vendredi 7 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2100381 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | WEINBERG |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 31 décembre 2020, le président du tribunal administratif de Paris a transmis le dossier de la requête de M. B au tribunal administratif de Melun.
Par cette requête, enregistrée le 25 décembre 2020, M. C B, représenté par Me Weinberg, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 24 décembre 2020 par lesquelles le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire et lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée de 24 mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de réexaminer la situation du requérant et ce dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire:
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur de droit, dès lors qu'il n'a jamais porté atteinte à l'ordre public et qu'il avait un rendez-vous à la préfecture fixé le 13 janvier 2021 afin de pouvoir déposer une demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :
- elle est disproportionnée au regard de sa situation personnelle ;
- le risque de fuite n'est pas établi dès lors qu'il dispose de garanties de représentation suffisantes ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 511-1 III alinéa 7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 janvier 2021, le préfet de police de Paris, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Des pièces complémentaires, présentées pour M. B, par Me Weinberg, ont été enregistrées le 21 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Weinberg, représentant M. B.
Des pièces complémentaires, présentées en délibéré pour M. B, par
Me Weinberg, ont été enregistrées le 22 septembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant de République Démocratique du Congo (RDC), né le 23 janvier 1991 à Kinshasa, a été interpellé le 22 décembre 2020 et placé en garde à vue jusqu'au 24 décembre 2020 suite à un signalement pour recel et escroquerie. Par arrêté du
24 décembre 2020, le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire et lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée de
24 mois. L'intéressé a également été placé en rétention administrative. Par une ordonnance du
26 décembre 2020, le juge des libertés et de la détention a mis fin à cette dernière mesure.
M. B demande au tribunal d'annuler les décisions du 24 décembre 2020 à l'exception de celle le plaçant en rétention administrative.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire:
2. En premier lieu, aux termes de du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction en vigueur à la date du 24 décembre 2020: "() La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée ()".
3. L'arrêté du 24 décembre 2020, qui vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le I et le III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que le comportement de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public compte tenu de son signalement pour des infractions de recel et d'escroquerie relevées à Paris le 22 décembre 2020, qu'il a fait l'objet d'un arrêté du préfet du Val-de-Marne du 12 août 2019 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours qu'il n'a pas exécuté, et qu'il ne se prévaut pas de liens forts et caractérisés avec la France dès lors que l'intéressé se déclare célibataire avec deux enfants à sa charge, lesquels vivraient chez leur mère, sans en apporter la preuve. Par suite, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ainsi, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le préfet n'a pas entaché son arrêté d'un défaut d'examen sérieux de la situation de l'intéressé.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Il ressort des pièces du dossier, y compris des éléments produits les 21 et
22 septembre 2022, que si M. B soutient être entré en France il y a dix ans, il se borne à produire, au soutien de ses allégations, pour l'année 2017, un avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu, téléchargé en 2021, résultant lui-même d'une télé-déclaration ne faisant état d'aucun revenu imposable, et aucun document au titre de l'année 2019. En outre, s'il soutient qu'il vivrait en concubinage avec une ressortissante française depuis 8 ans, laquelle est aide-soignante et également la mère de ses deux enfants mineurs, français et scolarisés, les pièces qu'il produit font état d'une reconnaissance de sa première fille née en 2014 à Villeneuve-Saint-Georges, laquelle est titulaire d'une carte nationale d'identité française, mais également du fait qu'il ne résidait alors pas au domicile de sa concubine au sein de cette même commune. En outre, s'il produit l'acte de naissance de sa seconde fille née en 2017, laquelle est titulaire d'un passeport français, ce second acte d'état-civil a également été rectifié pour mentionner une adresse séparée des parents. Par ailleurs, le requérant produit également un courrier par lequel le tribunal de grande instance de Créteil l'a invité, avec la mère de ses enfants, à un rendez-vous d'information le 30 mai 2018 sur la médiation familiale, entretien préalable à leur audience devant le juge aux affaires familiales et un avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu 2018 indiquant qu'au 1er janvier 2018, son adresse d'imposition était située à Villeneuve-le-Roi. Ces pièces corroborent les déclarations figurant sur son procès-verbal d'audition par la police du 23 décembre 2020 aux termes duquel il a indiqué être célibataire et vivre chez sa sœur alors que ses enfants habitent chez leur mère. Par suite, ces éléments contredisent les allégations du requérant selon lesquelles il vivrait depuis 8 années en concubinage à la date de la décision attaquée. Enfin, les autres pièces que produit M. B ne permettent d'établir une domiciliation à l'adresse de la mère de ses enfants qu'à compter de l'année 2021, soit postérieurement à l'arrêté attaqué, et les deux attestations, également établies par celle-ci postérieurement à la date de l'arrêté attaqué, se bornent à indiquer que l'intéressé est hébergé à son domicile. Par suite, et alors au demeurant que l'intéressé n'établit pas la consistance de sa contribution à l'éducation et à l'entretien de ses enfants, les pièces qu'il produit au soutien de son moyen sont insuffisantes pour établir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de police de Paris aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Dès lors, cette décision n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.
7. En quatrième lieu, aux termes du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction en vigueur à la date du
24 décembre 2020: "I. ' L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : () 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ; / 7° Si le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ()".
8. Pour prendre l'obligation de quitter le territoire français en litige, le préfet de police a estimé, d'une part, que le comportement de M. B constituait une menace pour l'ordre public et, d'autre part, qu'il avait fait l'objet d'un refus de séjour par un précédent arrêté du préfet du Val-de-Marne en date du 12 août 2019.
9. Si le seul placement en garde à vue pour des faits de recel de faux document et escroquerie n'est pas suffisant, en l'absence d'autres éléments, à caractériser une menace à l'ordre public, toutefois, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur le seul motif tiré de ce que M. B avait précédemment fait l'objet d'un refus de séjour par un arrêté du préfet du Val-de-Marne en date du 12 août 2019. Par ailleurs, la circonstance, à la supposer établie, que le requérant aurait eu un rendez-vous à la préfecture fixé le 13 janvier 2021 afin de pouvoir déposer une demande de titre de séjour n'est pas, par elle-même, de nature à entacher d'illégalité la décision litigieuse. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire est illégale.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, aux termes du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction en vigueur à la date du
24 décembre 2020: "II. ' L'étranger auquel il est fait obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l'obligation de quitter le territoire français. () Toutefois, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, décider que l'étranger est obligé de quitter sans délai le territoire français : () / 3° S'il existe un risque que l'étranger se soustraie à cette obligation. Ce risque peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / d) Si l'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ()".
11. Il ressort des pièces du dossier que M. B s'est soustrait à un précédent arrêté du préfet du Val-de-Marne en date du 12 août 2019 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et ne justifie pas d'une adresse stable. Par suite, le moyen tiré de ce que le risque de fuite ne serait pas établi dès lors qu'il dispose de garanties de représentation suffisantes, doit être écarté.
12. En second lieu, il résulte de ce qui précède, que M. B n'établit l'existence d'aucune circonstance particulière au sens du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée porterait une atteinte disproportionnée à sa situation personnelle doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de sa notification, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. / Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. (). / () La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III () sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
15. En premier lieu, l'arrêté se réfère au III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que le requérant s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement et ne justifie pas de liens personnels et familiaux en France suffisamment anciens, intenses et stables. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisante motivation doit donc être écarté.
16. En deuxième lieu, il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
17. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que, eu égard à la situation personnelle du requérant, le préfet aurait entaché la décision litigieuse d'une erreur d'appréciation, ni qu'il aurait méconnu les dispositions de l'article L. 511-1 III alinéa 7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fixant la durée de l'interdiction de retour à deux ans.
18. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 6 ci-dessus, que
M. B ne justifie pas de liens personnels et familiaux en France suffisamment anciens, intenses et stables. Dans ces conditions, le moyen tiré par le requérant de ce que la décision attaquée porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations citées au point précédent doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 24 décembre 2020 du préfet de police est illégal. Par suite, les conclusions à fin d'annulation, ainsi, par voie de conséquence, que celles présentées à fin d'injonction et d'astreinte, et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Lalande, président,
M. Allègre, premier conseiller,
M. Dumas, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2022.
Le rapporteur,
M. DUMAS Le président,
D. LALANDE
La greffière,
C. KIFFER
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2100381
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026