mercredi 7 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2010220 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 décembre 2020 et 19 février 2022, Mme A B, représentée par Me Lerat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 octobre 2020 par lequel le maire de Chartrettes l'a maintenu en congé de maladie ordinaire du 1er juin au 30 novembre 2019, à demi-traitement ;
2°) d'enjoindre à la commune de Chartrettes de retirer la décision litigieuse de son dossier administratif ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Chartrettes une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaquée est entaché d'un défaut de motivation ;
- il a été pris au terme d'une procédure irrégulière, en l'absence de tout élément permettant de démontrer que le comité médical ait émis un avis dans des conditions régulières et qu'il ait été régulièrement composé ;
- il est entaché d'erreur de droit, le maire s'étant cru à tort lié par l'avis du comité médical ;
- il est entachée d'erreur de droit, d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation, dès lors qu'elle était fondée à être maintenue en congé de maladie ordinaire à plein traitement, compte tenu de son inaptitude à ses fonctions et de l'absence de proposition de reclassement ;
- il est entaché de rétroactivité illégale.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 juillet 2021, 28 mars 2022 et 16 janvier 2023, la commune de Chartrettes, représentée par Me Alonso Garcia, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, l'arrêté attaqué étant confirmatif du premier arrêté du 19 juin 2019 par lequel le maire a placé Mme B en congé de maladie ordinaire à demi-traitement à compter du 1er mars 2019, et qui est devenu définitif faute de contestation ;
- à titre principal, la commune étant en situation de compétence liée, tous les moyens invoqués sont inopérants ;
- à titre subsidiaire, les autres moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 28 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 28 mars 2022 à 12 h 00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Delon,
- et les conclusions de Mme Mentfakh, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, titulaire du grade d'adjoint technique, est employée par la commune de Chartrettes depuis 2001. Le 19 mai 2017, elle a subi un accident de service, puis une rechute le 13 avril 2018, dont elle a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au titre du même accident de service. Par un avis du 10 octobre 2018, la commission de réforme a émis un avis défavorable. Par un arrêté du 10 juin 2019, le maire de Chartrettes a placé Mme B en congé de maladie ordinaire à compter du 1er mars 2019, puis par un arrêté du 27 février 2020, le maire l'a placé en disponibilité d'office pour raisons de santé, rétroactivement à compter du 1er décembre 2018, dans l'attente de l'avis du comité médical. A la suite de l'avis rendu le 16 septembre par ce comité, le maire de Chartrettes a maintenu Mme B en congé de maladie ordinaire, à demi-traitement, du 1er juin au 30 novembre 2019, par un premier arrêté du 9 octobre 2020 dont elle demande l'annulation, puis en disponibilité d'office pour raisons de santé du 1er décembre 2019 au 16 septembre 2020, par un second arrêté du même jour. Le 25 octobre 2020, Mme B a repris ses fonctions à temps complet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. Il résulte des termes de l'arrêté attaqué que sont visés l'ensemble des textes applicables à la situation de Mme B, ainsi que l'arrêté du 27 février 2020 par lequel le maire de Chartrettes a placé Mme B en congé de maladie ordinaire à compter du 1er décembre 2018 puis l'avis recueilli le 16 septembre 2020 auprès du comité médical départemental. Alors même que, tel que relevé par Mme B, le contenu de l'avis du comité médical n'est pas détaillé, l'arrêté comporte les considérations de droit et de fait suffisantes pour permettre à l'intéressée de comprendre les fondements de l'arrêté litigieux. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, si Mme B soutient que n'est pas rapportée la preuve que le comité médical s'est réuni, le 16 septembre 2020, dans des conditions régulières, elle ne fait état, ainsi que le relève la commune, d'aucun grief précis et, par suite, n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Par conséquent, le moyen ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, si, dans l'arrêté attaqué, le maire s'est fondé sur l'avis du comité médical du 16 septembre 2020, notamment favorable à un placement en disponibilité d'office de Mme B à compter du 1er décembre 2019, une fois ses droits à congé de maladie expirés, il n'en résulte pas, pour autant, que cette autorité ait estimé être tenue par l'avis du comité médical, pour prolonger le placement de Mme B en congé de maladie ordinaire à demi-traitement du 1er juin au 30 novembre 2019. Ainsi, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le maire de Chartrettes a méconnu l'étendue de sa compétence en prenant l'arrêté attaqué.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors en vigueur, désormais codifié aux articles L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 58. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales () ". Il résulte de ces dispositions que doivent être pris en charge au titre de l'accident des service les arrêts de travail et les frais médicaux présentant un lien direct et certain avec l'accident initial y compris, le cas échéant, s'ils interviennent postérieurement à la date de consolidation constatée par l'autorité compétente.
7. Par ailleurs, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, créé par l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique, entrée en vigueur le 21 janvier 2017, désormais codifié aux articles L. 822-21 et suivants du code général de la fonction publique : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire. / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. L'autorité administrative peut, à tout moment, vérifier si l'état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service. / II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service. () / VI.- Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités du congé pour invalidité temporaire imputable au service mentionné au premier alinéa et détermine ses effets sur la situation administrative des fonctionnaires. Il fixe également les obligations auxquelles les fonctionnaires demandant le bénéfice de ce congé sont tenus de se soumettre en vue, d'une part, de l'octroi ou du maintien du congé et, d'autre part, du rétablissement de leur santé, sous peine de voir réduire ou supprimer le traitement qui leur avait été conservé () ". Pris en application de cet article, l'article 5 du décret du 10 avril 2019 susvisé, entré en vigueur le 13 avril 2019, a créé l'article 37-6 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, aux termes duquel : " La commission de réforme est consultée par l'autorité territoriale : / 1° Lorsqu'une faute personnelle ou toute autre circonstance particulière est potentiellement de nature à détacher l'accident du service () ".
8. Enfin, les droits des agents publics en matière d'accident de service et de maladie professionnelle sont réputés constitués à la date à laquelle l'accident est intervenu ou la maladie diagnostiquée.
9. L'application des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique, est manifestement impossible en l'absence d'un texte réglementaire fixant, notamment, les conditions de procédure applicables à l'octroi de ce nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service. Cet article n'est donc entré en vigueur, en tant qu'il s'applique à la fonction publique territoriale, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 13 avril 2019, du décret du 10 avril 2019 par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions réglementaires nécessaires pour cette fonction publique et dont l'intervention était, au demeurant, prévue, sous forme de décret en Conseil d'Etat, par le VI de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017. Il en résulte que l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, dans sa rédaction antérieure à celle résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017, est demeuré applicable jusqu'à l'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019. Par suite et dès lors que l'accident déclaré par Mme B est survenu le 19 mai 2017 et la rechute alléguée, le 13 avril 2018, elle ne saurait utilement se prévaloir des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Sa situation demeure, ainsi, régie par les dispositions du 2ème alinéa du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée.
10. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a sollicité auprès de la commune de Chartrettes la reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail postérieurs au 13 avril 2018, au titre de la rechute de l'accident de service dont elle a été victime le 19 mai 2017. Il ressort également de ces pièces que Mme B a fait l'objet d'expertises les 8 août 2018, 11 avril 2019 et 24 juin 2020. Les médecins rhumatologues experts ont conclu, notamment, à l'absence de lien entre les lésions à l'origine de ses arrêts de travail à partir du 13 avril 2018 et l'accident survenu le 19 mai 2017, à sa guérison au titre de ce même accident de service et, en dernier lieu, à son aptitude à reprendre ses fonctions sous conditions, dans le cadre d'un temps partiel thérapeutique. Par un avis du 10 octobre 2018, la commission de réforme a également émis un avis défavorable. Or, si Mme B se prévaut de son inaptitude à reprendre ses fonctions et de l'absence de proposition de reclassement, ces circonstances, à les supposer établies, sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué. A cet égard, elle ne fournit aucun élément probant de nature à remettre sérieusement en cause les appréciations médicales sur lesquelles s'est notamment fondé le maire pour prendre l'arrêté attaqué. Ainsi, en l'absence de tout lien établi entre ses arrêts de travail postérieurs au 13 avril 2018 et l'accident survenu le 19 mai 2017, Mme B n'est pas fondée à se prévaloir des dispositions précitées du deuxième alinéa du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. Alors même que, contrairement à ce que fait valoir la commune, le maire n'était pas en situation de compétence liée pour maintenir Mme B en congé de maladie ordinaire, c'est sans commettre d'erreur de droit, ni davantage d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, que le maire de Chartrettes a prolongé le placement de Mme B en congé de maladie ordinaire à demi-traitement du 1er juin au 30 novembre 2019, soit jusqu'à l'expiration de ses droits.
11. En dernier lieu, les décisions administratives ne peuvent légalement disposer que pour l'avenir. A cet égard, s'agissant des décisions relatives à la carrière des fonctionnaires, des militaires ou des magistrats, l'administration peut, en dérogation à cette règle, leur conférer une portée rétroactive dans la stricte mesure nécessaire pour assurer la continuité de la carrière de l'agent intéressé ou procéder à la régularisation de sa situation.
12. Il ressort des pièces du dossier que par l'arrêté attaqué du 9 octobre 2020, le maire de Chartrettes, qui a maintenu Mme B en congé de maladie ordinaire pour la période du 1er juin au 30 novembre 2019, a conféré une portée rétroactive dans la stricte mesure nécessaire pour assurer la continuité de la carrière de l'agent intéressé ou procéder à la régularisation de la situation de l'intéressée, une fois recueilli l'avis obligatoire du comité médical départemental. Ainsi, le moyen tiré de l'illégalité dont serait entaché l'arrêté attaquée en tant qu'il est rétroactif doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions de la requête de Mme B, à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme B la somme réclamée par la commune de Chartrettes sur le même fondement.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Chartrettes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Chartrettes.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2023.
La rapporteure,
E. DELON
La présidente,
M. LOPA DUFRÉNOTLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026