jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2007266 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | LERAT |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Barruel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Sanches, substituant Me Lerat, représentant la requérante.
Une note en délibéré présentée pour Mme A a été enregistrée le 10 octobre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Jennifer A, exerçant au sein de la commune de Meaux, a été victime d'un accident de service survenu le 23 juillet 2013, puis d'une rechute du 7 novembre 2016 reconnue imputable à cet accident par décision de la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne du 5 avril 2017. L'intéressée, dont les arrêts de travail ont été reconnus imputables à cette rechute jusqu'au 13 janvier 2019, par décision du 27 décembre 2018, a été placée en congé de maladie ordinaire postérieurement à cette date. A la suite d'une expertise médicale du 20 juin 2019, qui a conclu à une inaptitude de Mme A à ses fonctions, le comité médical départemental a rendu un avis du 11 décembre 2019 concluant à une inaptitude définitive à ses fonctions d'adjointe technique, confirmé par un second avis du 10 juin 2020, celui-ci se prononçant en outre favorablement à son placement en disponibilité d'office dans l'attente d'un reclassement. Par un courrier du 3 juin 2020 signé par la directrice des ressources humaines de la commune de Meaux, Mme A s'est vu transmettre le procès-verbal de ce second avis et informée de ce qu'elle était placée en disponibilité d'office à compter du 14 janvier 2020. Puis le maire de Meaux a édicté un arrêté du 20 juillet 2020, portant placement de l'intéressée en disponibilité d'office à compter de la même date. La requérante demande, à titre principal, l'annulation de la décision du 3 juin 2020 portant placement en disponibilité d'office et de l'arrêté du 20 juillet 2020 ayant le même objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision du 3 juin 2020 :
S'agissant de la recevabilité :
2. Aux termes du courrier du 3 juin 2020, la directrice des ressources humaines de la commune de Meaux a notifié à Mme A l'avis du comité médical émis le 10 juin 2020, lui transmettant le procès-verbal de celui-ci. Cet acte mentionne en outre, après avoir précisé que le comité s'était prononcé favorablement à son placement en disponibilité d'office du 14 janvier au 13 octobre 2020, que " Conformément au procès-verbal de la séance du 10 juin 2020, vous êtes placée en disponibilité d'office pour raison de santé dans l'attente d'un reclassement. Votre disponibilité d'office arrivera à échéance le 13 octobre 2020 ". Ainsi, eu égard aux termes affirmatifs précités, l'autorité administrative, s'appropriant les conclusions de l'instance consultative, a procédé au placement en disponibilité d'office de la requérante sur la période concernée et dès lors, a pris une décision sur la situation administrative de son agente. A cet égard, la mention en fin de ce courrier, que " cette décision " sera suivie de la " notification de l'arrêté entérinant " celle-ci, si elle informe la requérante de l'intervention à venir d'un arrêté du maire qui aura pour objet de confirmer la position de ses services, ne confère pas à cet acte, qui par ses termes, comporte une décision ainsi qu'il vient d'être indiqué, le caractère d'un acte préparatoire. L'acte en litige constitue ainsi un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée par la commune, tirée de ce que le courrier du 3 juin 2020 attaqué ne ferait pas grief à la requérante du fait de son caractère non décisoire, doit être écartée.
S'agissant de la légalité :
3. Aux termes de l'article L. 2122-19 du code général des collectivités territoriales : " Le maire peut donner, sous sa surveillance et sa responsabilité, par arrêté, délégation de signature : / () 3° Aux responsables de services communaux. ".
4. La commune fait valoir que la directrice des ressources humaines de la collectivité, signataire de la décision du 3 juillet 2020 en litige portant placement de la requérante en disponibilité d'office, avait reçu délégation à cet effet consentie par un arrêté du maire de la commune n° 16-960 du 25 avril 2016. Cependant, il résulte des mentions de cet arrêté que l'autorité territoriale a limitativement énuméré les domaines pour lesquels il accordait une délégation de signature à l'intéressée, au nombre desquels ne figurent pas les décisions de placement en disponibilité d'office. A cet égard, si la délégation consentie pour " les retours PV comité médical et commission de réforme " habilite l'intéressée à signer les courriers de notification aux agents des avis rendus par l'une de ces instances médicales, elle ne saurait être regardée comme l'autorisant à édicter des décisions statuant sur la situation administrative des agents communaux après avis de celles-ci. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que la décision du 3 juillet 2020 en litige a été signée par une autorité incompétente pour ce faire.
5. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, la requérante est fondée à demander l'annulation de la décision du maire de Meaux du 3 juillet 2020 portant placement en disponibilité d'office.
En ce qui concerne l'arrêté du 20 juillet 2020 :
S'agissant du cadre du litige :
6. Il résulte des mentions mêmes de l'arrêté en litige que le maire de Meaux a placé la requérante en disponibilité d'office au motif de son inaptitude à ses fonctions et de l'expiration de ses droits à congés de maladie ordinaire. Premièrement, contrairement à ce que soutient la requérante, l'arrêté en litige n'a pas pour objet, ni pour effet d'opposer un refus de lui octroyer le bénéfice d'un congé pour imputabilité au service et notamment d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) ou de se prononcer sur une telle demande. Deuxièmement, il en est de même des allégations de la requérante selon lesquelles l'arrêté en litige comporte une décision de refus de la placer en congé de longue maladie, de procéder à son reclassement professionnel ou encore, de lui octroyer le bénéfice de la période de préparation au reclassement (PPR).
S'agissant de la légalité externe de l'arrêté du 20 juillet 2020 :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. () ", devant à cet effet être motivées les décisions qui " 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ".
8. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 que l'arrêté attaqué ne constitue pas une décision qui refuse un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, au sens des dispositions précitées. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté comme inopérant.
9. En second lieu, la requérante, en se bornant à soutenir que " rien n'indique que le comité médical ayant rendu l'avis en date du 10 juin 2020, mentionné dans les décisions litigieuses était régulièrement composé ", sans invoquer d'irrégularité précise, n'assortit pas le moyen qu'elle a entendu soulever de précision suffisante permettant d'en apprécier le sens et la portée. Par ailleurs, la requérante ne saurait utilement invoquer un défaut de saisine du comité médical pour avis sur une demande qu'elle aurait présentée pour l'octroi d'un congé de longue maladie (CLM), un tel vice étant insusceptible d'entacher d'irrégularité la procédure suivie pour le placement en disponibilité en litige. En tout état de cause, la requérante n'établit pas avoir formé une demande de CLM, en particulier pas par l'allusion confuse à une mention, figurant sur un arrêté datant du 7 novembre 2017, soit près de trois ans avant l'arrêté en litige, relative à une procédure alors engagée au titre d'une demande de congé de longue maladie. Le moyen tiré du vice de procédure ne peut ainsi qu'être écarté dans toutes ses branches.
S'agissant de la légalité interne de l'arrêté du 20 juillet 2020 :
10. En premier lieu, alors que la requérante soutient que l'arrêté attaqué doit s'analyser comme le refus illégal de lui octroyer le bénéfice d'un CITIS, celui-ci n'a pas pour objet un tel refus, ainsi qu'il a été indiqué au point 6. En tout état de cause, si l'intéressée se prévaut de deux courriers, du 9 janvier 2020 et 26 juin 2020, dans lesquels elle a demandé un CITIS, elle ne justifie pas les avoir transmis à l'administration, le second d'entre eux portant en outre sur une période antérieure d'un an à celle en litige. Au surplus, elle n'établit pas avoir adressé à l'administration, pour la période postérieure à l'expiration de la prise en charge de ses congés au titre de la législation sur les accidents et maladies imputables au service, le 14 janvier 2019, ni arrêts de travail dressés au titre de cette législation, ni éléments médicaux en ce sens, l'intéressée se bornant à produire à cet égard un certificat médical du 10 janvier 2020 dont elle ne justifie pas la transmission. Il s'ensuit que les moyens tirés d'erreurs de droit et d'appréciation, à raison de ce que son état de santé était imputable au service, qui sont inopérants, ne peuvent qu'être écartés.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 85-1 de la loi du 26 janvier 1984, dans sa version alors applicable : " Le fonctionnaire à l'égard duquel une procédure tendant à reconnaître son inaptitude à l'exercice de ses fonctions a été engagée a droit à une période de préparation au reclassement avec traitement d'une durée maximale d'un an. () ". Aux termes de l'article 2 du décret du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, dans sa rédaction issue du décret de 5 mars 2019 instituant une période de préparation au reclassement au profit des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'autorité territoriale ou le président du Centre national de la fonction publique territoriale ou le président du centre de gestion, après avis du comité médical, propose à l'intéressé une période de préparation au reclassement en application de l'article 85-1 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. L'agent est informé de son droit à une période de préparation au reclassement dès la réception de l'avis du comité médical, par l'autorité territoriale dont il relève. () ".
12. Ainsi qu'il a été indiqué au point 6, l'arrêté attaqué ne constitue pas un refus d'accorder à la requérante le bénéfice d'une période de préparation au reclassement (PPR). En tout état de cause, celle-ci, pour soutenir qu'un refus ne pouvait être opposé à une demande de PPR qu'elle aurait présentée, se borne à invoquer confusément " un avis favorable " du comité médical, et, au surplus, allègue avoir présenté une telle demande sans en justifier, par son courrier du 9 janvier 2020, précité, produit aux débats sans qu'il soit attesté de sa transmission à l'administration. Il s'ensuit que les moyens tirés d'erreurs de droit et d'appréciation, à raison de ce qu'elle aurait dû bénéficier d'une PPR, qui sont inopérants, ne peut qu'être écartés.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article 72 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, dans sa rédaction alors applicable : " () La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 57. () ". Le premier alinéa de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, hors cadres, de disponibilité et de congé parental des fonctionnaires territoriaux, dans sa rédaction applicable, dispose que : " La mise en disponibilité peut être prononcée d'office à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues aux articles 81 à 86 de la loi du 26 janvier 1984. () ".
14. Tout d'abord, alors que Mme A soutient qu'aucune recherche de reclassement n'a été réalisée, la commune de Meaux justifie avoir adressé à l'intéressée, en février et mai 2020, deux offres d'emploi, pour les postes d'agent d'accueil et de gestionnaire administratif et accueil, compatibles avec son état de santé, le comité médical ayant conclu, le 11 décembre 2019, à son aptitude pour exercer sur des postes sédentaires. En outre, la commune a veillé à ce que l'intéressée soit reçue par les services recruteurs, auxquels l'enjeu de reclassement avait été signalé. Par ailleurs, la circonstance alléguée que la commune n'aurait pas " communiqu[é] à la requérante les documents de nature à justifier la recherche d'une affectation la concernant et son infructuosité " est sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté, alors qu'au demeurant la requérante ne précise même pas la nature des documents en cause, ni ne justifie les avoir explicitement sollicités. Dans ces conditions, la requérante ne soutient pas utilement, par ses allégations, que ses droits à congé de maladie ordinaire n'étaient pas épuisés, motif de l'arrêté en litige, et qu'ainsi, le maire ne pouvait légalement la placer en disponibilité d'office.
15. Ensuite, en se bornant à indiquer, confusément, que son employeur n'aurait pas " instrui[t] " les demandes qu'elle allègue avoir présentées pour bénéficier d'un congé de longue maladie (CLM), d'une période de préparation au reclassement (PPR) ou encore d'un congé au titre de la législation sur les accidents et maladies imputables au service, la requérante n'invoque en tout état de cause aucun moyen de nature à contester le motif tiré de l'épuisement de ses droits à congé de maladie ordinaire. Au demeurant, ainsi qu'il a été indiqué aux points 9, 10 et 12, la requérante ne justifie pas avoir effectivement présenté de telles demandes, pour la période postérieure au 14 janvier 2019.
16. Enfin, si la requérante soutient qu'elle avait droit au bénéfice du maintien de son plein traitement jusqu'à son reclassement, elle n'assortit ses écritures d'aucune précision de nature à permettre au tribunal d'apprécier le moyen.
17. Il s'ensuit que la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté contesté serait entaché d'erreurs de fait, de droit et d'appréciation, à raison de ce que ses droits à congé de maladie n'étaient pas expirés et qu'elle avait droit au bénéfice du maintien de son plein traitement. Ces moyens doivent, par suite, être écartés.
18. En quatrième lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier, notamment pas des termes de l'arrêté en litige, qu'en édictant celui-ci, motif pris de l'épuisement des droits à congés de maladie ordinaire de Mme A, l'autorité territoriale se soit estimée liée par l'avis du comité médical, sans porter une appréciation sur la situation de la requérante. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
19. En dernier lieu, l'arrêté par lequel le maire de Meaux, en ayant placé Mme A en disponibilité d'office à raison de l'épuisement de ses droits à congés de maladie ordinaire, ne fait pas présumer une discrimination de l'intéressée à raison de son état de santé. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 doit, par suite, être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requérante, à fin d'annulation de l'arrêté du maire de Meaux du 20 juillet 2020, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
21. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
22. Eu égard à l'annulation de la décision du maire de Meaux du 3 juillet 2020 prononcée, et au rejet des conclusions à fin d'annulation de son arrêté du 20 juillet 2020, le présent jugement implique, seulement mais nécessairement, le retrait de la décision du 3 juillet 2020 du dossier administratif de Mme A. Il y a lieu d'enjoindre à la commune de Meaux d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
23. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
24. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Meaux une quelconque somme au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du maire de Meaux du 3 juillet 2020 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Meaux de procéder au retrait de la décision du maire de Meaux du 3 juillet 2020 du dossier administratif de Mme A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune de Meaux.
Délibéré après l'audience du 29 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 octobre 2022.
La rapporteure,
S. BLa présidente,
M. DLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026