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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2007643

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2007643

vendredi 9 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2007643
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCABINET ARCO-LEGAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 septembre 2020, la commune de Pontault-Combault, représentée par Me Garrigues, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté interministériel en date du 7 juillet 2020, en tant qu'il refuse de reconnaitre la commune de Pontault-Combault en état de catastrophe naturelle au titre des mouvements de terrain différentiels relatifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019 ;

2°) d'enjoindre à l'Etat de réexaminer sa demande à ce titre dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Pontault-Combault soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- il est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas justifié de la composition régulière de la commission interministérielle relative aux dégâts non assurables causés par les catastrophes naturelles au regard de la circulaire interministérielle n°84-90 du 27 mars 1984, alors qu'un tel vice est de nature à priver la commune d'une garantie ;

- l'arrêté est entaché d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de droit au regard des dispositions du 3ème alinéa de l'article L. 125-1 du code des assurances faute pour le ministre d'avoir pu se fonder sur une étude préalable basée sur des connaissances scientifiques et des données précises qui justifierait de l'absence d'anormalité du phénomène naturel en cause alors qu'il est établi, au vu des nombreux désordres constatés, que les mouvements de terrain ont eu une intensité anormale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2022, le ministre de l'intérieur et des Outre-mer, représenté par Me Fergon, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3000 euros soit mise à la charge de la commune de Pontault-Combault au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés à l'appui de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- la loi n° 82-600 du 13 juillet 1982 relative à l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelles ;

- le décret n°2005-850 du 27 juillet 2005;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D,

- et les conclusions de Mme Vergnaud, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 6 avril 2020, la commune de Pontault-Combault a, sur le fondement des dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances, déposé une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Par un arrêté interministériel du 7 juillet 2020, le ministre de l'économie, des finances et de la relance, le ministre de l'intérieur et le ministre de délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargé des comptes publics, ont fixé la liste des communes pour lesquelles a été constaté l'état de catastrophe naturelle au titre des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols pour l'année 2019, au nombre desquelles ne figure pas la commune de Pontault-Combault. Cet arrêté a été publié au Journal officiel de la République française le

29 juillet 2020 et notifié à la commune par une lettre du préfet de Seine-et-Marne du même jour. Eu égard à l'ensemble de ses écritures, la commune de Pontault-Combault doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté interministériel du 7 juillet 2020 en tant qu'il rejette la demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle qu'elle a présentée au regard du phénomène de mouvement de terrains différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols entre le 1er janvier et le 31 décembre 2019.

Sur les conclusions à fin d'annulation:

En ce qui concerne la légalité externe:

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 125-1 du code des assurances, dans sa version applicable à la date de l'arrêté en litige : " () L'état de catastrophe naturelle est constaté par arrêté interministériel () ".

3. Aux termes de l'article 1er du décret n°2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement: "A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / 1° Les secrétaires généraux des ministères, les directeurs d'administration centrale, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au premier alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé et les chefs des services que le décret d'organisation du ministère rattache directement au ministre ou au secrétaire d'Etat ; / 2° Les chefs de service, directeurs adjoints, sous-directeurs, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au deuxième alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé ainsi que les hauts fonctionnaires et les hauts fonctionnaires adjoints mentionnés aux articles R. 1143-1 et R. 1143-2 du code de la

défense ()".

4. Il résulte de ces dispositions que les directeurs d'administration centrale et les sous-directeurs peuvent signer, à compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française (JORF) de l'acte les nommant dans leurs fonctions, au nom du ministre, l'ensemble des actes relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité. L'arrêté du

7 juillet 2020 a été signé par M. A G, M. E C et M. F B. M. A G a été nommé directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises par décret du 17 juillet 2019, publié au Journal officiel le lendemain. La direction de la sécurité civile dispose notamment des attributions prévues par l'article 10 de l'arrêté du 18 juin 2018, aux termes duquel, notamment " () Elle est chargée de la mise en œuvre de la procédure des catastrophes naturelles ()". M. E C a été renouvelé au poste de sous-directeur des assurances au sein du ministère de l'économie et des finances par arrêté du 10 décembre 2018, publié au Journal officiel le 12 décembre 2018. La sous-direction des assurances comprend, selon l'article 4 de l'arrêté du 13 février 2018 portant organisation de la direction générale du Trésor, un bureau des marchés et produits d'assurance, lequel élabore la réglementation et instruit les dossiers d'indemnisation des catastrophes naturelles. Enfin, M. F B a été nommé sous-directeur, par intérim, chargé de la cinquième sous-direction à la direction du budget, par arrêté du 26 février 2020 publié au Journal officiel du 4 mars 2020. La cinquième sous-direction de la direction du budget comporte notamment comme attributions aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 18 décembre 2019 portant organisation de cette direction, les budgets de la défense, de la sécurité et de l'administration gouvernementale, générale et territoriale de l'Etat. En outre cette sous-direction "assure la synthèse des travaux budgétaires relatifs aux ministères ou aux organismes chargés () de l'intérieur, des services du Premier ministre et des collectivités locales. Elle suit les questions relatives aux administrations publiques locales et aux relations entre l'Etat et les collectivités locales". Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence des signataires de l'arrêté du 7 juillet 2020 doit être écarté.

5. En second lieu, la commune requérante fait valoir qu'aux termes de la circulaire n°84-90 du 27 mars 1984, la commission interministérielle relative aux dégâts non assurables causés par les catastrophes naturelles, qui a été instituée pour donner aux ministres compétents un avis sur les demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle dont ils sont saisis, doit être composée d'un représentant de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises du ministère de l'intérieur, d'un représentant de la direction générale de l'outre-mer du ministère de l'outre-mer si un territoire ultra-marin est concerné, d'un représentant de la direction générale du trésor du ministère de l'économie et des finances, d'un représentant de la direction du budget du ministère de l'action et des comptes publics, d'un représentant de la caisse centrale de réassurance, et d'experts spécialisés en fonction des phénomènes étudiés en commission, désignés par le ministère de la transition écologique et solidaire. Elle soutient également qu'il n'est pas établi que la composition de la commission était conforme à ces termes et que ce vice était de nature à la priver d'une garantie.

6. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et plus particulièrement de la feuille d'émargement de la séance du 30 juin 2020 de la commission interministérielle relative à l'indemnisation des victimes des catastrophes naturelles, produite en défense, que celle-ci était composée de trois représentants de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises du ministère de l'intérieur, d'un représentant de la direction générale du trésor du ministère de l'économie, des finances et de la relance, de deux représentants de la direction générale de la prévention des risques du ministère de la transition écologique et solidaire, de trois représentants de la caisse centrale de réassurance et d'un représentant de la direction générale de l'Outre-Mer du ministère des Outre-mer. La commune, qui n'a pas répliqué, n'explique pas en quoi cette composition ne serait pas conforme aux termes de la circulaire n°84-90 du 27 mars 1984, ni à plus forte raison en quoi elle la priverait d'une garantie. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité interne:

7. Aux termes de l'article L. 125-1 du code des assurances, dans sa version applicable à la date de l'arrêté litigieux : " Les contrats d'assurance, souscrits par toute personne physique ou morale autre que l'Etat et garantissant les dommages d'incendie ou tous autres dommages à des biens situés en France, ainsi que les dommages aux corps de véhicules terrestres à moteur, ouvrent droit à la garantie de l'assuré contre les effets des catastrophes naturelles, dont ceux des affaissements de terrain dus à des cavités souterraines et à des marnières sur les biens faisant l'objet de tels contrats. / En outre, si l'assuré est couvert contre les pertes d'exploitation, cette garantie est étendue aux effets des catastrophes naturelles, dans les conditions prévues au contrat correspondant. / Sont considérés comme les effets des catastrophes naturelles, au sens du présent chapitre, les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l'intensité anormale d'un agent naturel, lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n'ont pu empêcher leur survenance ou n'ont pu être prises. / L'état de catastrophe naturelle est constaté par arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s'est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages résultant de celle-ci couverts par la garantie visée au premier alinéa du présent article. Cet arrêté précise, pour chaque commune ayant demandé la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, la décision des ministres () ".

8. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 125-1 du code des assurances que l'état de catastrophe naturelle n'est constaté par arrêté interministériel que dans le cas où les dommages qui résultent de cette catastrophe ont eu pour cause déterminante l'intensité anormale de l'agent naturel en cause. Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que l'autorité ministérielle compétente détermine une méthodologie et des critères lui permettant d'apprécier de façon objective la situation de chaque commune, dès lors que ces critères, qui peuvent évoluer compte tenu de l'état des connaissances scientifiques, sont en adéquation avec les objectifs fixés par la législation.

9. Pour instruire les demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle à raison des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, les ministres se sont fondés sur deux critères cumulatifs, un critère géologique et un critère hydrométéorologique examinés au regard des études réalisées par Météo France pour les données météorologiques, et par le bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) pour les données géologiques. Aux termes de cette méthode, le critère géologique est rempli lorsqu'au moins 3% du territoire communal est composé de sols sensibles aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols. S'agissant du critère hydrométéorologique, Météo France, utilisant l'ensemble des données météorologiques et hydrologiques à l'échelle intercommunale, modélise le bilan hydrique de l'ensemble du territoire français à l'aide d'une grille composée d'un maillage de plus de 8 981 mailles, chacune ayant huit kilomètres de côté. La variable hydrométéorologique prise en compte est le niveau d'humidité des sols superficiels. Un épisode de sécheresse géotechnique est qualifié d'anormal lorsque le niveau d'humidité constaté fait état d'une durée de retour supérieure ou égale à 25 ans. Il est analysé pour chaque saison de l'année : hiver (du 1er janvier au 31 mars), printemps (du

1er avril au 30 juin), été (du 1er juillet au 30 septembre) et automne (du 1er octobre au

31 décembre). La méthode mise en œuvre pour caractériser le niveau d'humidité des sols superficiel est détaillée dans la circulaire n°INTE1911312C. Sur la base de données recueillies et traitées par un modèle hydrométéorologique, Météo-France établit un indice d'humidité des sols superficiel. Si l'indice est proche de 1, le sol est considéré comme humide. À l'inverse, une valeur proche de 0 révèle un sol sec. Les communes sont reconnues pour une saison entière. Pour chaque saison de l'année (hiver, printemps, été, automne), l'autorité administrative retient l'indicateur d'humidité des sols présentant la durée de retour la plus élevée. C'est l'indicateur correspondant à la durée de retour la plus élevée de la saison qui est repris dans les éléments de motivation notifiés aux communes. Les communes sont reconnues dans leur ensemble même si une partie seulement de leur territoire est touchée par un épisode de sécheresse-réhydratation anormal. Dès lors que le critère est établi pour une maille couvrant une partie du territoire communal, il est considéré comme rempli pour l'ensemble de la commune, là où les périodes de reconnaissance retenues sont trimestrielles afin de tenir compte de la cinétique lente de la sécheresse-réhydratation des sols dont les effets se révèlent progressivement sur plusieurs mois. Lorsqu'une commune ne réunit pas les critères météorologiques et géotechniques et voit sa demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle rejetée, les dates retenues par l'arrêté sont les dates de reconnaissance qui ont été sollicitées.

10. Dans le cas présent, si, s'agissant du critère géotechnique, le territoire de la commune de Pontault-Combault est composé de 91,79 % de sols sensibles à l'aléa sécheresse et réhydratation des argiles, il ressort toutefois du plan des mailles météorologiques, s'agissant du critère hydrométéorologique, que le territoire de la commune requérante correspond aux mailles n°1566 et 1682. Or, il ressort de la grille d'analyse des données techniques, élaborée à partir du rapport de Météo-France du 26 février 2020, que pour la maille 1566, Météo-France a constaté des indicateurs d'humidité de 1,047 caractérisant une durée de retour de 5 années s'agissant de la sécheresse hivernale, de 0,761 caractérisant une durée de retour de 2 années s'agissant de la sécheresse printanière, de 0,171 caractérisant une durée de retour de 3 années s'agissant de la sécheresse estivale, et de 0,429 caractérisant une durée de retour d'une année s'agissant de la sécheresse automnale. Pour la maille 1682, Météo-France a constaté des indicateurs d'humidité de 0,888 caractérisant une durée de retour de 2 années s'agissant de la sécheresse hivernale, de 0,873 caractérisant une durée de retour de 2 années s'agissant de la sécheresse printanière, de 0,173 caractérisant une durée de retour de 5 années s'agissant de la sécheresse estivale, et 0,296 caractérisant une durée de retour d'une année s'agissant de la sécheresse automnale. Il résulte de ces éléments qu'aucune durée de retour supérieure ou égale à 25 années n'a été constatée pour l'ensemble des indicateurs d'humidité des deux mailles recouvrant le territoire de la commune requérante. Par suite, le caractère exceptionnel ou anormal de l'intensité du phénomène de sécheresse invoqué par celle-ci n'est pas établi et c'est sans entacher leur arrêté d'erreur d'appréciation que le ministre de l'économie, des finances et de la relance, le ministre de l'intérieur, et le ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargé des comptes publics, ont rejeté la demande de la commune de Pontault-Combault.

11. Il résulte de tout ce qui précède que la commune de Pontault-Combault n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté interministériel du 7 juillet 2020 refusant de reconnaître l'état de catastrophe naturelle au titre de la sécheresse et de la réhydratation des sols de la commune de Pontault-Combault pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019 est illégal et doit être annulé. Par suite, les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction:

12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à la commune de Pontault-Combault, la somme qu'elle lui réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Pontault-Combault une somme de 1 000 euros au titre de ces mêmes frais exposés par l'Etat.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la commune de Pontault-Combault est rejetée.

Article 2: La commune de Pontault-Combault versera à l'Etat une somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Pontault-Combault et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Lalande, président,

M. Allègre, premier conseiller,

M. Dumas, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2022.

Le rapporteur,

M. DUMAS Le président,

D. LALANDE

La greffière,

C. KIFFER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2007643

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