mardi 4 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2006581 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | LOUIS-PALISSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 21 août et 8 février 2020, Mme E H, représentée par Me Louis-Palisse, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 6 685 euros à raison des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux qu'elle estime avoir subis du fait de la mauvaise gestion de son dossier d'accident de service, assortie des intérêts au taux légal ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 6 685 euros au titre des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux qu'elle estime avoir subis en raison de son accident de service du 15 décembre 2016, assortie des intérêts au taux légal ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le recteur de l'académie de Créteil a commis une faute dans la gestion de son dossier ;
- cette faute lui a causé un préjudice matériel et financier constitué par une perte de traitement du 8 juin au 31 août 2019 et pour le mois de mars 2019, des retenues sur traitements dont elle a fait l'objet pour des montants de 415,28 euros et 17,30 euros, des frais postaux, photocopies et encre, des difficultés pour le remboursement d'un emprunt immobilier et de frais médicaux restés à sa charge et qui peut être évalué à 1 685 euros ;
- cette faute lui a causé un préjudice moral qui peut être évalué à 5 000 euros ;
- elle a le droit, sur le fondement de la responsabilité sans faute, à la réparation des préjudices subis en raison de son accident de service du 15 décembre 2016 ;
- elle est fondée à ce titre à demander la réparation de son préjudice moral qui peut être évalué à 5 000 euros et de son préjudice matériel et financier qui peut être évalué à 1 685 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2020, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 février 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 10 mars 2021 à midi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d'Etat ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les conclusions de Mme Leboeuf, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E H, professeure d'éducation physique et sportive au collège Camus au Plessis Trévise, a été victime, le 15 décembre 2016, d'un accident reconnu imputable au service. Par une décision du 29 juin 2017, les arrêts et soins de l'intéressée ont été pris en charge au titre de cet accident jusqu'au 31 août 2017. Par une décision du 4 mai 2018, le recteur de l'académie de Créteil a décidé de prendre en charge au titre de cet accident ses arrêts du 30 décembre 2017 au 13 mars 2018 et ses soins du 30 décembre 2017 au 1er juin 2018 et d'une reprise à temps partiel thérapeutique de 50% pour 3 mois, soit du 14 mai jusqu'au 13 août 2018. Par une décision du 12 juillet 2018, le recteur de l'académie de Créteil a décidé de prendre en charge ses soins du 2 juin au 31 décembre 2018 et de la reprise à plein temps à compter du 14 août 2018 avec aménagement de poste et a indiqué que son état n'était pas consolidé. Par une décision du 11 décembre 2018, le recteur a fixé au 3 décembre 2018 la date de consolidation de son état avec un taux d'incapacité permanente partiel (IPP) à 0%, a décidé de la prise en charge des arrêts du 9 au 11 octobre 2018 et du 5 novembre au 31 décembre 2018, de la prise en charge des soins jusqu'au 31 décembre 2018 et d'une reprise à temps complet en aménagement de poste. La commission de réforme a émis, le 19 mars 2019, un avis favorable pour la prise en charge de ses arrêts du 4 décembre 2018 au 4 janvier 2019, de ses soins du 1er au 4 janvier 2019, pour la prise en charge de semelles orthopédiques et la réintégration à temps partiel thérapeutique sans date de consolidation avec un taux d'IPP de 0%. Par une décision du 4 avril 2019, le recteur a décidé de prendre en charge ses arrêts du 4 décembre 2018 au 31 août 2019 et ses soins du 1er janvier au 31 août 2019 et de la prise en charge de semelles orthopédiques. L'intéressée a de nouveau été expertisée par le Dr G, médecin agréé, le 3 juin 2019, qui conclue que l'état de santé de l'intéressée était consolidé au 3 décembre 2018 avec un taux d'IPP de 0%, que les arrêts et soins au-delà du 31 août 2018 ne relevaient pas de l'accident mais d'une pathologie associée indépendante évoluant pour son propre compte et que son état justifiait une reprise en mi-temps thérapeutique à 50 % du 1er septembre 2019 au 31 août 2020 au titre de la maladie ordinaire. La commission de réforme a émis, le 22 octobre 2019, pour avis que les arrêts et soins au-delà du 31 août 2019 devaient être pris en charge au titre de la maladie ordinaire, que la date de consolidation pouvait être fixée au 31 août 2019 et que le mi-temps thérapeutique devait être pris au titre de la maladie ordinaire. Par une décision du 8 novembre 2019, le recteur de l'académie de Créteil a fixé au 31 août 2019 la date de consolidation avec un taux d'IPP à 0%, a décidé que les arrêts et soins à compter du 1er septembre 2019 relevaient de la maladie ordinaire et a indiqué à l'intéressée de déposer une demande de mi-temps thérapeutique. Mme H a sollicité auprès du recteur une demande de mi-temps thérapeutique en produisant un certificat d'un médecin généraliste du 26 novembre 2019 qui concluait à un mi-temps thérapeutique imputable au service. Par une décision du 12 décembre 2019, le recteur lui a accordé un mi-temps thérapeutique du 16 décembre 2019 au 15 mars 2020 au titre de la maladie ordinaire. Par une décision du 7 janvier 2021, le recteur de l'académie de Créteil a fixé la date de consolidation de son état au 31 août 2020 avec un taux d'IPP à 6 % et lui a accordé un mi-temps thérapeutique du 16 décembre 2019 au 31 août 2019 au titre de son accident de service. Par sa requête, Mme H demande au tribunal, d'une part, de condamner l'Etat à lui verser une somme de 6 685 euros à raison des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux qu'elle estime avoir subis du fait de la mauvaise gestion de son dossier d'accident de service, assortie des intérêts au taux légal et, d'autre part, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 6 685 euros au titre des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux qu'elle estime avoir subis en raison de son accident de service du 15 décembre 2016, assortie des intérêts au taux légal.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité de l'Etat :
S'agissant de la responsabilité pour faute :
2. En premier lieu, Mme H soutient qu'elle a dû former un recours gracieux le 14 janvier 2019 pour contester la décision du docteur A, expert désigné par l'administration pour examiner sa situation dont le rapport n'était pas concordant avec les propos tenus lors de son expertise, que la commission de réforme du 19 mars 2019 a émis un avis favorable sur l'ensemble des motifs de présentation, excepté la date de consolidation, qu'un examen était prévu pour une reprise effective en septembre 2019 avec réintégration à temps partiel thérapeutique pour le mois de septembre, que l'expert mandaté a confirmé un mi-temps thérapeutique au titre de la maladie ordinaire, que ce rapport d'expertise étant prévu fin juin cela a justifié une nouvelle fois que son dossier soit soumis à la commission de réforme, qu'elle a sollicité l'administration le 9 juillet 2019 en attirant son intention sur son souhait de reprendre dès le 1er septembre du fait qu'il s'agissait de la dernière rentrée scolaire de sa carrière et alors qu'elle était immobilisée depuis 2 ans et demi, et qu'elle souhaitait terminer sa carrière dignement au sein de son établissement, dans ses fonctions. Elle a été destinataire, début septembre 2019, d'un courrier lui indiquant que son dossier était de nouveau soumis à l'examen de la commission. Elle a en outre appris, le jour de la prérentrée, le 31 août 2019, qu'une collègue était nommée sur son poste. Cette situation a entraîné chez elle, depuis le mois de juillet, des insomnies et rendu nécessaire la consultation d'un psychologue. Elle précise aussi que l'expert rhumatologue n'a pas pris en compte la spécificité de son métier et que la commission de réforme qui s'est réunie le 19 octobre 2019 s'est prononcée sur un motif inexistant puisqu'elle n'était pas en arrêt de travail et a retenu un taux d'IPP à 0% alors qu'elle conserve de son accident une cicatrice de 12 cm, qu'elle ne peut chausser une paire de mocassins sans être obligée de mettre une protection et garde une douleur à la cheville lorsqu'elle se met sur la pointe des pieds. Le docteur C indique un déficit fonctionnel et un taux d'IPP de 6%. Le 26 novembre 2019, elle a été reçue par les services du rectorat qui lui ont affirmé faire le nécessaire pour la placer en maladie ordinaire depuis septembre mais qu'elle devait demander un mi-temps thérapeutique pour maladie ordinaire. Cependant, le 9 décembre, le docteur B, médecin agréé n'avait pas reçu le dossier des services du rectorat pour procéder à son examen. Toutefois, alors que Mme H ne conteste aucune décision du recteur de l'académie de Créteil concernant la prise en charge des conséquences de son accident de service, les allégations de la requérante, qui ne sont pas assorties des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, n'établissent pas qu'une faute des services du Rectorat aurait été commise dans la gestion de son dossier.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 34 bis de la loi du 11 janvier 1984, dans sa version alors en vigueur : " Après un congé de maladie, un congé de longue maladie ou un congé de longue durée, les fonctionnaires peuvent être autorisés à accomplir un service à temps partiel pour raison thérapeutique, accordé pour une période de trois mois renouvelable dans la limite d'un an pour une même affection. /Après un congé pour accident de service ou maladie contractée dans l'exercice des fonctions, le travail à temps partiel thérapeutique peut être accordé pour une période d'une durée maximale de six mois renouvelable une fois. / La demande d'autorisation de travailler à temps partiel pour raison thérapeutique est présentée par le fonctionnaire accompagnée d'un certificat médical favorable établi par son médecin traitant. Elle est accordée après avis concordant du médecin agréé par l'administration. Lorsque les avis du médecin traitant et du médecin agréé ne sont pas concordants, le comité médical compétent ou la commission de réforme compétente est saisi. () ".
4. A supposer que Mme H ait entendu soulever la faute tirée du retard pris par le recteur de l'académie de Créteil pour lui accorder le bénéfice d'un mi-temps thérapeutique imputable à son accident de service, il résulte des dispositions qui précèdent que le bénéfice d'une telle position est subordonnée à une demande de l'intéressée accompagnée d'un certificat médical favorable établi par son médecin traitant. Or il résulte de l'instruction, que Mme H a d'abord demandé son placement en temps partiel thérapeutique par des courriers des 9 octobre 2018 et 14 janvier 2019, dont il n'est ni établi, ni même allégué, qu'ils étaient accompagnés d'un certificat de son médecin traitant comme l'exigent les dispositions précitées. Si elle a ensuite produit un certificat médical du Dr F du 20 mai 2019, qui mentionne son aptitude à la reprise à temps partiel thérapeutique à hauteur de 50 % pour une année, le médecin agréé, le Dr G, a donné le 13 juin 2019 un avis favorable à une reprise à temps partiel thérapeutique à hauteur de 50 % du 1er septembre 2019 au 31 août 2020 au titre de la maladie ordinaire et la commission de réforme a émis un avis favorable à l'octroi d'un tel mi-temps non imputable au service dès son avis du 19 mars 2019 et réitéré dans son avis du 22 octobre 2019. Mme H a finalement remis un certificat médical de son médecin traitant du 26 novembre 2019 sollicitant l'octroi d'un temps partiel thérapeutique, sans mention de l'imputabilité au service, et par une décision du 12 décembre 2019, dans un délai qui ne saurait être regardé comme déraisonnable, le recteur de l'académie de Créteil lui a accordé un mi-temps thérapeutique du 16 décembre 2019 au 15 mars 2020 au titre de la maladie ordinaire et, enfin, le recteur a décidé de son imputabilité au service par une décision du 7 janvier 2021 dans un délai qui n'était pas, compte-tenu des circonstances de l'espèce et de la discordance entre les avis des médecins, déraisonnable.
5. En dernier lieu, à supposer que Mme H ait entendu soulever la faute tirée d'un délai excessif dans la prise en charge de sa situation, il ne résulte pas de l'instruction, compte-tenu de la chronologie des faits ainsi rappelée et de la circonstance que son état de santé n'a été déclaré consolidé qu'au 31 août 2020 que la gestion de son dossier aurait été effectué dans un délai déraisonnable.
6. Il résulte de tout ce qui précède que Mme H n'est pas fondée à rechercher la responsabilité pour faute de l'Etat et ses conclusions indemnitaires présentées sur ce fondement ne peuvent qu'être rejetées.
S'agissant de la responsabilité sans faute :
7. Compte tenu des conditions posées à leur octroi et de leur mode de calcul, la rente viagère d'invalidité et l'allocation temporaire d'invalidité doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Les dispositions, rappelées ci-dessus, qui instituent ces prestations, déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Ces dispositions ne font en revanche obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait
8. Il résulte de l'instruction que l'accident dont a été victime Mme H le 15 décembre 2016 a été reconnu imputable au service. Par suite, Mme H est seulement fondée à rechercher la responsabilité sans faute de l'Etat du fait de cet accident de service dans les conditions rappelées au point 7 du présent jugement.
En ce qui concerne la réparation des préjudices :
9. En premier lieu, si Mme H affirme que son placement par erreur à demi-traitement à compter du mois de mars 2019 lui aurait causé des difficultés pour honorer l'échéance de son emprunt immobilier et demande à ce titre une somme de 1 500 euros, il résulte de l'instruction que la somme prélevée à tort sur sa rémunération de février 2019 lui a été reversée en mai 2019 alors qu'elle n'apporte, par ailleurs, aucun élément étayant les difficultés bancaires qu'elle affirme avoir subies. Enfin, il n'est pas établi que les frais d'un montant de 185 euros pour des consultations de psychologie sont liés à son accident de service.
10. En second lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par l'intéressée, compte-tenu notamment de son âge au moment de l'accident et de ce qu'il est intervenu en fin de carrière ne lui permettant pas d'achever celle-ci comme elle le souhaitait, en lui allouant une somme de 500 euros.
Sur les intérêts :
11. Il résulte de ce qui précède que le présent jugement condamne l'Etat à verser à Mme H une somme de 500 euros au titre de son préjudice moral. Il y a lieu d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 18 février 2020, date à laquelle la demande préalable indemnitaire de l'intéressée a été reçue par l'administration.
Sur les frais liés à l'instance :
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Mme H au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat (rectorat de l'académie de Créteil) est condamné à verser à Mme H une somme de 500 euros, assortie du versement des intérêts au taux légal à compter du 18 février 2020.
Article 2 : L'Etat (rectorat de l'académie de Créteil) versera la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à Mme H en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E H et au recteur de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dewailly, président,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Lacote, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.
Le rapporteur,
J.-N. D
Le président,
S. DEWAILLY
La greffière,
Y. SADLI
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026