mercredi 15 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2009715 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | LE FOYER DE COSTIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2020, M. D B, représenté par Me Louis le Foyer de Costil, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 juin 2020 lui attribuant pour l'année 2019 un coefficient de 0,95 pour déterminer le montant global de son allocation complémentaire de fonction, ensemble la décision du 30 septembre 2020 rejetant son recours administratif contre cette décision ;
2°) d'enjoindre à la direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie d'Ile-de-France de procéder au remboursement des sommes qui lui ont été prélevées ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 25 juin 2020 est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas reçu le compte-rendu de son entretien professionnel du 1er février 2019 pour l'année 2018 préalablement à son édiction ;
- elle est entachée d'inexactitude matérielle des faits et d'erreur manifeste d'appréciation, son entretien professionnel ne précisant pas les objectifs qui lui ont été assignés durant l'année 2018 et s'appuyant uniquement sur les difficultés relationnelles qu'il a pu avoir avec certains membres de son équipe ;
- elle méconnaît les dispositions de la note du 19 juillet 2019 relative à l'harmonisation de l'allocation complémentaire de fonction des ingénieurs des mines et des ingénieurs de l'industrie et des mines affectés dans les services du MTES et du MCTRCT au titre de l'année 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2022, le préfet de la région Ile-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 14 novembre 2022 à midi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d'Etat ;
- le décret n° 2002-710 du 2 mai 2002 relatif à l'allocation complémentaire de fonctions en faveur des personnels du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, des établissements publics administratifs placés sous sa tutelle, des juridictions financières et des autorités administratives indépendantes relevant du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie pour leur gestion ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de Mme Leboeuf, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ingénieur de l'industrie et des mines, occupait, depuis le 1er septembre 2017 les fonctions de secrétaire général de la direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie (DRIEE) d'Ile-de-France puis, à compter du 15 avril 2019, a occupé des fonctions de responsable sécurité défense. Par décision du 25 juin 2020, notifiée le 2 juillet 2020, il s'est vu attribuer pour l'année 2019 un coefficient de 0,95 pour déterminer le montant global de son allocation complémentaire de fonction (ACF). Par décision du 30 septembre 2020, notifiée le 1er octobre, la directrice par intérim de la DRIEE a rejeté son recours administratif formé contre cette décision. M. B demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
2. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 2 mai 2002 relatif à l'allocation complémentaire de fonctions en faveur des personnels du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, des établissements publics administratifs placés sous sa tutelle, des juridictions financières et des autorités administratives indépendantes relevant du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie pour leur gestion : " Les fonctionnaires, les personnels relevant du décret du 25 août 1995 susvisé ainsi que les agents non titulaires de droit public sous contrat à durée indéterminée du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, des établissements publics administratifs placés sous sa tutelle, des juridictions financières et des autorités administratives indépendantes relevant du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie pour leur gestion peuvent bénéficier d'une allocation complémentaire de fonctions dans les conditions et suivant les modalités fixées par le présent décret. ". Selon l'article 2 de ce décret : " Cette indemnité est différenciée suivant : / - les catégories ou niveaux dans lesquels sont classés les agents ; / - les fonctions exercées, classées selon des critères de responsabilité, d'expertise, de sujétion ou de contrôle. / Ces critères peuvent se cumuler. ". L'article 3 de ce décret dispose que : " Chaque critère est affecté de taux de référence annuels en points auxquels est appliqué un coefficient multiplicateur d'ajustement pouvant varier entre 0 et 3 pour tenir compte des caractéristiques des fonctions exercées ou de la manière de servir de l'agent. / Le montant de l'allocation complémentaire de fonctions est égal au produit de ces taux de référence annuels en points et de valeurs annuelles de point. ". Aux termes de l'article 16 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État : " Lorsque des régimes indemnitaires prévoient une modulation en fonction des résultats individuels ou de la manière de servir, ces critères sont appréciés par le chef de service au vu du compte rendu de l'entretien professionnel. ". Aux termes de l'article 4 de ce décret : " Le compte rendu de l'entretien professionnel est établi et signé par le supérieur hiérarchique direct du fonctionnaire. Il comporte une appréciation générale exprimant la valeur professionnelle de ce dernier. / Il est communiqué au fonctionnaire qui le complète, le cas échéant, de ses observations. / Il est visé par l'autorité hiérarchique qui peut formuler, si elle l'estime utile, ses propres observations. / Le compte rendu est notifié au fonctionnaire qui le signe pour attester qu'il en a pris connaissance puis le retourne à l'autorité hiérarchique qui le verse à son dossier. ".
3. D'une part, alors même que la décision portant sur la prime de fonctions et de résultats n'est pas prise pour l'application de l'évaluation professionnelle, elle trouve son origine dans celle-ci. Par suite, à défaut de compte rendu de l'entretien professionnel régulièrement établi par l'administration, un fonctionnaire est fondé à se prévaloir de l'existence d'un vice ayant affecté la procédure d'évaluation individuelle conduite à son égard préalablement à la détermination de la part de la prime liée aux résultats. D'autre part, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
4. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le compte-rendu d'entretien professionnel de M. B lui a été notifié pour signature avant qu'intervienne la décision litigieuse. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et n'est pas sérieusement contesté que l'entretien professionnel de M. B au titre de l'année 2018 s'est déroulé le 1er février 2019 et que l'intéressé a formulé des observations écrites sur le compte-rendu. Par suite, alors qu'il a pu avoir connaissance du compte-rendu de cet entretien préalablement à l'édiction de la décision contestée et a formulé ses observations et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'auteur de la décision litigieuse n'a pu statuer sur son allocation complémentaire de fonction en pleine connaissance de cause, la circonstance que l'intéressée n'a pas reçu notification du compte-rendu de son entretien d'évaluation pour l'année 2018 pour signature n'a pas eu d'incidence sur le sens de la décision contestée et n'a pas privé l'intéressé d'une garantie. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
5. En deuxième lieu, d'une part, la décision portant sur la prime de fonctions et de résultats n'est pas prise pour l'application de ce compte-rendu d'évaluation professionnelle, qui ne constitue pas davantage la base légale de la décision attaquée. Par suite, M. B ne saurait utilement soutenir que le compte-rendu de son entretien d'évaluation au titre de l'année 2018 serait irrégulier en ne précisant pas les objectifs qui lui ont été assignés durant l'année 2018 et en s'appuyant uniquement sur les difficultés relationnelles qu'il a pu avoir avec certains membres de son équipe. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, notamment du compte-rendu de cet entretien professionnel que : " Jean-Marie B a progressivement rencontré de grosses difficultés de management de son équipe du secrétariat général ; son mode de pilotage, largement basé sur l'oralité et sans consignes écrites, déroute ses interlocuteurs et a conduit à braquer contre lui une part de son équipe. Les tentatives menées pour créer du lien avec les agents ont été considérés comme intrusives et n'ont pas amélioré la situation. Un coaching a été organisé à la demande de la direction à l'automne 2018, mais n'a pas permis de redresser suffisamment la situation. La direction de la DRIEE considère qu'il est aujourd'hui indispensable dans l'intérêt du service, mais également dans celui de JM B, que celui-ci puisse prendre un nouveau départ sur un nouveau poste. ". En outre, le préfet fait valoir sans être contesté que les agents placés sous l'autorité directe de M. B ont fait état d'un profond mal-être ayant donné lieu à plusieurs signalements auprès de sa hiérarchie et du CHSCT, qu'une formation en management a été organisée avec un prestataire extérieur qui, dans sa note de synthèse du 4 mars 2019, indique que : " Le travail fait jusqu'ici lui a permis de prendre conscience que l'image qu'il renvoie ne correspond pas à celle qu'il a de lui-même. Il ne cherche pas à partager des moments de convivialité avec ses collaborateurs et se contente de relations purement professionnelles. () Il considérait jusqu'à peu encore, que sa parole équivalait celle des autres. Après plusieurs séances de travail, il a semblé prendre conscience que son statut de SG ne plaçait pas sa parole au même niveau, et que dans ce cadre, être " franc, transparent " n'était pas toujours souhaitable et qu'il fallait faire preuve de retenue. Il lui est souvent reproché de court-circuiter ses N-1. Il va le reconnaître mais en argumentant de la nécessité de le faire pour avoir les informations (qu'il n'aurait pas autrement) ou pour ne pas entrer en conflit avec le N-1 quand les relations sont difficiles. Le point de vue des collaborateurs court-circuités n'est pas le même évidemment ". En outre, des entretiens ont été menés par une conseillère en management avec les agents du secrétariat général de la direction qui ont donné lieu à un rapport du 3 mars 2019 qui indique que : " La souffrance de la majorité de ses N-1 est réelle et palpable, même si pour certains, ils arrivent à se distancier et à contourner le SG. Mais ils considèrent que ce n'est pas un mode de fonctionnement naturel, qui leur génère du travail supplémentaire et une pression considérable. () Le Secrétaire Général ne passe aucune consigne par écrit, n'effectue pas de compte-rendu ou de relevé de décision, et ce malgré les nombreuses demandes / Profite de son positionnement pour bénéficier d'avantages personnels, / Depuis peu, il transfère les mails (auparavant il n'y avait pas de transfert) sans changer l'objet, ni donner aucune consigne de traitement, / Malgré son obligation réglementaire, les entretiens annuels ne sont pas saisis ni redonnés aux intéressés, / Les validations dans les logiciels ne sont pas effectuées, Le SG ne connaît pas l'arborescence du service (même après 18 mois), demande donc systématiquement à ses collaborateurs où se trouvent les documents, / Ne sait pas qui fait quoi. / Quand il arrive à produire, il ne le fait pas correctement. () une absence de méthode de management est constatée, / Agit comme un collaborateur qui n'aurait pas de responsabilité, / A un comportement inadapté en présence des femmes (passe derrière les bureaux, se penche pour regarder l'écran d'ordinateur, entre dans l'espace intime) mais peut aussi le faire occasionnellement avec les hommes, / Interrompt souvent les réunions dans les bureaux et les collaborateurs ou surgit brusquement pour demander immédiatement des éléments à ses collaborateurs, / Court-circuite régulièrement les responsables, profite de leur absence et va directement consulter les gestionnaires, / Quitte une réunion pour répondre à un appel téléphonique personnel et ne revient pas, / Demande à ses collaborateurs de rester pour répondre à une demande prioritaire quand lui-même quitte le travail ; / A des horaires individualisés inadéquats avec le poste de SG, / Reprend ses collaborateurs en public, peut les humilier, tout en restant indifférent l'instant d'après. () L'ensemble des interviewés s'entend à dire que le comportement du SG, depuis son arrivée (pour ceux qui étaient là en septembre 2017) ou depuis leurs arrivées, est inadéquat d'un chef de service de la DRIEE IF. Même s'il ne semble pas être malveillant, les manquements, l'absence de management, les ordres d'opportunité, les maladresses, les actes manqués et le manque d'investissement ont discrédité le SG. Tout comme le mode de fonctionnement uniquement basé sur l'oralité ne permet à personne d'avoir des consignes claires et fermes. De ce fait, il y a une perte de confiance et d'estime pour certains, alors qu'une minorité est arrivée à prendre du recul et a opté pour des stratégies d'évitement ou de contournement. L'ambiance quand il est là, est extrêmement lourde, à contrario les collaborateurs respirent quand il n'est pas présent. Les responsables N-1 et le SGA sont en réelle souffrance. Le SGA permet vraiment une aide et un accompagnement dans la vie quotidienne, prenant des décisions quand c'est nécessaire. L'ensemble des collaborateurs notent les bienfaits de sa présence. Cette structure est hyper fragilisée, les rancœurs se font jour. L'image du SG semble très altérée en interne au Secrétariat Général, mais aussi à l'intérieur de la DRIEE IF et avec les partenaires extérieurs. Des collaborateurs sont déjà partis du service à cause de leur mal être, d'autres vont suivre dans les semaines à venir. Les Comités de pilotage sont des réunions très perturbées et peu productrices, le SG n'ayant pas de réponse, il sollicite constamment le SGA ". Par suite, M. B, qui ne conteste pas sérieusement ces éléments, n'est pas fondé à soutenir qu'en diminuant son coefficient dévaluation pour 2019 à 0,95, à raison de sa manière de servir, la décision contestée serait fondée sur des faits matériellement inexacts ou entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
6. En dernier lieu, aux termes de l'article 1er de la note du 19 juillet 2019 relative à l'harmonisation de l'allocation complémentaire de fonction des ingénieurs des mines et des ingénieurs de l'industrie et des mines affectés dans les services du MTES et du MCTRCT au titre de l'année 2019 : " I - RÈGLES DE GESTION DE L'ACF Toute mutation interne aux MTES/MCT (programme 217) en cours d'année entre deux services n'aura pas d'impact sur le coefficient individuel de l'agent qui est maintenu dans sa nouvelle affectation. En cas de changement d'échelon, le dernier coefficient individuel détenu par l'agent est appliqué avec le nouveau barème pour le calcul de son ACF. ". Il ressort des pièces du dossier que M. B a été affecté sur son poste de secrétaire général au 1er septembre 2017, que l'allocation complémentaire de fonction pour 2019 porte sur sa manière de servir et les résultats obtenus en 2018, que son changement d'échelon n'est intervenu que le 24 septembre 2019 et que la direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie a appliqué un coefficient de 0,95 pour la période du 1er janvier au 23 septembre 2019, indice " IM 777 " échelon 5 et, pour la période du 24 septembre au 31 décembre 2019, indice " IM 807 " échelon 6. Par suite et en tout état de cause, il n'est pas fondé à soutenir qu'il ne pouvait au cours de l'année 2019 se voir infliger une modification de son coefficient individuel.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 25 juin 2020 lui attribuant pour l'année 2019 un coefficient de 0,95 pour déterminer le montant global de son allocation complémentaire de fonction, ensemble la décision du 30 septembre 2020 rejetant son recours administratif contre cette décision. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de la région Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dewailly, président,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Lacote, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2023.
Le rapporteur,
J.-N. A
Le président,
S. DEWAILLY
La greffière,
Y. SADLI
La République mande et ordonne au ministre l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026