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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2101894

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2101894

mardi 27 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2101894
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation9ème chambre
Avocat requérantLECLERCQ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er mars 2021 et un mémoire complémentaire enregistré le 24 mai 2023 et non communiqué, M. A B, représenté par Me Leclercq, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2020 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet du Val-de-Marne n'a pas procédé à un examen de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la circulaire du 28 novembre 2012 ne prévoit la preuve de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant uniquement lorsque le demandeur est séparé de l'autre parent de l'enfant, ces éléments étant présumés en cas de vie commune ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet du Val-de-Marne n'a pas procédé à un examen de sa situation ;

- il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dès lors que la validité de la carte de séjour italienne du requérant n'est pas contestée ; les dispositions de l'article L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux résidents de l'Union européenne ; en outre, les dispositions des articles L. 511-2 et L. 511-3 du même code ne sont applicables qu'en l'absence d'accord de réadmission , or, il existe un accord de réadmission entre la France et l'Italie ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité entachant la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée au préfet du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure du 16 juillet 2021.

Par une ordonnance du 15 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 30 novembre 2022 à 12 heures.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 janvier 2021 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2003/109/CE du Conseil du 25 novembre 2003 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de la justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Luneau a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant congolais né le 14 juin 1969 à Kinshasa (République démocratique du Congo), entré en France le 19 juillet 2013, selon ses déclarations, a sollicité, le 3 octobre 2019, la régularisation de sa situation administrative sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 20 juillet 2020, dont M. B demande l'annulation, le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la décision portant refus de séjour, qui vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment son article 8, ainsi que les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise les éléments principaux de la situation personnelle et familiale de M. B au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rend compte de l'appréciation portée par le préfet du

Val-de-Marne au titre de son insertion professionnelle et de sa vie privée et familiale sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la décision attaquée que le préfet du

Val-de-Marne n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B. Il suit de là que le moyen tiré de l'absence d'examen particulier de la situation du requérant ne peut qu'être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. M. B soutient qu'il réside de manière habituelle sur le territoire français depuis le mois de juillet 2013, soit depuis près de huit années à la date de la décision attaquée, et qu'il justifie d'attaches familiales en France où il vit avec sa conjointe et leur fille. Il ressort, toutefois, des pièces que le requérant a versées au dossier et qui sont composées essentiellement d'avis d'impôt sur les revenus établis en 2015 et de 2017 à 2019 avec un taux d'imposition nul, de la copie de la carte d'admission à l'aide médicale de l'Etat pour les années 2016 à 2019 et de deux résultats d'analyses médicales des 4 et 8 août 2016, qu'il ne démontre pas se maintenir de manière continue en France depuis la date à laquelle il déclare y être entré en provenance d'Italie, soit le 19 juillet 2013. En outre, il ne peut justifier, au demeurant, par la production d'une facture d'électricité du 1er février 2021 établie au nom de sa conjointe ainsi qu'au sien, soit postérieurement à l'arrêté contesté, d'une communauté de vie ancienne et stable avec cette dernière, de nationalité ghanéenne, titulaire d'une carte de résident en cours de validité, à la date de la décision attaquée. Enfin, si M. B soutient qu'il réside avec sa conjointe et leur fille, scolarisée, il n'apporte aucun élément probant de nature à démontrer l'existence de liens qui l'unissent à son enfant et qu'il contribuerait à son éducation et à son entretien. M. B ne justifie, par ailleurs, d'aucune insertion particulière, notamment professionnelle, en France. Dans ces circonstances, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de M. B, qui ne peut être regardé comme dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de quarante-quatre ans, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

7. Pour les mêmes raisons que celles exposées au point précédent, M. B n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa situation ne relevait pas d'un motif exceptionnel ou de considérations humanitaires justifiant qu'il soit admis au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi qu'une erreur de droit. A cet égard, M. B ne peut utilement se prévaloir des énonciations de la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne comportent que des orientations générales adressées aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation.

8. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée portant refus de titre de séjour.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. Il ressort des articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-3 ainsi que de l'article L. 531-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un Etat membre de l'Union européenne ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que, lorsque l'autorité administrative envisage une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger dont la situation entre dans le champ d'application de l'article L. 531-1 et d'une convention de réadmission conclue avec l'Etat membre qui l'a admis à entrer ou à séjourner sur son territoire ou dont il provient directement, elle peut légalement, soit le remettre aux autorités compétentes de cet Etat membre, sur le fondement de l'article L. 531-1 et de la convention conclue à cet effet, soit l'obliger à quitter le territoire français à destination du " pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible ", sur le fondement des articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-3. Toutefois, si le ressortissant titulaire d'un titre de séjour délivré par un autre Etat membre demande à être réadmis vers ce dernier, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de le réadmettre dans cet Etat.

10. Lorsqu'un ressortissant d'un pays tiers détient un titre de résident de longue durée-UE en cours de validité accordé par un autre Etat membre que la France, il résulte du deuxième alinéa de l'article L. 531-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, interprété à la lumière des articles 12 et 22 de la directive 2003/109/CE du Conseil du 25 novembre 2003, que l'étranger ne peut en principe être éloigné qu'à destination de l'Etat membre qui lui a accordé le titre de long séjour. Cet Etat est alors tenu, après avoir été informé de la décision d'éloignement, de réadmettre l'étranger immédiatement et sans formalités, sur le fondement du paragraphe 2 de l'article 22 de cette directive, indépendamment de tout accord ou arrangement bilatéral de réadmission.

11. Enfin, l'étranger résident de longue durée ne peut être éloigné du territoire de l'Union, notamment par une obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement de l'article L. 511-1, que pour les motifs prévus à l'article 12 de la directive 2003/109/CE, c'est-à-dire que " lorsqu'il représente une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public ou la sécurité publique ", conformément aux articles 12 et 22 de la directive 2003/109/CE, et sans préjudice de l'obligation de respecter le principe de non-refoulement garanti par l'article 33 de la Convention de Genève, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. M. B, qui soutient, en page 6 de sa requête, " comme il l'a été mentionné infra ", qui doit être lu " comme il l'a été mentionné supra " en raison d'une erreur de plume, fait valoir, d'une part, qu'un étranger, titulaire d'un titre de résident longue durée-UE ne peut être obligé de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions de l'article L. 511-1 ou de l'article L. 511-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais peut être remis aux autorités compétentes de l'Etat qui lui a délivré le titre de résident en application de l'article L. 531-2 du même code, d'autre part, que seule une menace réelle et grave pour l'ordre public au sens du paragraphe 1 de l'article 12 et du paragraphe 3 de l'article 22 de la directive 2003/109/CE du 25 novembre 2003 peut justifier qu'une décision portant obligation de quitter le territoire français à destination de son pays d'origine soit prononcée à l'encontre de l'étranger. Il ressort des pièces du dossier que M. B est titulaire d'un titre de résident de longue

durée-UE en cours de validité délivré par les autorités italiennes accordé en application de l'article 8 de la directive 2003/109/ CE du conseil du 25 novembre 2003 dont l'authenticité et la portée ne sont pas contestées, le préfet du Val-de-Marne n'ayant produit aucune observation à la requête qui lui a été communiquée. Il suit de là qu'en l'absence de tout motif tiré d'une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public ou la sécurité publique, M. B est fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne ne pouvait, compte tenu de son statut de résident de longue

durée-UE, prendre à son encontre une obligation de quitter le territoire français.

13. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, que M. B est fondé à demander l'annulation de cette décision.

En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :

14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 9. à 13. du présent jugement que la décision portant obligation de quitter le territoire est entachée d'illégalité. Dans ces conditions, M. B est fondé à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision critiquée fixant le pays à destination duquel il serait susceptible d'être reconduit qu'il s'agisse du pays dont il la nationalité ou de " tout autre pays pour lequel il établit être légalement admissible ".

15. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés contre la décision fixant le pays de destination, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision attaquée fixant le pays à destination duquel il serait reconduit d'office.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

16. Eu égard aux motifs d'annulation retenus ci-dessus, l'exécution du jugement n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Il suit de là que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros qui sera versée à Me Leclercq, conseil de M. B, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 20 juillet 2020 du préfet du Val-de-Marne en tant qu'il oblige M. B à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office est annulé.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : L'Etat versera à Me Leclercq, conseil de M. B, une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Bonneau-Mathelot, présidente,

Mme Réchard, première conseillère,

Mme Luneau, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.

La rapporteure,

F. LUNEAU

La présidente,

S. BONNEAU-MATHELOT

La greffière,

S. SCHILDER

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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