vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2101547 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BELLENGER BLANDIN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 février 2021 et 30 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Blandin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2020 par lequel le maire de Villiers-sur-Morin s'est opposé à sa déclaration préalable à fin de division d'un terrain situé ruelle Isaac en trois lots dont deux lots à bâtir, ensemble la décision du 22 décembre 2020 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2020 par lequel le maire de Villiers-sur-Morin s'est opposé à sa déclaration préalable à fin de division d'un terrain situé ruelle Isaac en deux lots dont un lot à bâtir, ensemble la décision du 22 décembre 2020 portant rejet de son recours gracieux ;
3°) d'enjoindre à la commune de Villiers-sur-Morin de rectifier l'erreur matérielle de zonage afin d'intégrer la parcelle cadastrée section AI n° 75 dans la zone UAa ou, à défaut, de déclarer que les réseaux desservant la parcelle cadastrée section AI n° 75 présentent une capacité suffisante à fin d'édification de constructions ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Villiers-sur-Morin une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les arrêtés contestés sont insuffisamment motivés en fait ;
- le classement de la parcelle cadastrée section AI n° 75 est irrégulier dès lors que la parcelle litigieuse correspond à un secteur équipé et que les dispositions de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme conduisent à interdire le classement en zone AU des secteurs équipés ;
- l'intégration de la parcelle cadastrée section AI n° 75 dans le périmètre de la zone AU constitue une erreur matérielle dès lors qu'elle était classée en zone urbaine avant la révision du plan local d'urbanisme et qu'elle est comprise dans le périmètre du zonage d'assainissement ;
- le classement de la parcelle cadastrée section AI n° 75 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la parcelle est desservie par les réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissement, que les arrêtés contestés ont pour seul objet d'autoriser une division parcellaire, qu'un système d'infiltration à la parcelle pourra être envisagé lors d'un projet de construction, qu'il n'est pas établi que les réseaux téléphoniques et électriques soient saturés et que la parcelle est desservie par une voie publique et entourée de constructions ;
- le projet est compatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme dès lors que la parcelle cadastrée section AI n° 75 n'est pas directement concernée par les secteurs de programmation retenus ;
- les dispositions des articles AU 1 et AU 2 du règlement du plan local d'urbanisme ne sont pas applicables au projet qui n'a pour seul objet que d'autoriser une division parcellaire, sans aucun projet de construction.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 décembre 2022, la commune de Villiers-sur-Morin, représentée par Me Bertrand, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les arrêtés contestés sont suffisamment motivés en droit et en fait ;
- le zonage AU du plan local d'urbanisme est légal dès lors que les auteurs du plan local d'urbanisme ont entendu définir la zone AU conformément aux dispositions de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme et que la définition retenue intègre l'orientation d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme ;
- le classement de la parcelle litigieuse n'est pas entaché d'erreur matérielle ;
- les arrêtés contestés, qui sont fondés sur l'insuffisance des réseaux, ne sont entachées d'aucune erreur manifeste d'appréciation dès lors que la zone AU au sein de laquelle se situe la parcelle litigieuse n'est pas suffisamment équipée en matière d'assainissement ;
- le projet individuel de division ne mentionne aucune opération d'aménagement d'ensemble telle qu'imposée par le plan local d'urbanisme ;
- le projet n'est pas conforme à l'orientation d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme et les équipements sont insuffisants en méconnaissance des dispositions des articles AU 1 et AU 2 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par une lettre du 14 octobre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir 15 novembre 2022.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 6 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jeannot,
- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,
- et les observations de M. A et celles de Me Bichy, substituant Me Bertrand, représentant la commune de Villiers-sur-Morin.
Une note en délibéré, présentée pour M. A, a été enregistrée le 19 juin 2023 et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé le 2 février 2020 deux déclarations préalables à fin de division d'un terrain situé ruelle Isaac à Villiers-sur-Morin, la première à fin de division en trois lots, dont deux lots à bâtir, et la seconde à fin de division en deux lots, dont un lot à bâtir. Par deux arrêtés du 16 septembre 2020, le maire de Villiers-sur-Morin s'est opposé à ces déclarations préalables. M. A a formé un recours gracieux le 29 octobre 2020 contre ces deux arrêtés qui a été rejeté par décision du maire de Villiers-sur-Morin le 22 décembre 2020. Par la présente requête, le requérant demande l'annulation de ces deux arrêtés, ensemble la décision du 22 décembre 2020 portant rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 7° Refusent une autorisation () " L'article L. 211-5 du même code précise que : " La motivation exigée () doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. Les arrêtés contestés précisent que le terrain d'assiette du projet se trouve en zone AU, plus particulièrement au sein du secteur de l'orientation d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme qui correspond à des espaces insuffisamment équipés destinés à être urbanisés sous la forme d'opérations d'ensemble. Ils précisent également que sont interdites, dans ce secteur, les constructions à destination d'habitat qui ne sont pas réalisées dans le cadre d'opérations d'aménagement d'ensemble. Enfin, ils mentionnent que les équipements et services doivent être réalisés conjointement ou programmés par la collectivité. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisante motivation en fait doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, le contrôle exercé par le juge administratif sur un acte qui présente un caractère réglementaire porte sur la compétence de son auteur, les conditions de forme et de procédure dans lesquelles il a été édicté, l'existence d'un détournement de pouvoir et la légalité des règles générales et impersonnelles qu'il énonce, lesquelles ont vocation à s'appliquer de façon permanente à toutes les situations entrant dans son champ d'application tant qu'il n'a pas été décidé de les modifier ou de les abroger. Le juge administratif exerce un tel contrôle lorsqu'il est saisi, par la voie de l'action, dans le délai de recours contentieux. En outre, en raison de la permanence de l'acte réglementaire, la légalité des règles qu'il fixe, comme la compétence de son auteur et l'existence d'un détournement de pouvoir doivent pouvoir être mises en cause à tout moment, de telle sorte que puissent toujours être sanctionnées les atteintes illégales que cet acte est susceptible de porter à l'ordre juridique. Après l'expiration du délai de recours contentieux, une telle contestation peut être formée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure prise pour l'application de l'acte réglementaire ou dont ce dernier constitue la base légale.
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Aux termes de l'article R. 151-20 de ce code : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone ".
6. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des divers secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, et ne sont pas non plus tenus, pour fixer le zonage, de respecter les limites des propriétés. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
7. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des dispositions applicables à la zone AU du règlement du plan local d'urbanisme, que cette zone correspond à des espaces insuffisamment équipés destinés à être urbanisés dans le respect de l'orientation d'aménagement et de programmation sous la forme d'opérations d'ensemble pour l'accueil d'habitat et d'équipements dans le cadre d'une démarche de type haute qualité environnementale. En outre, les auteurs du plan local d'urbanisme ont entendu conditionner la programmation de l'ouverture à l'urbanisation des secteurs à destination d'habitat et d'activités économiques à la mise à disposition conjointe ou programmé des équipements publics induits et nécessaires quelle que soit leur nature conformément à l'orientation d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme et aux dispositions précitées de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme. Enfin, contrairement aux allégations du requérant, peut être classé en zone à urbaniser un secteur pour lequel les réseaux ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté.
8. En troisième lieu, si le requérant soutient que le classement de la parcelle cadastrée section AI n° 75 est entaché d'une erreur matérielle, les seules circonstances qu'elle était classée en zone urbaine dans le précédent plan local d'urbanisme et qu'elle soit comprise dans le périmètre du zonage d'assainissement ne permettent pas d'établir l'existence d'une erreur matérielle. En outre, il ressort du projet d'aménagement et de développement durables que les auteurs du plan local d'urbanisme ont souhaité traduire une exigence croissante de qualité du cadre de vie et d'environnement et d'un souci d'équilibre dans la répartition des lieux habités, des commerces, services et équipements. Ainsi, ils ont entendu, comme il leur était loisible de le faire, favoriser la densification du tissu urbain et préserver la morphologie urbaine ancienne des hameaux et du bourg. Enfin, la circonstance qu'une parcelle voisine soit classée en zone urbaine alors qu'elle n'est pas intégrée dans le plan de zonage d'assainissement est sans incidence sur le classement de la parcelle litigieuse. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une erreur matérielle doit être écarté.
9. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section AI n° 75 est située en bordure d'une vaste zone à urbaniser, peu densément bâtie, à l'interface entre la partie densément urbanisée du village et des espaces naturels. En outre, s'il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette est desservi par une voie publique et qu'il est raccordable au réseau public d'assainissement situé à proximité, le requérant n'établit pas que les réseaux publics existants, notamment les réseaux d'assainissement et les réseaux téléphoniques, seraient suffisants pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble du secteur AU alors que la commune a manifesté sa volonté, en procédant à ce classement, d'organiser l'ensemble du secteur en cause de façon cohérente en vue de son urbanisation future. Le projet d'aménagement et de développement durables précise d'ailleurs qu'il est nécessaire de favoriser la densification du tissu urbain existant en permettant l'implantation de 230 logements et de développer les équipements publics en cohérence avec la croissance de la population. Par ailleurs, les dispositions précitées au point 5 de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme ne font pas obstacle à ce que les auteurs d'un plan local d'urbanisme puissent, lorsqu'ils définissent les conditions d'aménagement et d'équipement d'une opération d'aménagement d'ensemble, prévoir que la délivrance des autorisations d'urbanisme au sein de la zone sera subordonnée à la réalisation préalable et au fur et à mesure des équipements internes. Enfin, la circonstance qu'un certificat d'urbanisme ait été délivré le 20 mars 2010 est sans incidence sur le classement de la parcelle litigieuse par le plan local d'urbanisme approuvé le 16 mai 2017. Dans ces conditions, le classement du terrain d'assiette dans le secteur AU n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.
11. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est compris dans le périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme nonobstant la circonstance qu'il n'apparaisse pas en tant que tel dans le découpage prévu des trois différentes tranches de l'orientation dont les contours géographiques ne sont, au demeurant, pas précisément définis. Cette orientation prévoit la naissance d'un nouveau quartier qui a pour ambition d'" habiter et travailler à Villiers-sur-Morin dans un cadre préservé aux portes de Marne-la-Vallée " et définit deux secteurs, dont le secteur Nord qui est à destination d'habitat et d'équipements publics. Elle précise également que toute autorisation d'aménagement ou de constructions groupées devra contenir un plan d'ensemble de l'aménagement projeté et que la programmation de l'ouverture à l'urbanisation des secteurs à destination d'habitat est conditionnée à la mise à disposition conjointe ou programmée des équipements publics induits et nécessaires quelle que soit leur nature. Si les divisions foncières projetées prévoient le détachement de lots destinés à être bâtis, à défaut de toute autre précision dans les dossiers de déclaration préalable relative au plan d'ensemble de l'aménagement projeté et à la mise à disposition conjointe ou programmée des équipements publics, ces projets ne sont pas compatibles avec les dispositions précédemment exposées de l'orientation d'aménagement et de programmation. Par suite, le moyen soulevé en ce sens doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article AU 1 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux occupations et utilisations du sol interdites : " Sont interdits : () 1.8 / Les constructions à destination d'habitat ne respectant pas les conditions des articles AU 2.2 et AU 2.3. ". Et aux termes de l'article AU 2 du même règlement relatif aux occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières : " Sont soumis à condition : () 2.2 / Les constructions à destination d'habitat à condition d'être réalisées dans le cadre d'opérations d'aménagement d'ensemble conformes à l'orientation d'aménagement et de programmation (pièce 4 du dossier de plan local d'urbanisme) et que les équipements et les services induits soient réalisés conjointement ou programmés par la collectivité () ".
13. Il ressort des pièces du dossier que les projets contestés ne sont pas réalisés dans le cadre d'opérations d'aménagement d'ensemble conformes à l'orientation d'aménagement et de programmation. Ils ne prévoient pas davantage que les services induits soient réalisés conjointement ou programmés par la collectivité. Enfin, ainsi qu'il a été exposé au point 11, ces projets ne sont pas compatibles avec l'orientation d'aménagement et de programmation nonobstant la circonstance qu'ils ne concernent que des divisions parcellaires à fin de bâtir. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions des articles AU 1 et AU 2 du règlement du plan local d'urbanisme, qui régissent les occupations et utilisations du sol en zone AU, sont inapplicables au projet. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation du requérant doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Villiers-sur-Morin qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des frais liés au litige. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du requérant la somme de 1 500 euros à verser à la commune de Villiers-sur-Morin au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la commune de Villiers-sur-Morin une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Villiers-sur-Morin.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Jeannot, première conseillère,
Mme Blanc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
La rapporteure,
F. JEANNOTLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
H. KELI
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026