vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2008003 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GOMME ET BOUMAIZA |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance en date du 6 octobre 2020, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par la SELARL Garnier Guillouët, agissant en qualité de liquidateur de la société Myr Ambulances.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 août 2020 et 3 novembre 2022, la SELARL Garnier Guillouët, agissant en qualité de liquidateur de la société Myr Ambulances, représentée par Me Boumaiza, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 février 2020 par lequel le directeur général de l'agence régionale de santé d'Ile-de-France a prononcé le retrait de l'agrément d'entreprise de transports sanitaires qui avait été délivré à la société Myr Ambulances ;
2°) de lui allouer une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision de transfert sur laquelle est fondée la décision en litige :
- a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que les prescriptions prévues par les articles 6 et 7 du décret n° 87-964 du 30 novembre 1987 n'ont pas été respectées ;
- est entachée d'illégalité en ce que ce transfert n'a pas été autorisé par le liquidateur de la société requérante ni par le juge commissaire à la liquidation judiciaire ;
- est entachée d'illégalité en ce qu'elle a été notifiée à l'ancien gérant de la société Myr Ambulances et non à son liquidateur judiciaire.
Par une ordonnance du 25 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 novembre 2022.
La SELARL Garnier Guillouët, agissant en qualité de liquidateur de la société Myr Ambulances, a présenté un mémoire, enregistré le 24 avril 2024.
L'agence régionale de santé d'Ile-de-France, représentée par son directeur général, a présenté un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Timothée Gallaud, président-rapporteur,
- et les conclusions de M. Cyril Dayon, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 21 février 2020, le directeur général de l'agence régionale de santé d'Île-de-France a retiré l'agrément d'entreprise de transport sanitaire qui avait été délivré à la société Myr Ambulances. La SELARL Garnier Guillouët, agissant en qualité de liquidateur de la société Myr Ambulances, demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
2. D'une part, aux termes de l'article L. 6312-2 du code de la santé publique : " Toute personne effectuant un transport sanitaire doit avoir été préalablement agréée par le directeur général de l'agence régionale de santé () ". L'article L. 6312-4 du même code dispose que : " I. - Dans chaque département, la mise en service par les personnes mentionnées à l'article L. 6312-2 de véhicules affectés aux transports sanitaires terrestres, hors véhicules exclusivement affectés aux transports effectués dans le cadre de l'aide médicale urgente, est soumise à l'autorisation du directeur général de l'agence régionale de santé. / Aucune autorisation n'est délivrée si le nombre de véhicules déjà en service égale ou excède un nombre fixé en fonction des besoins sanitaires de la population. / II. - La mise en service par les personnes mentionnées à l'article L. 6312-2 de véhicules exclusivement affectés aux transports effectués dans le cadre de l'aide médicale urgente est soumise à l'autorisation du directeur général de l'agence régionale de santé visant à assurer le respect des caractéristiques exigées pour les véhicules affectés aux transports sanitaires terrestres. / III. - Le retrait d'agrément peut être prononcé à l'encontre de toute personne qui a mis ou maintenu en service un véhicule sans autorisation. ". Aux termes de l'article L. 6312-5 de ce code : " Sont déterminées par décret en Conseil d'Etat : / -les conditions d'agrément de toute personne effectuant un transport sanitaire prévu à l'article L. 6312-2 ; / -les conditions dans lesquelles le nombre théorique de véhicules mentionné à l'article L. 6312-4 est fixé, ainsi que les conditions de délivrance, de transfert et de retrait des autorisations de mise en service, notamment au regard de l'agrément ; / () / ; -les modalités de délivrance par l'agence régionale de santé aux personnes mentionnées à l'article L. 6312-2 de l'agrément pour effectuer des transports sanitaires ainsi que les modalités de son retrait ; / () ".
3. Il résulte des dispositions citées ci-dessus du code de la santé publique et des dispositions réglementaires prises pour leur application qu'une décision de transfert d'une autorisation de mise en service d'un véhicule affecté aux transports sanitaires terrestres ne constitue pas la base légale d'une décision par laquelle l'autorité compétente retire un agrément qui a été accordé pour effectuer des transports sanitaires, une telle décision de retrait ne pouvant pas davantage être regardée comme étant prise pour l'application d'une décision de transfert d'autorisation de mise en service. Par suite, il ne peut être excipé de l'illégalité d'une telle décision de transfert au soutien d'un recours dirigé contre une décision de retrait d'agrément.
4. Pour contester la légalité de l'arrêté du 21 février 2020 par lequel le directeur général de l'agence régionale de santé d'Île-de-France a retiré l'agrément d'entreprise de transport sanitaire qui avait été délivré à la société Myr Ambulances, la SELARL Garnier Guillouët, agissant en qualité de liquidateur de la société Myr Ambulances, se borne à soutenir, par la voie de l'exception, que la décision de transfert de l'autorisation de mise en service d'un véhicule à une autre société, dont fait état cet arrêté est entachée d'illégalité pour plusieurs motifs. Compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus, la société requérante n'est pas fondée à exciper ainsi de l'illégalité de cette décision de transfert, distincte de la décision de retrait dont elle demande l'annulation.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de la SELARL Garnier Guillouët, agissant en qualité de liquidateur de la société Myr Ambulances, doit être rejetée, y compris, en tout état de cause, les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SELARL Garnier Guillouët, agissant en qualité de liquidateur de la société Myr Ambulances, est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SELARL Garnier Guillouët, agissant en qualité de liquidateur de la société Myr Ambulances, et à l'agence régionale de santé d'Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 3 mai 2024 à laquelle siégeaient :
M. Timothée Gallaud, président,
Mme Félicie Bouchet, première conseillère,
M. Dominique Binet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2024.
Le président-rapporteur,
T. GallaudL'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
F. Bouchet
La greffière,
L. Potin
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et de la prévention en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026