jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2101784 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SELARM SMETH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 février et 9 avril 2021,
Mme C B, représentée par la Selard Smeth, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 février 2021 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant des moyens communs aux décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- les décisions contestées sont insuffisamment motivées ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- la procédure contradictoire n'a pas été respectée en méconnaissance de l'article
L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet du Val-de-Marne n'a pas pris en compte sa situation personnelle ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la renvoyer dans son pays d'origine aurait pour effet de propager le COVID-19 ;
- il lui est matériellement impossible de quitter le territoire national dès lors que le gouvernement français a annoncé la fermeture des frontières extérieures de l'Union européenne le 31 janvier 2021.
La requête et le mémoire présentés par Mme B ont été communiqués au
préfet Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 2 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 octobre 2021 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante biélorusse née le 26 février 1988 à Vitebsk (Biélorussie), entrée sur le territoire français, le 6 septembre 2017, sous couvert d'un visa long séjour en qualité de conjointe de français, a sollicité le renouvellement du titre de séjour dont elle a bénéficié en cette qualité pour la période courant du 18 janvier 2019 au 17 janvier 2021. Par un arrêté du 5 février 2021 dont la requérante demande l'annulation, le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite d'office.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. - L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () ; / 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ; / (). / La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I, sans préjudice, le cas échéant, de l'indication des motifs pour lesquels il est fait application des II et III. / () ".
3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour en litige comporte l'indication suffisante des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. D'autre part, la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise les dispositions de l'article L. 511-1, notamment le 3° du I, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui en constituent le fondement, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation de fait distincte de la décision refusant un titre de séjour à Mme B ce qui l'accompagne et qui est suffisamment motivée. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions critiquées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, les décisions attaquées ne révèlent pas que le préfet du Val-de-Marne se serait abstenu de se livrer à un examen de la situation particulière de Mme B. Il suit de là que le moyen tiré de ce que les décisions attaquées auraient été prises sans qu'il ait été procédé à un examen particulier de la situation de la requérante doit être écarté.
5. En troisième et dernier lieu, il résulte des termes mêmes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration que la procédure contradictoire préalable qu'il prévoit n'est pas applicable dans les " cas où il est statué sur une demande ". La décision du
préfet du Val-de-Marne refusant à Mme B la délivrance d'un titre de séjour ayant été prise en réponse à une demande de l'intéressée, celle-ci n'est donc pas fondée à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait méconnu les dispositions de cet article en ne la mettant pas à même de présenter ses observations avant de lui opposer ce refus de titre de séjour. Par ailleurs, dans le cas prévu au 3° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où la décision portant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressée à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'elle a pu être entendue avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour. Il suit de là que Mme B, qui a sollicité le renouvellement de son titre de séjour et a été ainsi à même de présenter tous motifs, éléments et précisions susceptibles de venir au soutien de cette demande, ne saurait être fondée, en tout état de cause, à soutenir que l'arrêté attaqué en tant qu'il porte refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français aurait été pris en méconnaissance du " principe du contradictoire ".
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant refus de titre de séjour :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () ; / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; / () ". Aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, qui réside en France depuis trois ans et cinq mois, s'est mariée, le 24 septembre 2016, en Grèce, avec un ressortissant de nationalité française. A la date de la décision en litige, la communauté de vie était, toutefois, rompue depuis près de deux ans et le divorce a été prononcé avec effet au 25 août 2020. Si Mme B indique avoir déposé une main courante, le 29 mars 2019, pour signaler, d'une part, que son époux, qui avait reçu une offre d'emploi au Canada, l'avait informée qu'il entendait s'y installer seul et qu'à cet effet, il allait résilier le bail de l'appartement qu'ils occupaient et qu'il souhaitait qu'ils divorcent par altération du lien conjugal et, d'autre part, qu'elle était " victime de pression psychologique, de chantage affectif " et que son époux " l'a rabaisse régulièrement et qu'elle a peur qu'il apprenne la présence de ses démarches ", ces dernières allégations ne sont pas établies. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un enfant serait né de cette union. Si la requérante se prévaut de sa situation professionnelle, elle était sans emploi à la date de la décision critiquée, et ne justifie d'un contrat de travail que sur la période courant du mois de juin 2019 au mois de
mai 2020. Si, par ailleurs, elle produit quatre attestations établies par sa sœur, un ami et deux anciennes collègues faisant état de sa bonne intégration en France, la requérante, qui allègue, sans, toutefois, le démontrer être isolée dans son pays d'origine alors que ses parents y résident toujours, ne justifie pas de l'existence de liens personnels et familiaux en France dont l'intensité, l'ancienneté et la stabilité seraient de nature à établir que le préfet du Val-de-Marne aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Il suit de là que Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes raisons, Mme B ne peut justifier d'aucun motif exceptionnel ni d'aucune considération humanitaire au sens des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait méconnu les dispositions de l'article L. 313-14 en refusant de l'admettre au séjour.
8. En deuxième lieu, au vu de la situation décrite au point précédent du présent jugement, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée serait entachée d'erreur de fait, motif pris de ce que le préfet du Val-de-Marne n'aurait pas tenu compte de sa situation personnelle, ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, la décision portant refus de délivrer un titre de séjour n'étant pas entachée d'illégalité, ainsi que cela a été dit aux points 2. à 8. du présent jugement, Mme B n'est pas fondée à invoquer à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision.
10. En second lieu, au vu de ce qui a été énoncé au point 7. du présent jugement, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles de l'article L. 313-14 du même code.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, la décision par laquelle le préfet fixe le pays à destination duquel sera reconduit l'étranger qui n'a pas satisfait à l'obligation de quitter le territoire français, laquelle constitue une décision distincte de la mesure d'éloignement elle-même en vertu des dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constitue une mesure de police qui doit, en principe, être motivée.
12. La décision en litige comporte l'indication suffisante des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il suit de là que le moyen invoqué ne peut qu'être écarté.
13. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la décision contestée que le préfet du Val-de-Marne n'aurait pas tenu compte de la situation personnelle de Mme B.
14. En troisième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, ainsi que cela a été dit aux points 2. à 5. et 9. à 10. du présent jugement, Mme B n'est pas fondée à invoquer à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision.
15. En quatrième lieu, au vu de ce qui a été énoncé au point 7. du présent jugement,
Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles de l'article L. 313-14 du même code.
16. En cinquième et dernier lieu, la situation sanitaire liée à l'épidémie de covid-19, qui était susceptible seulement d'affecter les conditions d'exécution de la décision contestée, est sans incidence sur sa légalité.
17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 5 février 2021 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles qu'elle a présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la préfète du
Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
- M. Delmas, premier conseiller,
- Mme Réchard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
La rapporteure,
J. RECHARD
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,
C. RICHEFEU
La république mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2101784
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026