mercredi 28 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2007397 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | RENET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 18 septembre 2020, 19 décembre 2020 et 28 novembre 2022, M. C A, représenté en dernier lieu par Me Renet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler la décision du 15 septembre 2020 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne aurait prononcé à son encontre une mesure d'éloignement et a fixé le pays à destination duquel il doit être reconduit en exécution d'une interdiction du territoire français d'une durée de cinq années prononcée par jugement du tribunal correctionnel de Bobigny du 11 mars 2019.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il a été pris en méconnaissance des dispositions des articles L. 121-1, L. 121-2 et
L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que le délai de
24 heures qui lui était imparti par le courrier du 14 septembre 2020 l'invitant à présenter ses observations et dont il n'a reçu notification que le 15 septembre 2020 n'était pas expiré et que le préfet n'a pas tenu compte des observations pertinentes qu'il a effectivement émises ;
- il est entaché d'erreur de fait en mentionnant qu'il fait l'objet d'une mesure d'interdiction judiciaire du territoire français d'une durée de cinq ans ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- le statut de réfugié dont il bénéficiait lui a été retiré, mais cette décision fait l'objet d'une instance en cours devant la Cour nationale du droit d'asile, de sorte que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'interdiction judiciaire du territoire français n'a pas été confirmée par la cour d'appel de Paris ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2022, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 30 novembre 2022 et en application des dispositions de l'article
R. 611-7 du code de justice administrative, les parties sont informées de ce que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office tirés :
- de ce que la requête est devenue sans objet dès lors qu'en prenant l'arrêté du
6 octobre 2020 portant obligation de quitter sans délai le territoire français dès que la Cour nationale du droit d'asile aura statué sur le recours de M. A, fixant le pays à destination duquel l'intéressé pourra être reconduit d'office et faisant interdiction de retour sur le territoire français, le préfet a implicitement mais nécessairement retiré la décision contestée ;
- en tout état de cause, de ce que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté attaqué, en tant qu'il édicterait une mesure d'éloignement autre que la décision fixant le pays de destination, sont irrecevables, dès lors que cet arrêté se borne à fixer le pays à destination duquel le requérant pourrait être renvoyé en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 avril 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Renet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que, par jugement du 11 mars 2019, le tribunal correctionnel de Bobigny a prononcé une peine d'interdiction du territoire français d'une durée de cinq ans à l'encontre de M. A, ressortissant sierra-léonais né le 15 novembre 1999. Le
2 avril 2020, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a par ailleurs mis fin au statut de réfugié de M. A. Au vu de ces décisions, le préfet de Seine-et-Marne a, par un arrêté du 15 septembre 2020, fixé le pays à destination duquel M. A pourra être reconduit d'office en exécution de l'interdiction judiciaire du territoire prononcée à son encontre. Par la requête susvisée, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
2. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de l'infirmation, le 2 juillet 2019, par la cour d'appel de Paris, de l'interdiction judiciaire du territoire français infligée au requérant, le préfet de Seine-et-Marne a, par un arrêté du 6 octobre 2020, obligé l'intéressé à quitter sans délai le territoire français dès que la Cour nationale du droit d'asile aura statué sur son recours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans. Cet arrêté retire, implicitement mais nécessairement, l'arrêté du 15 septembre 2020 attaqué, qui n'a reçu aucun début d'exécution. Par suite, la requête est devenue sans objet.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de
Seine-et-Marne.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Ledamoisel, présidente,
M. Christophe Freydefont, premier conseiller,
Mme Norval-Grivet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2022.
La présidente-rapporteure,
C. BL'assesseur le plus ancien,
C. FreydefontLa greffière
O. Dusautois
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026