mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2100958 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | KOHEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 janvier 2021, M. et Mme E et F G, représentés par Me Kohen, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 juillet 2020 par lequel le maire de Saint-Maur-des-Fossés a délivré à M. et Mme B et D C un permis de construire un immeuble à usage d'habitation sur le lot B d'un terrain situé 12 rue Rochambeau ainsi que la décision implicite du maire de Saint-Maur-des-Fossés rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Maur-des-Fossés une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable dès lors, d'une part, qu'elle a été déposée dans le délai de recours de deux mois suivant la décision implicite de rejet de leur recours gracieux et qu'ils disposent, d'autre part, d'un intérêt à agir compte tenu de leur qualité de voisin immédiat du terrain d'assiette du projet, lequel est de nature à leur apporter des troubles de jouissance ;
- pour l'application des articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, le dossier de demande de permis de construire est incomplet dès lors qu'il comporte des omissions qui ont été de nature à avoir faussé l'appréciation du service instructeur quant à l'insertion du projet dans son environnement ;
- le projet méconnaît les dispositions des articles U3 3.1, 4.3, 7.8, 11.1 et 11.6.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 janvier 2022, la commune de Saint-Maur-des-Fossés, représentée par la SELARL Cabanes avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme G la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne disposent pas d'intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés par M. et Mme G ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 17 février 2022, M. et Mme C, représentés par Me Chamas, concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme G la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne disposent pas d'intérêt pour agir et ne justifient pas du caractère régulier de l'occupation ou de la détention de leur bien comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés par M. et Mme G ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 8 avril 2022, M. et Mme G déclarent se désister de leur requête.
Par deux mémoires distincts, enregistrés les 12 et 13 avril 2022, M. et Mme C représentés par Me Chamas, demandent au tribunal :
1°) de condamner, sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, M. et Mme G à leur verser une indemnité de 66 949,20 euros en réparation des préjudices qu'ils ont subis du fait de leur recours devant le tribunal à l'encontre du permis de construire du 31 juillet 2020 ;
2°) de n'accepter que partiellement le désistement d'instance et d'action de M. et Mme G ;
3°) de mettre à la charge de M. et Mme G une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête traduit un comportement abusif de la part de M. et Mme G dès lors que le projet de construction n'aura aucune incidence sur les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien ;
- la procédure juridictionnelle en cours les a obligés à modifier leur projet et à déposer une demande de permis de construire modificatif, occasionnant un préjudice évalué à 66 949,20 euros.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Duhamel,
- les conclusions de M. Zanella, rapporteur public,
- et les observations de Me Robert, substitut de Me Kohen, représentant M. et Mme G.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 31 juillet 2020, le maire de Saint-Maur-des-Fossés a délivré à M. et Mme C un permis de construire un immeuble à usage d'habitation sur la parcelle cadastrée section AZ n° 142 (lot B) située 12 rue Rochambeau. Par un courrier du 29 septembre 2020 réceptionné en mairie le 1er octobre 2020, M. et Mme G ont sollicité du maire le retrait de cet arrêté. Leur recours gracieux a été rejeté par une décision implicite née le 2 décembre 2020. M. et Mme G demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du maire de Saint-Maur-des-Fossés du 31 juillet 2020 ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux. Par des conclusions reconventionnelles, M. et Mme C demandent, sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, de condamner M. et Mme G à leur verser une indemnité de 66 949,20 euros en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis du fait de l'introduction de leur recours devant le tribunal.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Par un mémoire enregistré le 8 avril 2022, M. et Mme G déclarent se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme :
3. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts () ".
4. Il ne résulte pas de l'instruction que le droit de M. et Mme G, voisins immédiats du projet de construction en litige, à former un recours contre le permis de construire accordé à M. et Mme C, aurait été mis en œuvre dans des conditions qui traduiraient de leur part un comportement abusif. À cet égard, ne saurait révéler un tel comportement la circonstance que les requérants n'aient pas produit à l'instance leur titre de propriété malgré la fin de non-recevoir opposée en défense. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par M. et Mme C sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Saint-Maur-des-Fossés et de M. et Mme C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la requête de M. et Mme G.
Article 2 : Les conclusions de M. et Mme C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Saint-Maur-des-Fossés présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E G et Mme F G, à M. B C et Mme D C et à la commune de Saint-Maur-des-Fossés.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. H, président,
M. Duhamel, premier conseiller,
M. Cabal, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.
Le rapporteur,
B. DUHAMEL
Le président,
M. H
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026