jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2009674 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | DAVID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2020, M. C D, représenté par Me David, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 18 novembre 2020 par laquelle la cheffe de l'établissement pénitentiaire du Sud Francilien a décidé de la mise en place d'un parloir avec un dispositif de séparation (hygiaphone) entre le requérant et son fils, M. B D ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à verser à Me David, sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de forme, tenant à l'absence de mention du nom du signataire et de lisibilité de la signature, en méconnaissance des dispositions figurant l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est, dans ces conditions, entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, en l'absence de débat contradictoire préalable ;
- elle a, en outre, été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, faute que la commission d'application des peines n'ait été informée de l'édiction de cette décision ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale et est entachée d'erreur d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions des articles D. 402 du code de procédure pénale et 35 de la loi du 24 novembre 2009.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 janvier 2023, la Première ministre conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête sont inopérants ou infondés.
Par une lettre du 18 janvier 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 28 février 2023 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 2 mars 2023.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée, dès lors que celle-ci, eu égard à son objet, faute de mettre en cause les libertés et droits fondamentaux du requérant, constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir.
Des observations ont été enregistrées le 16 janvier 2023 pour M. D, et ont été communiquées.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juin 2021 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de procédure pénale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code pénitentiaire ;
- la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- et les conclusions de Mme Mentfakh, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D a été détenu, à la date de la décision attaquée, au centre pénitentiaire Sud Francilien. Par décision du 18 novembre 2020, dont il demande l'annulation, la cheffe de l'établissement pénitentiaire Sud Francilien a décidé la mise en place d'un parloir avec un dispositif de séparation (hygiaphone) dans le cadre des visites du requérant par son fils, dispositif ayant vocation à être réévalué à l'issue de quatre visites de ce dernier.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 62 du décret du 19 décembre 1991 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est demandée sans forme au président du bureau ou de la section ou au président de la juridiction saisie () / L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué. "
3. Postérieurement à l'introduction de sa requête, M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dès lors, il n'y a plus lieu d'admettre à titre provisoire l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration mais vise les dispositions de l'article L. 212-1 : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ".
5. D'une part, la décision comporte la mention du nom et de la qualité de la cheffe d'établissement, son auteure. D'autre part, la signature de cette dernière, sur la décision précitée, est suffisamment lisible, conformément aux exigences posées par les dispositions précitées.
6. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale, désormais codifiées à l'article R. 341-13 du code pénitentiaire : " Les visites se déroulent dans un parloir ne comportant pas de dispositif de séparation. Toutefois, le chef d'établissement peut décider que les visites auront lieu dans un parloir avec un tel dispositif : / 1° S'il existe des raisons sérieuses de redouter un incident ; / 2° En cas d'incident survenu au cours d'une visite antérieure ; / 3° A la demande du visiteur ou de la personne visitée. () ".
7. Eu égard à ce qui a été indiqué précédemment, la cheffe d'établissement est compétente, en vertu de l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale. Le moyen tiré du vice de compétence doit être écarté.
8. En troisième lieu, l'absence de précision alléguée sur le contexte de survenance des faits n'est pas de nature à entacher d'un défaut de motivation la décision qui comporte tant les circonstances de fait et la mention des dispositions de l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale qui la fonde. Ainsi, la décision en litige répond à l'exigence de motivation.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale : " Le chef d'établissement informe de sa décision le magistrat saisi du dossier de la procédure pour les personnes détenues prévenues et la commission de l'application des peines pour les personnes condamnées. "
10. Il ne résulte pas de ces dispositions que le chef d'établissement est tenu d'informer la commission de l'application des peines, préalablement à la décision prise en application de l'article R. 57-8-12 du code précité. Ce moyen qui est inopérant, doit être écarté.
11. En cinquième lieu, d'une part, l'article 35 de la loi du 24 novembre 2009 pénitentiaire, désormais codifié à l'article L. 341-1 du code pénitentiaire énonce que le droit des personnes détenues au maintien des relations avec les membres de leur famille s'exerce soit par les visites que ceux-ci leur rendent, soit, pour les condamnés et si leur situation pénale l'autorise, par les permissions de sortir des établissements pénitentiaires. Les prévenus peuvent être visités par les membres de leur famille ou d'autres personnes, au moins trois fois par semaine, et les condamnés au moins une fois par semaine. L'autorité administrative ne peut refuser de délivrer un permis de visite aux membres de la famille d'un condamné, suspendre ou retirer ce permis que pour des motifs liés au maintien du bon ordre et de la sécurité ou à la prévention des infractions. En vertu de l'article R. 57-2-8 du code de procédure pénale, pour les personnes condamnées en établissement pénitentiaire, les permis de visite sont délivrés, refusés, suspendus ou retirés par le chef de l'établissement pénitentiaire.
12. D'autre part, en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L.121-1 du même code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Les modalités de la procédure contradictoire applicables aux décisions mentionnées à l'article L. 211-2 sont définies à l'article L. 122-1 de ce code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. () ". Enfin, en vertu de l'article L. 121-2 du code précité : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles ; / 2° Lorsque leur mise en œuvre serait de nature à compromettre l'ordre public () ".
13. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 4 septembre 2020, la cheffe de l'établissement pénitentiaire a procédé à la suspension du permis de visite délivré à M. B D, fils du requérant, jusqu'au 21 février 2021 inclus. A la suite de la suspension de l'exécution de cette décision, prononcée par une ordonnance n° 2008615 du juge des référés du tribunal administratif de Melun du 10 novembre 2020, laquelle a été notifiée le 12 novembre suivant, au requérant, par lettre recommandée avec avis de réception, la décision en litige a été prononcée, le dispositif ayant vocation, ainsi qu'il a été indiqué, à être réévalué à l'issue de quatre visites de son bénéficiaire. Il est constant que n'a pas été mise en œuvre la procédure contradictoire préalable prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Eu égard à sa nature, à son objet de modifier les conditions d'exercice du droit aux relations familiales tant du titulaire du permis de visite accordé par la directrice de l'établissement pénitentiaire que de la personne condamnée et à la finalité poursuivie de préserver l'intégrité de M. B D, l'urgence a, le permis de visite ainsi délivré ayant, à la suite de la notification de l'ordonnance le 12 novembre 2020 à M. C D, retrouvé plein effet, légalement pu justifier l'omission de la procédure contradictoire préalable. En outre, eu égard au motif de la mesure, la mise en œuvre de cette procédure aurait été de nature à compromettre l'ordre public. Dès lors, le moyen invoqué doit être écarté.
14. En sixième lieu, pour prendre la mesure contestée, la cheffe d'établissement s'est fondée sur les menaces d'agressions physiques proférées par le requérant à l'encontre de son fils B, telles que recueillies lors des écoutes des communications téléphoniques de l'intéressé qui ont eu lieu les 18 et 19 août 2020. D'une part, il n'est pas contesté la mise en œuvre des écoutes eu égard au profil de l'intéressé, ni davantage les échanges intervenus avec un proche de la famille, dénommé M. A, aux dates précitées. D'autre part, ne sont pas non plus contestés sérieusement les propos virulents qu'il a tenus à ce proche, sur son fils, les qualificatifs employés à son sujet et les menaces de violence qu'il a entendu exercer lors de sa prochaine visite. Dès lors, la cheffe d'établissement a pu légalement se fonder sur ces propos. Enfin, à la supposer établie, la circonstance alléguée qu'aucun incident n'est survenu précédemment, lors de l'exercice du droit de visite est sans incidence sur la réalité des faits en cause.
15. En septième lieu, les menaces d'agressions physiques proférées les 18 et 19 août 2020 par le requérant à l'encontre de son fils B, qu'il entendait exercer lors de sa prochaine visite constituent une raison sérieuse de redouter un incident au cours d'une visite à venir de celui-ci. Dès lors, en se fondant sur ce motif prévu par les dispositions de l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale, la directrice du centre pénitentiaire n'a pas méconnu celles-ci. Le moyen invoqué doit donc être écarté.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
17. Il résulte de ces dispositions que les décisions tendant à restreindre, supprimer ou retirer les permis de visite relèvent du pouvoir de police des chefs d'établissements pénitentiaires. Ces décisions affectant directement le maintien des liens des détenus avec leurs proches, elles sont susceptibles de porter atteinte à leur droit au respect de leur vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il appartient en conséquence à l'autorité compétente de prendre les mesures nécessaires, adaptées et proportionnées, pour assurer le maintien du bon ordre et de la sécurité de l'établissement pénitentiaire ou, le cas échéant, la prévention des infractions sans porter d'atteinte excessive au droit des détenus.
18. Les menaces d'agressions physiques proférées par M. D à l'encontre de son fils B, qu'il entendait exercer lors de sa prochaine visite sont de nature à troubler le bon ordre et la sécurité des personnes au sein de l'établissement pénitentiaire. Eu égard à la nature et à la gravité de ces menaces ainsi que du profil tant pénal que pénitentiaire du requérant, la décision de mise en œuvre d'un parloir avec un dispositif de séparation dans le cadre des visites du requérant par son fils, une nouvelle évaluation devant avoir lieu à l'issue de quatre visites de ce dernier, ne présente pas un caractère disproportionné eu regard des buts poursuivis par la mesure. En outre, durant la période de la mise en place du dispositif en cause, la décision en litige n'a ni pour objet, ni pour effet de priver le requérant, de tout contact avec son fils, compte tenu de la possibilité de maintenir les liens familiaux par courrier, dans les conditions prévues à l'article R. 40 du code de procédure pénale, ou par téléphone, dans les conditions prévues par l'article R. 39 du même code. Par suite, la mesure de police en cause, prononcée pour des motifs liés au maintien du bon ordre et de la sécurité ou à la prévention des infractions, n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu regard des buts poursuivis. Et, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de la directrice du centre pénitentiaire Sud Francilien du 18 novembre 2020. Par suite, les conclusions présentées au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. D.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à la Première ministre et à Me David.
Copie en sera adressée, pour information, au centre pénitentiaire du Sud Francilien.
Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 avril 2023
La présidente rapporteure,
M. EL'assesseure la plus ancienne,
S. LECONTELa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne à la Première ministre, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026