vendredi 12 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2008518 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | NGALAKO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 octobre 2020 et 29 avril 2021, la société Actif Propreté et Service 77, représentée par Me Ngalako, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 28 juin 2019 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis à sa charge la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail pour un montant de 21 420 euros et la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement d'un étranger dans son pays d'origine pour un montant de 7 659 euros,
2°) d'annuler les titres de perception émis les 17 et 18 décembre 2019 pour avoir paiement de ces sommes ;
3°) subsidiairement, de moduler le montant de ces contributions en litige ;
4°) de condamner l'OFII à lui verser à la société une somme de 10 000 euros à titre de dommages intérêts ;
5°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision de sanction en litige a été signée par une autorité incompétente ;
- cette décision a été prise en méconnaissance du principe du respect des droits de la défense ;
- la matérialité des faits sur lesquels repose cette décision n'est pas établie ;
- le principe de proportionnalité des peines a été méconnue ;
- les titres de perception sont entachés d'incompétence ;
- ils sont irréguliers en l'absence de signature :
- ils sont insuffisamment motivés ;
- ils ont été pris en méconnaissance du principe du respect des droits de la défense ;
- la matérialité des faits sur laquelle repose ces titres n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration, représenté par son directeur général en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre les titres de perception sont irrecevables faute de production du verso des titres en litige ;
- les moyens soulevés par la société Actif Propreté et Service 77 ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'indemnisation présentées par la société Actif Propreté et Service 77.
La société Actif Propreté et Service 77 a présenté des observations en réponse à cette communication, enregistrées le 19 janvier 2023.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé, d'une part sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête compte tenu de sa tardiveté et, d'autre part, sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la société requérante n'est pas recevable, compte tenu du caractère définitif de la décision du 28 juin 2019, à se prévaloir d'un vice tenant à la régularité de la procédure ayant précédé son édiction.
La société Actif Propreté et Service 77 a présenté des observations en réponse à cette communication, enregistrées le 11 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Timothée Gallaud, président,
- et les conclusions de Mme Sophie Delormas, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. A l'occasion d'une opération effectuée le 25 juin 2018, les services de la gendarmerie nationale ont procédé au contrôle d'un véhicule sérigraphié " Actif Propreté et Service 77 " appartenant à la société Actif Propreté et Service 77 avec à son bord deux ressortissants sénégalais et un ressortissante nigériane, dépourvus de titre les autorisant à travailler et séjourner en France et déclarés par la société. Par une décision du 28 juin 2019, le directeur général de l'OFII lui a appliqué à ladite société la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail pour un montant de 21 420 euros et la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un montant de 7 959 euros. En application de cette décision, deux titres de perception ont été émis les 17 et 18 décembre 2019 pour un montant total de 29 079 euros. La société requérante demande l'annulation de la décision du directeur général de l'OFII du 28 juin 2019 et des titres de perception des 17 et 18 décembre 2019, ainsi que la condamnation de l'OFII à lui verser à la société une somme de 10 000 euros à titre de dommages intérêts.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du directeur général de l'OFII :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ", et aux termes de l'article R. 421-5 de ce même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. Il résulte de l'instruction que la décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 28 juin 2019 a été adressé par lettre recommandée avec accusé de réception présenté à la société requérante le 1er juillet 2019, qui a été retourné avec la mention " pli avisé non réclamé ". Si la société requérante soutient qu'elle n'a pris connaissance de cette décision qu'à son retour des congés annuels au mois de septembre 2019, une telle circonstance est sans incidence sur le point de départ du délai de recours contentieux, dès lors qu'en cas de retour à l'administration du pli recommandé contenant la décision, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle ce pli a été présenté à l'adresse de l'intéressé. En outre, si la société requérante soutient que le pli qui lui a été adressé pour lui communiquer cette décision ne contenait pas, contrairement à ce qui est mentionné à son recto, l'indication des voies et délais de recours à son verso, elle n'établit pas avoir fait les diligences nécessaires pour en connaître le contenu, de sorte que le délai de recours imparti par dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative lui est opposable. Enfin, la circonstance qu'une copie de la décision contestée a été de nouveau adressée par les services de l'OFII à la société par courrier simple le 20 août 2019 n'est pas de nature à avoir prorogé le délai de recours contentieux.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées le
21 octobre 2020 à l'encontre de la décision du directeur général de l'OFII sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation des titres de perception :
En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée par l'OFII :
5. Il résulte de l'instruction que la société Actif Propreté et Service 77 a produit, dans son mémoire complémentaire enregistré le 29 avril 2021, l'intégralité des titres de perception en litige. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par l'OFII ne peut, en tout état de cause, qu'être écartée.
S'agissant du titre de perception émis le 18 décembre 2019 :
6. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et
l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de
celui-ci. / (). ". Aux termes du B du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010, de finances rectificative pour 2010 : " Pour l'application de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration aux titres de perception délivrés par l'État en application de l'article
L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'État ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation. ". Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de perception individuel délivré par l'Etat doit mentionner les nom, prénom et qualité de l'auteur de cette décision et, d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier, en cas de contestation, que l'état revêtu de la formule exécutoire comporte la signature de cet auteur. Ces dispositions n'imposent pas, en revanche, de faire figurer sur cet état les nom, prénom et qualité du signataire.
7. Il résulte de l'instruction que l'état récapitulatif de créances pour mise en recouvrement du titre de perception du 18 décembre 2019 produit par l'OFII ne comporte pas la signature de son auteur. Dans ces conditions, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, la société requérante est fondée à demander l'annulation de ce titre de perception émis pour avoir paiement de la contribution spéciale mise à sa charge par l'OFII.
S'agissant du titre de perception émis le 17 décembre 2019 :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 5223-2 du code du travail, en vigueur à la date de l'émission du titre exécutoire en litige : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration est un établissement public administratif de l'Etat. ". Aux termes de l'article
R. 5223-4 du même code, dans sa rédaction alors applicable : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration est placé sous la tutelle des ministres chargés de l'immigration et de l'intégration. ". Aux termes de l'article R. 5223-24 du même code : " Le directeur général est ordonnateur secondaire à vocation nationale pour l'émission des titres de perception relatifs à la contribution spéciale mentionnée à l'article L. 8253-1 et de ceux relatifs à la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine mentionnée à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit
d'asile. ".
9. Il résulte de la combinaison de ces dispositions avec celles de l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'ordonnateur de la contribution spéciale et de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine est l'Etat qui, à ce titre, émet et liquide les titres de perception relatifs à ces contributions, dont le recouvrement est assuré par le comptable public compétent. Il en résulte également que l'OFII étant un établissement public de l'Etat placé sous la tutelle des ministres chargés de l'immigration et de l'intégration, ces derniers sont, au nom de l'Etat, ordonnateurs de ces contributions, le directeur général de cet établissement n'étant désigné qu'ordonnateur secondaire à vocation nationale pour l'émission de ces titres de perception.
10. Il résulte de l'instruction que le titre de perception en litige a été émis par
M. A B, nommé directeur de l'évaluation de la performance, de l'achat, des finances et de l'immobilier du ministère de l'intérieur à compter du 19 septembre 2016 par décret du
15 septembre 2016, régulièrement publié au Journal officiel de la République française du
15 septembre 2016. En cette qualité, M. B avait compétence, en vertu du 1° de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 pour signer un tel acte au nom du ministre de l'intérieur.
11. En deuxième lieu, il ressort de l'examen de l'état récapitulatif de créances pour mise en recouvrement du titre de perception du 17 décembre 2019 produit par l'OFII que celui-ci comporte la signature de son auteur, conformément aux dispositions citées au point 7.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 :
" () Toute créance liquidée faisant l'objet () d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". En application de ces dispositions, un titre de perception doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
13. Le titre de perception du 17 décembre 2019 relatif à la contribution relatif à la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine d'un montant de 7 659 euros mentionne la décision n° 190194 du 28 juin 2019 ainsi que les articles L. 626-1 et R. 626-1 du code du travail et les arrêtés du 5 décembre 2006 dont celui relatif au montant de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement, et précise le nom du salarié en cause. Ces mentions satisfont aux exigences des dispositions citées ci-dessus de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012.
14. En quatrième lieu, si le destinataire d'un titre de perception est recevable à contester, à l'appui de son recours par voie d'action contre ce titre de perception, et dans un délai de
deux mois suivant la notification de ce dernier, le bien-fondé de la créance correspondante, alors même que la décision initiale constatant et liquidant cette créance est devenue définitive, il n'est pas recevable à contester les vices propres à cette décision. Au regard de ce qui a été dit au
point 4, la société requérante n'est pas recevable, compte tenu du caractère définitif de la décision du 28 juin 2019, à se prévaloir du vice de procédure dont cette décision serait entachée. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision du directeur général de l'OFII a été pris au terme d'une procédure irrégulière ne peut qu'être écarté.
15. En cinquième lieu, il résulte des dispositions des articles L. 8253-1 du code du travail et L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aujourd'hui codifié aux articles L. 822-2 et L. 822-3 du même code que les contributions qu'ils prévoient ont pour objet de sanctionner les faits d'emploi d'un travailleur étranger séjournant irrégulièrement sur le territoire français ou démuni de titre l'autorisant à exercer une activité salariée, sans qu'un élément intentionnel soit nécessaire à la caractérisation du manquement. Toutefois, un employeur ne saurait être sanctionné sur le fondement de ces articles lorsque tout à la fois, d'une part, et sauf à ce que le salarié ait justifié avoir la nationalité française, il s'est acquitté des obligations qui lui incombent en vertu de l'article L. 5221-8 du code du travail et, d'autre part, il n'était pas en mesure de savoir que les documents qui lui étaient présentés revêtaient un caractère frauduleux ou procédaient d'une usurpation d'identité. En outre, lorsqu'un salarié s'est prévalu lors de son embauche de la nationalité française ou de sa qualité de ressortissant d'un Etat pour lequel une autorisation de travail n'est pas exigée, l'employeur ne peut être sanctionné s'il s'est assuré que ce salarié disposait d'un document d'identité de nature à en justifier et s'il n'était pas en mesure de savoir que ce document revêtait un caractère frauduleux ou procédait d'une usurpation d'identité.
16. Si la société Actif Propreté et Service 77 soutient qu'elle a été abusée par la production d'un passeport espagnol et de deux titres de séjour falsifiés et usurpés, il résulte de l'instruction, d'une part, qu'elle n'a procédé à aucune vérification du document d'identité espagnol alors que la photographie qu'il comportait était différente de celle du salarié concerné et que son caractère frauduleux était ainsi aisément décelable et, d'autre part, qu'elle ne s'est pas acquittée des diligences prévues à l'article L. 5221-8 du code du travail. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à contester le bien-fondé de la contribution en litige.
17. En sixième et dernier lieu, si la société requérante se prévaut du caractère disproportionné de la sanction, elle ne justifie, en tout état de cause, d'aucune circonstance particulière au soutien de cette allégation.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la société Actif propreté et services n'est pas fondée à demander l'annulation du titre de perception émis le 18 décembre pour avoir paiement de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement d'un étranger dans son pays d'origine mise à sa charge par le directeur général de l'OFII.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
19. L'article R. 421 1 du code de justice administrative prévoit que : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
20. La société requérante, qui demande que l'OFII soit condamné à lui verser la somme de 10 000 euros, ne justifie pas avoir saisi l'administration d'une demande présentée en ce sens propre à faire naître une décision. Dans ces conditions, ces conclusions ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées comme irrecevables.
Sur les frais liés au litige :
21. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande la société Actif propreté et services 77 au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le titre de perception émis le 18 décembre 2019 pour avoir paiement de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail mise à la charge de la société Actif Propreté et Service 77 est annulé.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Actif Propreté et Service 77, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie pour information en sera transmise au directeur départemental des finances publiques de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 21 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Timothée Gallaud, président,
Mme Aurore Perrin, première conseillère,
Mme Félicie Bouchet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2023.
Le président-rapporteur,
T. GallaudL'assesseur la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
A. Perrin
La greffière,
O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026