mercredi 28 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2009942 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | KOLIMEDJE LÉONCE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 2 décembre 2020, le 14 décembre 2020, le 15 avril 2021 et le 3 juillet 2021, Mme C A, représentée en dernier lieu par Me Kolimedje, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 3 novembre 2020 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé son admission au séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de
1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le refus de séjour est insuffisamment motivé ;
- il a été pris selon une procédure irrégulière en l'absence de courrier l'invitant à compléter sa demande, en méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour.
Par des mémoires en défense enregistrés le 23 février 2021, le 2 avril 2021 et le
8 juillet 2021, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
La demande d'aide juridictionnelle présentée par Mme A a été rejetée par une décision du 18 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, ressortissante sénégalaise née le 22 janvier 1996, est entrée régulièrement en France le 15 février 2017 sous couvert d'un visa de long séjour en qualité de stagiaire, valable du 22 mai au 22 décembre 2018. Le 4 février 2019, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié sur le fondement du 1° de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et par courrier du 23 juillet 2020, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étudiante. Par un arrêté du 3 novembre 2020, le préfet du Val-de-Marne a rejeté ces demandes, a fait obligation à
Mme A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office. Par la requête susvisée, Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur le refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté énonce les considérations de droit et de fait qui fondent les refus de délivrance des titres de séjour sollicités, qui sont, par suite, suffisamment motivés.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations. ".
4. Le refus de délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étudiant n'est pas fondé sur la circonstance que le dossier de demande présentée par la requérante aurait été incomplet, mais sur celle qu'elle n'a pas justifié remplir la condition de fond posée par l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relative à des ressources financières suffisantes. Par suite, Mme A n'est pas fondée à se prévaloir des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration.
5. En troisième lieu, la requérante n'établit pas qu'elle disposait de ressources suffisantes à la date de l'arrêté litigieux en se bornant à produire une promesse d'embauche du
31 octobre 2018 et une attestation sur l'honneur de prise en charge établie le 3 décembre 2020, postérieurement à la date de l'arrêté contesté, qui ne précise pas la date du début de cette prise en charge et qui n'est accompagnée d'aucun justificatif de l'effectivité de l'hébergement de la requérante et du versement de la somme mensuelle de 615 euros qu'elle mentionne. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiante, le préfet du Val-de-Marne aurait méconnu les dispositions de l'article
L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête qui tendent à l'annulation du refus de renouvellement de séjour ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la mesure d'éloignement :
7. Les conclusions contre le refus de renouvellement de séjour étant rejetées, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions aux fins d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écartée et les conclusions dirigées contre cette mesure d'éloignement rejetées.
Sur les autres conclusions :
8. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions de la requête aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que la requérante présente sur leur fondement à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la préfète du Val-de-Marne.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Ledamoisel, présidente,
M. Christophe Freydefont, premier conseiller,
Mme Norval-Grivet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2022.
La présidente-rapporteure,
C. BL'assesseur le plus ancien,
C. FreydefontLa greffière
O. Dusautois
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026