LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2009565

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2009565

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2009565
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 novembre 2020 et un mémoire produit le 2 septembre 2021, la société par actions simplifiée " Corem Promotion " représentée par Me Marceau, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 18 août 2020 par lequel le maire de la commune de Champigny-sur-Marne a refusé de lui délivrer un permis de construire, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Champigny-sur-Marne de lui délivrer le permis de construire sollicité dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 1 000 euros par jour à compter de l'expiration de ce délai ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Champigny-sur-Marne la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Champigny-sur-Marne n'interdit pas la réalisation de logement collectifs en zone UP et les caractéristiques architecturales de son projet ne portaient pas atteinte au caractère des lieux avoisinants ;

- ce même règlement n'impose aucun " mouvement de façade " en zone UP ;

- les ventilations basses du parking en sous-sol ne sont pas des éléments de construction ;

- le document d'insertion graphique (PC 06 A) était cohérent avec les autres pièces du dossier de demande de permis de construire, car il ne montre aucun local à vélos dans le bâtiment D, conformément aux plans.

Par des mémoires en défense enregistrés les 9 avril et 24 septembre 2021, la commune de Champigny-sur-Marne, représentée par Me Sagalovitsch, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.

L'instruction a été close à la date du 10 novembre 2021.

Vu :

- la décision du 18 août 2020 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 juin 2022 :

- le rapport de M. Aymard, premier conseiller,

- les conclusions de M. Zanella, rapporteur public,

- et les observations de Me Marceau pour la société par actions simplifiée " Corem Promotion " et de Me Schvartz pour la commune de Champigny-sur-Marne.

Considérant ce qui suit :

1. Le 26 décembre 2018, la société par actions simplifiée " Corem Promotion " a déposé, auprès des services de la mairie de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), une première demande de permis de construire un ensemble de vingt-neuf maisons individuelles de R+1 et R+2, d'une maison médicale et d'une voie privée de circulation sur un terrain sis 10, avenue de l'Épargne, en zone UP du plan local d'urbanisme de la commune, à l'est du territoire de celle-ci, dans le quartier dit de Coeuilly. A cette demande était jointe une demande de permis d'aménager en vue de la réalisation d'espaces communs, déposée quelques jours plus tôt, le 21 décembre 2018. Par deux arrêtés en date des 21 et 22 janvier 2019, le maire de la commune de Champigny-sur-Marne a refusé de délivrer le permis d'aménager et le permis de construire sollicités. Le 17 avril 2019, la même société a déposé une deuxième demande de permis de construire, à laquelle le maire de la commune de Champigny-sur-Marne a opposé un nouveau refus par un arrêté du 24 septembre 2019. Le 20 novembre 2019, la même société a déposé en mairie de Champigny-sur-Marne une troisième demande de permis de construire portant sur la réalisation de soixante-quatre logements collectifs en quatre bâtiments et deux coques vides pressenties pour accueillir respectivement un local médical et une crèche ou les services de la protection maternelle et infantile, sur le même terrain, le tout pour une emprise au sol de 1 896,10 m², le terrain en faisant 5 344. Cette demande a été complétée le 17 janvier 2020. Par un arrêté en date du 18 août 2020, le maire de la commune de Champigny-sur-Marne a refusé de délivrer le permis de construire sollicité. Un recours gracieux a été formé le 14 septembre 2020, resté sans réponse. Par une requête enregistrée le 23 novembre 2020, la société par actions simplifiée " Corem Promotion " demande au tribunal d'annuler la décision de refus du 18 août 2020, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux. La requête en référé-suspension formée le même jour a été rejetée par une ordonnance du juge des référés du 28 décembre 2020, pour défaut d'urgence.

Sur la légalité de la décision contestée :

2. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6".

3. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser de délivrer à la société requérante le permis de construire qu'elle avait sollicité le 20 novembre 2019, le maire de la commune de Champigny-sur-Marne a relevé quatre motifs, à savoir " que le projet consiste en l'implantation de quatre bâtiments d'habitation collective qui, par leur gabarit, sont de nature à rompre la destination principale de la zone UP et à porter atteinte à son caractère pavillonnaire ", que " la façade du bâtiment A sur la rue du Plessis-Trévise mesure 35,20 mètres de long, et que les façades des bâtiments B et C sur l'avenue de l'Épargne mesurent 42,50 mètres et 32,60 mètres, et que ces façades ne comportent aucune respiration urbaine ", que " les ventilations basses du parking sont situées au-delà de la bande des 20 mètres de profondeur " et enfin que " l'insertion graphique PC 06 A fournie présente une incohérence avec le plan de masse et les plans de façade, relative à la représentation du bâtiment D ", ces incohérences ne permettant pas d'apprécier la réelle teneur de l'insertion du projet dans son environnement.

Sur le motif tiré de l'atteinte portée par le projet à la destination principale de la zone UP :

4. Aux termes d'une part de l'article II.1 (Dispositions générales) des dispositions applicables à l'ensemble des zones urbaines et à urbaniser du plan local d'urbanisme de la commune de Champigny-sur-Marne : " Le permis de construire peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions particulières si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (cônes de vues repérés sur les documents graphiques, ainsi que dans l'Orientation d'Aménagement et de Programmation " Préserver et Développer la Trame Végétale et Paysagère "). L'architecture innovante ou contemporaine ou utilisant des technologies énergétiques innovantes (volumétrie, matériaux constructifs, percements, toitures, clôtures) est encouragée dès lors que dialogue avec les constructions existantes avoisinantes est bien étudié. (.) Toute construction devra être édifiée avec des matériaux pérennes. Toute nouvelle construction devra porter une attention particulière au rythme architectural et urbain (parcellaire, percements) des bâtiments existants dans le secteur. () ". Il ressort par ailleurs de ce même plan local d'urbanisme que la zone UP est une " " zone à dominante d'habitat individuel ".

5. Il ressort des pièces du dossier que le projet refusé par la décision contestée consiste en quatre bâtiments collectifs en R + 1 plus combles, d'une hauteur de dix mètres pour le plus élevé des quatre. Quand bien même ces bâtiments, et en particulier ceux donnant rue du Plessis-Trévise et avenue de l'Epargne, présenteraient un front dépassant les trente mètres, ils sont organisés en séquences successives de forme et de largeur différentes, atténuant ainsi leur impact visuel, alors que les immeubles collectifs voisins, et en particulier ceux situés en face du terrain d'assiette sur l'avenue de l'Epargne, d'une hauteur comparable, ont une forme moins recherchée. En outre, la circonstance que le plan local d'urbanisme de la commune de Champigny-sur-Marne prévoit que la zone UP est à dominante d'habitat individuel ne saurait exclure, par principe, la création dans cette zone d'immeubles d'habitat collectif

6. Dans ces conditions, en opposant un défaut d'intégration architecturale du projet présenté par la société Corem Promotion dans son environnement immédiat, lequel ne présente au demeurant aucun caractère remarquable, le maire de la commune de Champigny-sur-Marne a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

Sur le motif tiré de l'absence de " mouvements de façade " et de " respirations urbaines " :

7. Aux termes de l'article II.6 (Aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords) des dispositions applicables à l'ensemble des zones urbaines et à urbaniser du plan local d'urbanisme de la commune de Champigny-sur-Marne : " () Façades : Les mouvements de façade sont obligatoires ainsi que les respirations urbaines pour toute façade supérieure à 30 m. Les façades latérales et postérieures des constructions doivent être traitées avec le même soin que les façades principales et en harmonie avec elles. () ". Les " mouvements de façade " sont définies par l'annexe 1 du même règlement comme contribuant à " l'animation d'une façade en rompant la monotonie de l'alignement par des balcons, des reculs, retraits ou débords d'une profondeur de 1,40 m minimum " et les respirations urbaines définies comme créant " une rupture physique et visuelle dans un espace urbain bâti " et pouvant se présenter comme " une emprise non bâtie (faille, passage ), ou une forme urbaine qui tranche avec le bâti avoisinant (porche monumental, hauteurs, rupture par décalage de recul ) ", étant précisé qu'elles ne modifient ni la hauteur ni l'alignement pris en compte

8. Ainsi qu'il l'a été dit au point 5, le projet refusé par la décision contestée comporte des alternances de bâtiments avec des reculs et des débords de nature à assurer les " mouvements de façade " préconisés par le règlement du plan local d'urbanisme avec des balcons et des débords d'une largeur égale ou supérieure à 1,40 mètres. Il comporte également des variations de hauteur des différentes parties du bâtiment, de nature à créer les " respirations urbaines " au sens des dispositions mentionnées au point précédent en raison notamment de la faible hauteur moyenne des bâtiments. Dans ces conditions, en opposant une absence de " mouvements de façade " et de " respiration urbaine " au projet présenté par la société Corem Promotion, le maire de la commune de Champigny-sur-Marne a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

Sur le motif tiré de ce que les ventilations basses du parking seraient situées au-delà de la bande des 20 mètres de profondeur :

9. Aux termes de l'article II (Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère) applicable à la zone UP du plan local d'urbanisme de la commune de Champigny-sur-Marne : " II.1 (Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques ou privées ouvertes à la circulation) Les constructions devront être implantées dans une bande de 20 mètres de profondeur calculés à partir de l'alignement (actuel ou futur). Au-delà de cette bande de 20 mètres de profondeur, toute construction ou infrastructure est interdite ".

10. Il ressort des pièces du dossier que les ventilations basses des parkings seront installées à plus de vingt mètres de la voie publique. Contrairement à ce que soutient la société requérante, de tels équipements doivent être qualifiées d'infrastructures au sens des dispositions du plan local d'urbanisme, dès lors qu'il s'agit d'un élément nécessaire au fonctionnement de l'immeuble et quand bien même elles n'entraîneraient aucune emprise au sol. Par suite, le maire de la commune de Champigny-sur-Marne était fondé à refuser le permis sollicité pour ce motif.

Sur le motif tiré de l'incohérence des pièces du dossier :

11. La commune de Champigny-sur-Marne soutient que les pièces qui lui ont été présentées à l'appui de la demande de permis de construire étaient incohérentes, en particulier au sujet de la présence du local destiné aux vélos dans le bâtiment D, et que cette incohérence a été de nature à l'empêcher d'apprécier la réelle teneur de l'insertion du projet dans son environnement. Il ressort toutefois des pièces du dossier que, par un dépôt de pièces complémentaires en date du 17 janvier 2020, la société pétitionnaire a modifié son projet en supprimant notamment le local à vélos attenant au bâtiment D, cette suppression apparaissant sur le plan de masse PC 06 B.

12. Dans ces conditions, et dès lors également qu'il n'est pas contesté que cette suppression avait été demandée par le service instructeur, ce dernier ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, motiver sa décision de refus au motif d'une " incohérence " entre les différentes pièces du dossier ne lui permettant pas d'apprécier la réelle teneur de l'insertion du projet dans son environnement.

13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que le maire de la commune de Champigny-sur-Marne pouvait refuser le permis de construire déposé par la société Corem Promotion au seul motif tiré du défaut de respect des dispositions de l'article II.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UP.

14. Par suite, la requête ne pourra qu'être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Champigny-sur-Marne, la somme demandée par la société Corem Promotion. Il n'y a pas lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société Corem Promotion une somme à verser à la commune de Champigny-sur-Marne au titre des frais exposés par et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Corem Promotion est rejetée.

Article 2 : La demande présentée par la commune de Champigny-sur-Marne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à la société Corem Promotion et à la commune de Champigny-sur-Marne.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Rohmer, président,

M. Aymard, premier conseiller,

Mme Morisset, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

Le rapporteur,

M. AYMARD

Le président,

B. ROHMERLa greffière,

L. DARNAL

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2009565

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions