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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2101875

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2101875

jeudi 29 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2101875
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantLARROQUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I - Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 février 2021 et 29 septembre 2022, M. A B, représenté en dernier lieu par Me Larroque, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2021 en tant que le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", avec autorisation de travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du trentième jour suivant la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte définitive de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du préfet de Seine-et-Marne la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- le préfet de Seine-et-Marne ne pouvait prendre la décision attaquée sans méconnaître les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet de Seine-et-Marne ne pouvait prendre la décision attaquée sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; le préfet de Seine-et-Marne a commis une erreur de droit, à défaut, une erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant de prendre en considération l'intérêt supérieur de ses enfants.

S'agissant de la décision portant fixation du pays de renvoi :

- elle n'est pas motivée ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité entachant la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête ne comporte aucun moyen ;

- aucun moyen ne pourrait être fondé.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mai 2021 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun.

Par une ordonnance du 30 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 novembre 2022 à 12 heures.

II - Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 février 2021 et

29 septembre 2022, Mme C E épouse B, représentée en dernier lieu par Me Larroque, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2021 en tant que le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", avec autorisation de travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du trentième jour suivant la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte définitive de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du préfet de Seine-et-Marne la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- le préfet de Seine-et-Marne ne pouvait prendre la décision attaquée sans méconnaître les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet de Seine-et-Marne ne pouvait prendre la décision attaquée sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; le préfet de Seine-et-Marne a commis une erreur de droit, à défaut, une erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant de prendre en considération l'intérêt supérieur de ses enfants.

S'agissant de la décision portant fixation du pays de renvoi :

- elle n'est pas motivée ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité entachant la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête ne comporte aucun moyen ;

- aucun moyen ne pourrait être fondé.

Mme E épouse B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mai 2021 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun.

Par une ordonnance du 30 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au

2 novembre 2022 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfants ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D,

- et les observations de M. B et de Mme E épouse B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B et Mme E épouse B, ressortissants albanais nés respectivement les 4 février 1980 et 9 avril 1984, sont entrés en France le 8 mars 2013 selon leurs déclarations. Ils ont sollicité, le 22 février 2018, leur admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par deux arrêtés du 23 août 2018, la préfète de Seine-et-Marne a refusé de leur délivrer le titre de séjour sollicité, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel ils pourraient être reconduit d'office. Par deux jugements du 9 juin 2020, le tribunal administratif de Melun a annulé ces deux arrêtés et a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de procéder au réexamen de leur demande et de prendre une nouvelle décision dans le délai de trois mois. Par deux arrêtés du 12 février 2021, le préfet de Seine-et-Marne, saisi du réexamen des demandes de M. B et Mme E épouse B, les a rejetées et leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel ils pourraient être reconduits d'office. Par les requêtes enregistrées sous les numéros 2101875 et 2101876, M. B et Mme E épouse B demandent au tribunal d'annuler les arrêtés du 12 février 2021 en tant que le préfet de

Seine-et-Marne leur a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel ils pourraient être reconduits d'office.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n°2101875 et n°2101876 présentées par M. B et

Mme E épouse B présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () ; / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; / () ".

4. M. B et Mme E épouse B se prévalent de leur ancienneté sur le territoire français depuis huit années à la date des décisions attaquées et de la présence en France à leurs côtés de leurs trois enfants mineurs, lesquels sont régulièrement scolarisés, ainsi que cela ressort des pièces versées aux dossiers. Ils ne font, toutefois, valoir aucun élément particulier d'insertion. En outre, ils n'allèguent ni n'établissent être isolés dans leur pays d'origine au sein duquel ils ont vécu jusqu'à l'âge de 33 ans, pour M. B, et de 29 ans pour Mme E épouse B, compte tenu de la date du 8 mars 2013 à laquelle ils ont déclaré être entrés sur le territoire français. A cet égard, ils ne contestent pas être entrés irrégulièrement en France et s'y maintenir en situation irrégulière. Dans ces circonstances, au vu des conditions de leur séjour en France, et alors que les décisions attaquées n'ont pas pour objet ni pour effet de séparer les requérants de leurs enfants, ni de faire obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue dans leur pays d'origine, ils ne sont pas fondés à soutenir qu'en prenant les décisions critiquées, le préfet de Seine-et-Marne aurait porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ces décisions ont été prises. Il suit de là que le préfet de Seine-et-Marne n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Au vu de ce qui vient d'être énoncé, les requérants ne sont pas davantage fondés à soutenir que le préfet de Seine-et-Marne ne pouvait prendre les décisions attaquées sans méconnaitre les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. En deuxième lieu, au vu de la situation décrite au point 4. du présent jugement, M. B et Mme E épouse B ne sont pas fondés à soutenir que le préfet de

Seine-et-Marne aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences des décisions critiquées sur leur situation personnelle. Il suit de là que les moyens invoqués ne peuvent qu'être écartés.

6. En troisième lieu, à supposer que M. B et Mme E épouse B, qui soutiennent que leur situation répond à des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnelles, et que " dès lors ", le préfet de Seine-et-Marne a entaché les décisions contestées d'erreur manifeste d'appréciation puissent être regardés comme invoquant l'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il résulte de ce qui a été dit au point 4. du présent jugement que leur situation ne relève ni de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels au sens de ces dispositions. Il suit de là que les moyens invoqués ne peuvent qu'être écartés. A cet égard, ils ne peuvent utilement se prévaloir de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012, laquelle est dépourvue de portée impérative et n'a pour seul objet que d'éclairer les préfets dans l'exercice de leur pouvoir de régularisation.

7. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

8. M. B et Mme E épouse B soutiennent que les décisions attaquées méconnaissent les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en soutenant que leurs trois enfants mineurs n'ont connu que le système scolaire français. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que les enfants ne pourraient pas être scolarisés dans leur pays d'origine, que la cellule familiale ne pourrait pas être reconstituée dans ce pays et qu'en tout état de cause, les décisions attaquées n'ont pas pour objet ni pour effet de séparer les enfants de leurs parents. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le préfet de Seine-et-Marne aurait méconnu les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant et commis une erreur de droit, ou, à défaut, une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces stipulations.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". La décision par laquelle le préfet fixe le pays à destination duquel sera reconduit l'étranger qui n'a pas satisfait à l'obligation de quitter le territoire français, laquelle constitue une décision distincte de la mesure d'éloignement elle-même en vertu des dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constitue une mesure de police qui doit, en principe, être motivée.

10. Les décisions par lesquelles le préfet de Seine-et-Marne a fixé le pays de destination visent la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment son article 3, précise la nationalité de M. B et Mme E épouse B, en l'espèce albanaise, et mentionnent en leur avant-dernier considérant que les intéressés n'établissent pas que leur vie ou leur liberté est menacée ou qu'ils seraient exposés à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans leur pays d'origine. Les décisions attaquées comportent ainsi les considérations suffisantes de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il suit de là que les moyens invoqués ne peuvent qu'être écartée.

11. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3. à 8. du présent jugement que les décisions portant obligation de quitter le territoire français ne sont pas entachées d'illégalité. Il suit de là que M. B et Mme E épouse B ne sauraient se prévaloir par voie d'exception, de l'illégalité de ces décisions, pour demander l'annulation des décisions fixant le pays de destination. Il suit de là que les moyens invoqués ne peuvent qu'être écartés.

12. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité des requêtes n°2101875 et n°2101876 présentées respectivement par M. B et

Mme E épouse B, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés du 12 février 2021 en tant que le préfet de Seine-et-Marne leur a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel ils pourraient être reconduits d'office. Il y a lieu, par voie de conséquence de rejeter les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions qu'ils ont présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête n°2101875 présentée par M. B et la requête n°2101876 présentée par Mme E épouse B sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Mme C E épouse B et au préfet de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Bonneau-Mathelot, présidente,

M. Delmas , premier conseiller,

Mme Réchard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2022.

La rapporteure,

J. RECHARDLa présidente,

S. BONNEAU-MATHELOT

La greffière,

C. RICHEFEU

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2101875, 2101876

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