échange présentée par M. B, il n'existait pas d'accord de réciprocité pour l'échange des permis de conduire entre la France et le Sénégal. Dans ces conditions, le préfet était tenu de rejeter une demande d'échange d'un permis de conduire sénégalais contre un permis de conduire français, faute d'accord de réciprocité entre ces Etats, ainsi que l'exigent les dispositions de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012 susvisé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'égalité de traitement des usagers ne peut qu'être écarté.
10. En quatrième lieu, eu égard aux considérations énoncées au point 7. du présent jugement, M. B ne pouvant se prévaloir d'une situation juridique définitivement constituée à la date du dépôt de sa demande d'échange de permis de conduire, le moyen tiré de la méconnaissance du principe de sécurité juridique ne peut en l'espèce qu'être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 11 mai 2020 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d'échange de permis de conduire sénégalais contre un permis de conduire français. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Aux termes de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Les auxiliaires de justice rémunérés selon un tarif peuvent renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et poursuivre contre la partie condamnée aux dépens et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle le recouvrement des émoluments auxquels ils peuvent prétendre. () ".
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que demande M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Rostan et au préfet de la Loire-Atlantique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2022.
Le magistrat désigné
par la présidente du tribunal,
S. A
La greffière,
C. RICHEFEU
La république mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2005862
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026