jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2006739 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | BIDAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 août 2020 et 17 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Bidault, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de perception relatif à la taxe d'aménagement émis à son encontre le 24 octobre 2019, ensemble la décision du 1er juillet 2020 rejetant sa réclamation contre ce titre ;
2°) d'annuler la délibération en date du 29 septembre 2017 par laquelle le conseil municipal de la commune de Thiais a fixé la part communale de la taxe d'aménagement à un taux de 20 % ;
3°) de prononcer la décharge de la taxe d'aménagement mise à sa charge d'un montant de 12 655 euros ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat et de la commune de Thiais le versement de la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- le titre de perception en cause est irrégulier en ce qu'il n'est pas signé par l'ordonnateur ;
- il ne mentionne pas les bases de sa liquidation ;
- il ne comporte pas la mention des actes ayant conduit à la détermination des taux ;
- l'illégalité de la délibération du 29 septembre 2017, en ce qu'elle est insuffisamment motivée et en ce que la majoration du taux de la part communale de la taxe d'aménagement qu'elle instaure n'est ni justifiée ni proportionnée, entache d'illégalité ce titre perception.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2020, le préfet du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens développés ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2023, la commune de Thiais, représentée par Me Marceau, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en faisant valoir, d'une part, que la requête est irrecevable en ce qu'elle tend à l'annulation d'une délibération contre laquelle le délai de recours est expiré et en ce qu'elle tend à la décharge totale des sommes réclamées au titre de la part communale de la taxe d'aménagement, alors que la réclamation préalable ne tendait qu'à une décharge partielle de cette même part et, d'autre part, que les moyens développés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Meyrignac ;
- les conclusions de M. Philipbert, rapporteur public.
- les observations de Me Bidault, représentant M. B ;
- et les observations de Me Marceau, représentant la commune de Thiais.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 14 août 2018, le maire de Thiais a accordé à M. B un permis de construire une maison individuelle. Un titre de perception a été émis à son encontre le 21 octobre 2019 afin d'obtenir le recouvrement de la somme de 12 655 euros correspondant à la première échéance de la taxe d'aménagement. La réclamation présentée le 22 février 2020 a été rejetée par décision du directeur de l'unité départementale de l'équipement et de l'aménagement du Val-de-Marne en date du 1er juillet suivant. Par la requête susvisée, M. B demande au tribunal, d'une part, de le décharger de la somme qui lui a été réclamée par le titre de perception en litige, et, d'autre part, d'annuler la délibération du 29 septembre 2017 par laquelle le conseil municipal de la commune de Thiais a fixé la part communale de la taxe d'aménagement à un taux de 20 % dans certains secteurs de la commune.
Sur les fins de non-recevoir invoquées par la commune de Thiais :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, dans sa version alors en vigueur : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. Il résulte de l'instruction que la délibération attaquée du 29 septembre 2017 fixant pour la part communale de la taxe d'aménagement un taux de 20 % sur dix secteurs de la commune de Thiais a été affichée le 6 octobre 2017 et transmise au contrôle de légalité le 10 octobre suivant. Le délai de recours contentieux de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative était ainsi expiré le 26 août 2020, date d'enregistrement de la présente requête. Les conclusions tendant à l'annulation de cette délibération sont donc tardives et partant irrecevables.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 199 C du livre des procédures fiscales : " L'administration, ainsi que le contribuable dans la limite du dégrèvement ou de la restitution sollicités, peuvent faire valoir tout moyen nouveau, tant devant le tribunal administratif que devant la cour administrative d'appel, jusqu'à la clôture de l'instruction ".
5. La commune de Thiais fait valoir que les conclusions tendant à la décharge de la somme réclamée par le titre de perception sont irrecevables en vertu des dispositions précitées de l'article L. 199 C du livre des procédures fiscales en ce qu'elles excèdent le montant contesté dans la réclamation préalable qui ne portait que sur la somme de 8 077,50 euros correspondant à l'application d'un taux communal de la taxe d'aménagement de 5 % au lieu du taux de 20 % appliqué. Il résulte effectivement de l'instruction que M. B n'a contesté dans sa réclamation du 22 février 2020 que partiellement les sommes qui lui ont été réclamées par le titre de perception en litige, en sollicitant l'application d'un taux communal de 5 %. Il y a lieu pour ce motif de déclarer irrecevables les conclusions à fin de décharge portant sur la différence entre la somme de 12 655 euros et celle de 8 077,50 euros.
Sur les conclusions à fin de décharge :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ". Le V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificatives pour 2010 prévoit que pour l'application de ces dispositions " aux titres de perception délivrés par l'Etat en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'Etat ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation ".
7. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de perception individuel délivré par l'Etat doit mentionner les nom, prénom et qualité de l'auteur de cette décision, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier, en cas de contestation, que l'état revêtu de la formule exécutoire comporte la signature de cet auteur. Ces dispositions n'imposent pas, en revanche, de faire figurer sur cet état les nom, prénom et qualité du signataire.
8. Il est constant que le préfet du Val-de-Marne a produit, en défense, l'état récapitulatif des créances pour mise en recouvrement du 21 octobre 2019 mentionnant la taxe d'aménagement mise à la charge du requérant, comportant l'identité, la qualité et la signature de l'ordonnateur. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le titre de perception émis à son encontre ne comporte pas de signature ne peut qu'être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret susvisé du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ".
10. Il résulte de l'instruction que le titre de perception contesté en date du 21 octobre 2019 indique que la créance réclamée a trait à la taxe d'aménagement, vise les articles L. 331-1 à L. 331-34 du code de l'urbanisme et mentionne le fait générateur de cette créance, à savoir le permis de construire délivré le 14 août 2018. Ce titre de perception comporte une rubrique intitulée " détail de la somme à payer " précisant l'emplacement du projet, la surface taxable totale créée, la valeur forfaitaire applicable, le nombre de places de stationnement situées à l'extérieur de la construction, ainsi que la valeur de ces emplacements. Par ailleurs, ce titre précise également les montants des parts communale, départementale et régionale ainsi que le taux communal de 20 %, le taux départemental de 2,5 % et le taux régional de 1 % appliqués. Enfin, ce titre mentionne le montant dû après application des abattements et exonérations. Le titre contesté comporte donc les indications mettant M. B à même de comprendre et contester les bases de la liquidation de cette créance. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le titre de perception en litige ne comporterait pas les bases de sa liquidation.
11. En troisième lieu, le requérant soutient que le titre de perception devait faire mention ou état des actes ayant conduit à la détermination des taux susvisés, en particulier celui majoré de la part communale de la taxe d'aménagement. Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose une telle mention sur un titre de perception. Ce moyen ne peut donc qu'être écarté.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 331-6 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors applicable : " Les opérations d'aménagement et les opérations de construction, de reconstruction et d'agrandissement des bâtiments, installations ou aménagements de toute nature soumises à un régime d'autorisation en vertu du présent code donnent lieu au paiement d'une taxe d'aménagement (). Les redevables de la taxe sont les personnes bénéficiaires des autorisations mentionnées au premier alinéa du présent article (). Le fait générateur de la taxe est, selon les cas, la date de délivrance de l'autorisation de construire () ". Aux termes de l'article L. 331-14 du même code : " Par délibération adoptée avant le 30 novembre, les communes ou établissements publics de coopération intercommunale bénéficiaires de la part communale ou intercommunale de la taxe d'aménagement fixent les taux applicables à compter du 1er janvier de l'année suivante. Les communes ou établissements publics de coopération intercommunale peuvent fixer des taux différents dans une fourchette comprise entre 1 % et 5 %, selon les aménagements à réaliser, par secteurs de leur territoire définis par un document graphique figurant, à titre d'information, dans une annexe au plan local d'urbanisme ou au plan d'occupation des sols (). La délibération est valable pour une période d'un an. Elle est reconduite de plein droit pour l'année suivante si une nouvelle délibération n'a pas été adoptée dans le délai prévu au premier alinéa ". Aux termes de l'article L. 331-15 de ce code : " Le taux de la part communale ou intercommunale de la taxe d'aménagement peut être augmenté jusqu'à 20 % dans certains secteurs par une délibération motivée, si la réalisation de travaux substantiels de voirie ou de réseaux ou la création d'équipements publics généraux est rendue nécessaire en raison de l'importance des constructions nouvelles édifiées dans ces secteurs. Il ne peut être mis à la charge des aménageurs ou constructeurs que le coût des équipements publics à réaliser pour répondre aux besoins des futurs habitants ou usagers des constructions à édifier dans ces secteurs ou, lorsque la capacité des équipements excède ces besoins, la fraction du coût proportionnelle à ceux-ci. En cas de vote d'un taux supérieur à 5 % dans un ou plusieurs secteurs, les contributions mentionnées au b du 1°, aux b et d du 2° et au 3° de l'article L. 332-6-1 ne sont plus applicables dans ce ou ces secteurs ". Enfin, aux termes de l'article L. 331-30 de ce même code : " Le redevable de la taxe peut en obtenir la décharge, la réduction ou la restitution totale ou partielle : () 6° Si une erreur a été commise dans l'assiette ou le calcul de la taxe ".
13. Il résulte de ces dispositions que la légalité d'une délibération prise sur le fondement de l'article L. 331-15 du code de l'urbanisme afin d'instaurer dans certains secteurs d'une commune un taux majoré pour le calcul de la taxe d'aménagement est subordonnée à la condition que ce taux soit proportionné au coût ou à la fraction du coût des travaux de voirie ou de création d'équipements publics non encore réalisés, rendus nécessaires afin de répondre aux besoins des futurs habitants ou usagers des constructions à édifier dans ces secteurs.
14. Il résulte de l'instruction que, par une délibération du 29 septembre 2017, le conseil municipal de Thiais a augmenté le taux de la part communale de la taxe d'aménagement au-delà de 5 % dans plusieurs secteurs de la commune, en application de l'article L. 331-15 du code de l'urbanisme. Cette délibération a déterminé dix secteurs dans lesquels un taux majoré de 20 % sera appliqué, dont le secteur n° 9 " avenue de Versailles " où se situe le terrain d'assiette du projet faisant l'objet du permis de construire délivré à M. B le 14 août 2018. A l'appui de sa requête, le requérant excipe de l'illégalité de cette délibération en faisant valoir qu'elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 331-15 du code de l'urbanisme, s'agissant notamment de la nécessité et de la proportionnalité de la mesure d'augmentation du taux qu'elle édicte.
15. Pour justifier de l'instauration d'un taux majoré de 20 %, le conseil municipal de la commune de Thiais a motivé sa délibération par " l'implantation de stations de la ligne 14 du métro dans la zone Senia et à proximité de la rue du Luxembourg, l'appel à projet métropolitain dans ce même périmètre et la réalisation future de la ligne de tramway T9 boulevard de Stalingrad ". Il a également relevé qu'" en raison de droits à construire incitatifs et des nombreuses parcelles mutables, une augmentation des usagers et des habitants nécessitera la réalisation de travaux substantiels de voirie ou de réseaux et d'équipements publics, tels la création ou l'extension de groupes scolaires ". Cependant, la délibération n'indique pas précisément quels travaux substantiels de voirie ou de réseaux rendraient nécessaires, en raison de l'importance des constructions nouvelles édifiées dans le secteur n° 9, la majoration de la part communale de la taxe d'aménagement. Si la commune se prévaut en défense des droits à construire incitatifs sur la zone UC du plan local d'urbanisme et de l'évolution attendue du nombre d'habitants et d'usagers, en raison notamment du prolongement d'une ligne de métro qui desservira, à l'horizon 2024, son territoire, rendant nécessaires la réalisation de travaux et la création d'équipements publics (travaux relatifs aux emplacements réservés et à l'élargissement de voies, travaux permettant l'installation d'équipements publics de réseau, ouvertures de places en crèches et de haltes-garderies, d'équipements scolaires, d'un centre de loisirs, d'équipements sportifs et travaux de rénovation des bureaux de la police municipale), la délibération en cause ne comporte aucun chiffrage prévisionnel du coût des travaux ou de la création d'équipements, ni n'établit que ces derniers répondraient aux besoins des futurs habitants ou usagers des constructions à édifier dans le secteur en cause, ni, à supposer même que la nécessité des travaux soit établie, que le taux de 20 % retenu ne financerait que la quote-part des équipements publics nécessaires aux futurs habitants du secteur. La commune de Thiais, qui ne produit que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme et un chiffrage de certains des travaux effectués depuis lors, ne justifie pas, ainsi, que l'augmentation de la taxe au taux maximal majoré de 20 % était proportionné, à la date de la délibération, dont la motivation est succincte et peu précise, au coût des travaux et équipements publics rendus nécessaires en raison de constructions nouvelles dans le secteur n° 9. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que la délibération du 29 septembre 2017 a été prise en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 331-15 du code de l'urbanisme et à se prévaloir, par voie d'exception, de son illégalité.
16. L'illégalité de la délibération du 29 septembre 2017, en tant qu'elle majore dans le secteur concerné le taux de la part communale de la taxe d'aménagement, précédemment fixé à 5 % par la délibération n° 2011/06/27 du 21 novembre 2011, prive de base légale le taux de 20 % appliqué au permis de construire du requérant. Par la suite, le requérant est fondé à demander la décharge de la part communale de la taxe d'aménagement, pour le montant qui excède l'application du taux de 5 %.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du requérant, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Thiais demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'Etat, qui doit être regardé comme la partie perdante dans la présente instance, une somme de 1 500 euros à verser à M. B.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est déchargé de la somme de 8 077,50 euros correspondant à la taxe d'aménagement mise à sa charge par le titre de perception du 21 octobre 2019, à raison de la différence entre le montant de la part communale de cette taxe et celui résultant de l'application d'un taux de 5 %.
Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Thiais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la commune de Thiais, à la préfète du Val-de-Marne et à la directrice des finances publiques de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Le Broussois, président,
M. Freydefont, premier conseiller,
M. Meyrignac, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
Le rapporteur,
Signé : P. Meyrignac Le président,
Signé : N. Le Broussois
Le greffier,
Signé : G. Ngassaki
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026