vendredi 27 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2010718 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | RENET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 décembre 2020 et 1er mars 2021, Mme B A, représentée par Me Renet, demande au tribunal de la décharger du paiement de la somme de 1 593,45 euros mise à sa charge par un titre de perception et un titre d'annulation en date des 17 juin et 5 novembre 2019.
Elle doit être regardée comme soutenant que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait, n'ayant jamais reçu la somme de 1 593,45 euros de la part de Pôle Emploi réclamée par le recteur de l'académie de Créteil.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2021, Pôle emploi - Ile de France conclut à sa mise hors de cause et au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable en l'absence de l'exposé des faits et des moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ;
- la requérante n'établit pas avoir formé un recours administratif devant Pôle Emploi pour contester cette décision.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 février 2021, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, la requérante n'apportant pas la preuve qu'elle a préalablement adressée une demande de réclamation auprès des services de la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne ;
- le moyen soulevé par la requérante n'est pas fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2021, la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne (DDFIP) conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- il appartenait à la requérante de saisir la juridiction avant le 11 décembre 2019, par suite la requête est irrecevable pour tardiveté ;
- il ne lui appartient pas de se prononcer sur le bien-fondé, ni sur la liquidation de la créance contestée.
Par ordonnance du 11 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 12 juin 2023 à 12 heures.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rehman-Fawcett,
- et les conclusions de Mme Deleplancque, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A a été recrutée en qualité de professeure contractuelle à compter du 13 octobre 2014 au 13 mai 2015 pour enseigner au lycée d'enseignement privé sous contrat avec l'Etat Jeanne d'Arc-Saint Aspais de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Elle a bénéficié de l'allocation d'aide au retour à l'emploi auprès de Pôle Emploi du 14 mai 2015 au 13 janvier 2016. Le 18 février 2016, elle a sollicité du rectorat de l'académie de Créteil le versement d'indemnités de chômage à compter du 14 janvier 2016. En mai 2016, le rectorat de l'Académie de Créteil lui a versé l'indemnisation chômage des mois de janvier, février et mars 2016. Par lettre en date du 4 janvier 2018, elle a été informée qu'elle avait perçu une double indemnisation versée par le service chômage du rectorat de l'académie de Créteil et Pôle emploi, pour la période allant du 14 janvier au 28 mars 2016 pour un montant total de 2 655,75 euros. Un titre de perception a été émis le 17 juin 2019 pour la somme totale de 2 655,75 euros. Par un courrier en date du 22 septembre 2019, elle a contesté cette dette. Par une décision du 11 octobre 2019, le rectorat de l'académie de Créteil a constaté que la double indemnisation de Mme A ne concernait que la période allant du 14 janvier au 27 février 2016. Il a fixé la dette restant due à 1 593,45 euros. Par un courrier en date du 17 octobre 2019, la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne (DDFIP) a accusé réception de sa réclamation et l'a transmise au rectorat. Un titre d'annulation a été émis le 5 novembre 2019, fixant le montant total du trop-perçu à 1 593,45 euros. Par courrier en date du 12 octobre 2020, Mme A a contesté cette dette. Par un courrier en date du 20 novembre 2020, le rectorat de l'académie de Créteil a rejeté sa demande de décharge. Mme A demande au tribunal de la décharger de l'obligation de payer la somme de 1 593,45 euros.
Sur la demande de mise hors de cause de Pôle Emploi :
2. Pôle Emploi demande au tribunal de prononcer sa mise hors de cause concernant les conclusions de la requête de Mme A tendant à la décharge de la somme de 1 593,45 euros mise à sa charge par un titre de perception et un titre d'annulation en date des 17 juin et 5 novembre 2019. La requête est dirigée contre des décisions du rectorat de l'académie de Créteil, il y a donc lieu de faire droit à la demande de Pôle Emploi d'être mis hors de cause dans cette instance.
Sur la demande de décharge :
3. Mme A soutient ne jamais avoir perçu la somme de 1 536,75 euros de la part de Pôle Emploi et qu'en conséquence, elle n'a pas bénéficié d'une double indemnisation. Il résulte cependant de l'instruction que la requérante ne conteste pas avoir perçu des allocations versées par le rectorat de l'académie de Créteil sur la période du 14 janvier au 27 février 2016 pour une somme totale de 1 593,45 euros. La requérante se borne dans ses écritures à alléguer ne pas avoir bénéficié de versements de Pôle Emploi sans toutefois apporter un commencement de preuve quant à ce défaut de versement. Dès lors la créance réclamée par le rectorat de l'académie de Créteil n'est pas contestée. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de fait quant à l'existence d'une double indemnisation doit être écarté comme infondé.
4. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité, que la requête de Mme A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à France travail - Ile de France, à la Rectrice de l'académie de Créteil et au directeur départemental des finances publiques du Val -de-Marne.
Délibéré après l'audience du 17 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Dewailly, président,
M. Rehman-Fawcett, conseiller,
Mme Iffli, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 décembre 2024.
Le rapporteur,
C. Rehman-Fawcett
Le président,
S. DewaillyLa greffière,
L. Sueur
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision ;
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026