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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2009117

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2009117

mercredi 12 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2009117
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre DALO
Avocat requérantBENIFLA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés, les 7 novembre 2020, 18 décembre 2020 et 13 avril 2022, M. D, représenté par Me Benifla, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 15 octobre 2020 par laquelle la commission de médiation du Val-de-Marne a rejeté son recours gracieux à l'encontre de la décision du 27 août 2020 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande, ainsi que de cette décision initiale ;

2°) d'enjoindre à la commission de médiation du Val-de-Marne, ou à toute autre commission territorialement compétente à la date du jugement à intervenir, de reconnaitre le caractère prioritaire de sa demande et, à défaut, de procéder à un nouvel examen de celle-ci sous astreinte de 50 euros par jour de retard en application des articles L 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;

3°) de condamner l'Etat à verser à Me Benifla la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée et étant précisé qu'en tout état de cause la condamnation ne saurait être une somme inférieure à la part contributive de l'État majorée de 50%.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un vice de procédure en raison de l'irrégularité de la composition de la commission de médiation ;

- elle est dépourvue de motivation ;

- la commission n'a pas effectué un examen réel est sérieux de sa situation ;

- la décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- son logement est indécent ;

- cette indécence est constatée par le service d'hygiène et de santé dans un rapport du 16 mars 2020.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2022, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la commission a motivé sa décision et a précisé les différentes considérations de fait et de droit fondant son refus ;

- le requérant n'a pas apporté d'éléments probants permettant à la commission de se prononcer sur le caractère non décent de son logement ;

- un logement de type T3 correspondant à ses besoins et capacités lui a été proposé le 5 novembre 2019 ;

- il a refusé cette proposition à cause de son environnement.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 janvier 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A, premier vice-président pour statuer sur les litiges relevant du droit au logement opposable, en application de l'article R.222-13 (1°) du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, et en application de l'article L. 732-1 du code de justice administrative, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu à l'audience publique, le rapport de M. A, les parties n'y étant ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée après appel de l'affaire à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. D a présenté devant la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne un recours amiable enregistré le 22 mai 2020 tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue prioritaire et urgente sur le fondement des dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Par une décision du 27 août 2020, cette commission de médiation a rejeté son recours. M. D a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, enregistré le 1er octobre 2020, qui a été rejeté par une décision 15 octobre 2020. Dans le cadre de la présente instance M. D doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler ces décisions.

En ce qui concerne la légalité externe :

2. Chacune des deux décisions attaquées comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est donc suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

3. Si M. D conteste la régularité de la composition de la commission de médiation du Val-de-Marne, il n'apporte toutefois aucun élément à l'appui de ce moyen et n'a pas sollicité la communication du procès-verbal de la commission afin de s'assurer de la composition de celle-ci. Dès lors, M. D ne saurait être regardé comme assortissant ce moyen de précisions suffisantes pour permettre au Tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de médiation du Val-de-Marne est irrecevable et ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la légalité interne :

4. D'une part, aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant [] est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. ". Cet article L. 441-2-3 prévoit : " (). II.- La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap. Elle peut aussi être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur ou une personne à sa charge est logé dans un logement non adapté à son handicap, au sens du même article L. 114. /(). Dans un délai fixé par décret, la commission de médiation désigne les demandeurs qu'elle reconnaît prioritaires et auxquels un logement doit être attribué en urgence. Elle détermine pour chaque demandeur, en tenant compte de ses besoins et de ses capacités, les caractéristiques de ce logement, ainsi que, le cas échéant, les mesures de diagnostic ou d'accompagnement social nécessaires. /(). Elle notifie par écrit au demandeur sa décision qui doit être motivée. Elle peut faire toute proposition d'orientation des demandes qu'elle ne juge pas prioritaires. /(). ".

5. D'autre part, aux termes de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département ou en Ile-de-France dans la région. Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : - ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; - être dépourvues de logement. Le cas échéant, la commission apprécie la situation du demandeur logé ou hébergé par ses ascendants en tenant notamment compte de son degré d'autonomie, de son âge, de sa situation familiale et des conditions de fait de la cohabitation portées à sa connaissance ; - être logées dans des locaux impropres à l'habitation, ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Le cas échéant, la commission tient compte des droits à hébergement ou à relogement auxquels le demandeur peut prétendre en application des dispositions des articles L. 521-1 et suivants, des articles L. 314-1 et suivants du code de l'urbanisme ou de toute autre disposition ouvrant au demandeur un droit à relogement ; - avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; - être hébergées dans une structure d'hébergement ou une résidence hôtelière à vocation sociale de façon continue depuis plus de six mois ou logées temporairement dans un logement de transition ou un logement-foyer depuis plus de dix-huit mois, sans préjudice, le cas échéant, des dispositions du IV de l'article L. 441-2-3 ; - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées à l'article R. 822-25, ou, pour une personne seule, d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret. La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus. ".

6. Il résulte de ces dispositions que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La commission de médiation dispose du pouvoir de procéder, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, à un examen global de la situation du demandeur, sans être limitée par le motif invoqué dans la demande, afin de vérifier s'il se trouve dans l'une des situations envisagées à l'article R. 441-14-1 de ce code pour être reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence. En conséquence, le demandeur qui forme un recours pour excès de pouvoir contre la décision par laquelle la commission de médiation a refusé de le déclarer prioritaire et devant être relogé en urgence peut utilement faire valoir qu'à la date de cette décision, il remplissait les conditions pour être déclaré prioritaire sur un autre fondement que celui qu'il avait invoqué devant la commission de médiation. Il peut également présenter pour la première fois devant le juge de l'excès de pouvoir des éléments de fait ou des justificatifs qu'il n'avait pas soumis à la commission, sous réserve que ces éléments tendent à établir qu'à la date de la décision attaquée, il se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnu comme prioritaire et devant être relogé en urgence.

7. Aux termes de l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 susvisé : " Le logement doit satisfaire aux conditions suivantes, au regard de la sécurité physique et de la santé des locataires : 1. Il assure le clos et le couvert. Le gros œuvre du logement et de ses accès est en bon état d'entretien et de solidité et protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d'eau. Les menuiseries extérieures et la couverture avec ses raccords et accessoires assurent la protection contre les infiltrations d'eau dans l'habitation. Pour les logements situés dans les départements d'outre-mer, il peut être tenu compte, pour l'appréciation des conditions relatives à la protection contre les infiltrations d'eau, des conditions climatiques spécifiques à ces départements ; 2. Il est protégé contre les infiltrations d'air parasites. Les portes et fenêtres du logement ainsi que les murs et parois de ce logement donnant sur l'extérieur ou des locaux non chauffés présentent une étanchéité à l'air suffisante. Les ouvertures des pièces donnant sur des locaux annexes non chauffés sont munies de portes ou de fenêtres. Les cheminées doivent être munies de trappes. Ces dispositions ne sont pas applicables dans les départements situés outre-mer ; 3. Les dispositifs de retenue des personnes, dans le logement et ses accès, tels que garde-corps des fenêtres, escaliers, loggias et balcons, sont dans un état conforme à leur usage ; 4. La nature et l'état de conservation et d'entretien des matériaux de construction, des canalisations et des revêtements du logement ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires ; 5. Les réseaux et branchements d'électricité et de gaz et les équipements de chauffage et de production d'eau chaude sont conformes aux normes de sécurité définies par les lois et règlements et sont en bon état d'usage et de fonctionnement ; 6. Le logement permet une aération suffisante. Les dispositifs d'ouverture et les éventuels dispositifs de ventilation des logements sont en bon état et permettent un renouvellement de l'air et une évacuation de l'humidité adaptés aux besoins d'une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements ; 7. Les pièces principales, au sens du troisième alinéa de l'article R. 111-1 du code de la construction et de l'habitation, bénéficient d'un éclairement naturel suffisant et d'un ouvrant donnant à l'air libre ou sur un volume vitré donnant à l'air libre. ". Aux termes de l'article 3 du même décret : " Le logement comporte les éléments d'équipement et de confort suivants : 1. Une installation permettant un chauffage normal, munie des dispositifs d'alimentation en énergie et d'évacuation des produits de combustion et adaptée aux caractéristiques du logement. Pour les logements situés dans les départements d'outre-mer, il peut ne pas être fait application de ces dispositions lorsque les conditions climatiques le justifient ; 2. Une installation d'alimentation en eau potable assurant à l'intérieur du logement la distribution avec une pression et un débit suffisants pour l'utilisation normale de ses locataires ; 3. Des installations d'évacuation des eaux ménagères et des eaux-vannes empêchant le refoulement des odeurs et des effluents et munies de siphon ; 4. Une cuisine ou un coin cuisine aménagé de manière à recevoir un appareil de cuisson et comprenant un évier raccordé à une installation d'alimentation en eau chaude et froide et à une installation d'évacuation des eaux usées ; 5. Une installation sanitaire intérieure au logement comprenant un w.-c., séparé de la cuisine et de la pièce où sont pris les repas, et un équipement pour la toilette corporelle, comportant une baignoire ou une douche, aménagé de manière à garantir l'intimité personnelle, alimenté en eau chaude et froide et muni d'une évacuation des eaux usées. L'installation sanitaire d'un logement d'une seule pièce peut être limitée à un w.-c. extérieur au logement à condition que ce w.-c. soit situé dans le même bâtiment et facilement accessible ; 6. Un réseau électrique permettant l'éclairage suffisant de toutes les pièces et des accès ainsi que le fonctionnement des appareils ménagers courants indispensables à la vie quotidienne. /(). ".

8. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des décisions attaquées, que, pour rejeter la demande de logement présentée par M. D, la commission de médiation a estimé que l'intéressé, qui est actuellement locataire d'un logement du parc privé, n'a pas apporté d'éléments probants sur l'état du logement occupé, qu'il a bénéficié d'une proposition de logement social en mars 2020 à laquelle il n'a pas donné suite et qu'il n'a donc pas mis en mesure la commission de prendre une décision favorable,.

9. En premier lieu, si le requérant soutient que son logement est indécent et si le rapport du service d'hygiène de la ville de Champigny-sur-Marne daté du 10 février 2020 mentionne certes des désordres tels que la ventilation de la pièce d'eau, une fuite au niveau de la baignoire qui s'écoule jusqu'à la cave et la fenêtre du séjour qui n'assure pas une protection suffisante, ledit service n'a pas tiré d'autres conclusions sur l'état général du logement. S'il mentionne que l'état du logement relève d'une procédure relative au logement indécent, il a invité le requérant à saisir son propriétaire en vue de la réalisation des travaux nécessaires. Or, M. D n'établit ni même n'allègue avoir adressé une telle demande à son propriétaire, ni de l'existence d'un refus qui lui aurait été opposé. Par suite, le caractère non décent de son logement n'étant pas établi, il ne peut être considéré comme logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux telle que mentionnée au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

10. En second lieu, il ressort des pièces du dossier qu'il avait été, par décision du 21 avril 2016, soit antérieurement à la décision de rejet du 15 octobre 2020 de la commission de médiation, reconnu comme devant être prioritairement et de manière urgente relogé dans un logement répondant à ses besoins et capacité de type T3-T4. N'ayant reçu aucune offre effective tenant compte de ses besoins et capacités, M. D a, par requête enregistrée le 5 novembre 2016 demandé au tribunal administratif de Melun d'ordonner à l'Etat de lui attribuer un logement en application du I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Par un jugement en date du 20 décembre 2016, le tribunal a fait droit à sa demande d'injonction en l'assortissant d'une astreinte d'un montant mensuel de 500 euros.

11. Il ressort également des pièces du dossier que deux propositions de logement social lui ont été faites en novembre 2019 et en mars 2020. S'il conteste ne pas avoir reçu la proposition du mois de mars 2020, la première proposition qui concernait un logement de type T3 situé 5 rue Charles-de-Gaule à Alfortville, a, quant à elle, été refusée par M. D aux motifs que le logement qui est situé à proximité des voies de circulation et des rues risquait de créer un accroissement de pollution urbaine, de nuire à la santé de ses enfants qui souffrent d'allergies respiratoires dues à la pollution atmosphérique. Toutefois, en se bornant à alléguer sans en justifier que le logement qui serait situé à " proximité des voies de circulation et des rues ", " risque de nuire à la santé de ses enfants qui souffrent d'allergies respiratoires dues à la pollution atmosphérique ", il n'établit pas que le logement qui lui avait alors été proposé ne répondait pas à ses besoins et capacités, ni qu'il ne permettait pas d'y vivre de façon décente. De ce fait, il ne fait état d'aucune circonstance impérieuse de nature à justifier le refus dudit logement. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la commission de médiation aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. Par suite, ses conclusions en annulation doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fins d'injonction et d'astreinte et ses conclusions présentées au titre des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à la préfète du Val-de-Marne et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2022.

Le magistrat désigné,

B. GUEVEL

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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