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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2102823

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2102823

lundi 23 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2102823
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantGAIDOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 mars 2021 et 12 novembre 2021, M. B A, représenté par Me Gaidot puis Me Arbib, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2020 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande et de prendre une nouvelle décision à son issue, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'une erreur de droit ;

- elle méconnaît l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle repose sur des faits qui ne sont pas établis ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 octobre 2020, rectifiée le 26 juillet 2021.

Par un courrier du 3 février 2022, la préfète du Val-de-Marne a été mise en demeure de présenter ses observations dans le délai de quinze jours, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 8 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée le 5 avril 2022 à 12 h 00.

La préfète du Val-de-Marne, à qui la requête a été communiquée le 29 mars 2021, n'a pas produit d'observations postérieurement à la clôture de l'instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention franco-ivoirienne relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Abidjan le 21 septembre 1992 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code du travail ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant ivoirien, né le 1er janvier 1986, selon ses déclarations, est entré sur le territoire français, en septembre 2015, puis, s'y est maintenu depuis cette date. Le 17 mai 2019, il a sollicité du préfet du Val-de-Marne son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 7 septembre 2020, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, premièrement, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers et aux conditions de délivrance de ces titres s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 111-2 du même code alors en vigueur, " sous réserve des conventions internationales ". La situation des ressortissants ivoiriens est régie par les stipulations de la convention conclue le 21 septembre 1992 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire sur la circulation et le séjour des personnes. Aux termes de l'article 14 de cette convention : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par les législations respectives des deux Etats ". L'article 10 de la même convention stipule : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants ivoiriens doivent posséder un titre de séjour. Pour tout séjour sur le territoire de la Côte d'Ivoire devant excéder trois mois, les ressortissants français doivent posséder un titre de séjour. Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'Etat d'accueil ". Aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ".

3. Les stipulations de l'article 10 de la convention conclue le 21 septembre 1992 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire sur la circulation et le séjour des personnes renvoient à la législation française pour la délivrance et le renouvellement des titres de séjour. Ainsi les ressortissants ivoiriens sont autorisés à solliciter un titre de séjour en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le cas échéant, sur le fondement de l'article L. 313-14 alors en vigueur de ce code au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. Par suite, le préfet est conduit, par l'effet de la convention conclue le 21 septembre 1992, à faire application des dispositions de la législation française lorsqu'il est saisi d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour par un ressortissant ivoirien.

4. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 313-14, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

5. Deuxièmement, aux termes de l'article R. 5221-20 du code du travail, dans sa version applicable au litige : " Pour accorder ou refuser l'une des autorisations de travail mentionnées à l'article R. 5221-11, le préfet prend en compte les éléments d'appréciation suivants : () / 2° L'adéquation entre la qualification, l'expérience, les diplômes ou titres de l'étranger et les caractéristiques de l'emploi auquel il postule () / 6° Le salaire proposé à l'étranger qui, même en cas d'emploi à temps partiel, est au moins équivalent à la rémunération minimale mensuelle mentionnée à l'article L. 3232-1 () ".

6. D'une part, M. A ne peut utilement se prévaloir de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'est pas au nombre de celles qui sont opposables au sens de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration, dans les conditions fixées à l'article R. 312-10 du même code et, au surplus, ne comporte que des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation des étrangers en situation irrégulière, mesures de faveur au bénéfice desquelles ceux-ci ne peuvent faire valoir aucun droit, et que les intéressés ne peuvent donc utilement se prévaloir de telles orientations à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision préfectorale refusant de régulariser leur situation par la délivrance d'un titre de séjour. Dès lors que M. A, en qualité d'étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, il ne peut davantage utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 pour l'exercice de ce pouvoir.

7. D'autre part, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier, et en particulier de la décision de refus de séjour contestée, que cette dernière a été prise au motif que la situation d'emploi de l'intéressé ne satisfait pas aux exigences légales, telles que fixées aux 2° et 6° de l'article R. 5221-20 du code du travail. Il ressort des termes mêmes de la décision en litige que les conditions d'emploi de M. A ont été prises en compte par le préfet du Val-de-Marne de façon globale pour apprécier l'existence de motifs exceptionnels justifiant la délivrance du titre de séjour sollicité par le requérant. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".

9. Si, lorsque le défendeur n'a produit aucun mémoire, le juge administratif n'est pas tenu de procéder à une telle mise en demeure avant de statuer, il doit, s'il y procède, en tirer toutes les conséquences de droit et il lui appartient seulement, lorsque les dispositions précitées sont applicables, de vérifier que l'inexactitude des faits exposés dans les mémoires du requérant ne ressort d'aucune pièce du dossier. Par ailleurs, il résulte de ces dispositions que l'acquiescement aux faits prévu à l'article R. 612-6 du code de justice administrative est acquis lorsque le délai imparti à l'administration a expiré et que la date de clôture d'instruction est échue sans que le défendeur ait présenté d'observations.

10. En l'espèce, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, la préfète du Val-de-Marne n'a produit aucun mémoire avant la clôture de l'instruction. Ainsi, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête. Il appartient toutefois au Tribunal de vérifier que ces faits ne sont pas contredits par les pièces du dossier et qu'aucune règle d'ordre public ne s'oppose à ce qu'il soit donné satisfaction à la requérante.

11. Pour opposer un refus à la demande de titre de séjour de M. A au regard des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, le préfet du Val-de-Marne s'est notamment fondé sur le trouble à l'ordre public qu'il a présenté. D'une part, par la communication de plusieurs dates de naissance et lieux de naissance ainsi que diverses filiations, il est connu des services de police sous différentes identités et, d'autre part, il a défavorablement attiré à plusieurs reprises l'attention de ses derniers, en dernier lieu, le 31 janvier 2016, pour des faits d'escroquerie, de détention non autorisée de stupéfiants et recel de biens provenant d'un vol, pour lesquels il a été condamné, le 2 février 2016, à quatre mois d'emprisonnement.

12. Le requérant conteste la réalité des faits sur lesquels le préfet du Val-de-Marne s'est fondé en précisant qu'il n'a fait l'objet que de contrôles d'identité de la part des services de police, à l'occasion desquels l'irrégularité de son séjour a été relevée et qu'il n'a pas été condamné pour les délits évoqués le 2 février 2016. Ce faisant, il fait valoir que son comportement n'a pas troublé l'ordre public. Dès lors que l'inexactitude des faits allégués par M. A ne ressort d'aucune des pièces versées au dossier, il résulte de ce qui vient d'être dit aux points précédents du présent jugement que l'administration doit être réputée avoir admis leur exactitude matérielle, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 612-6 du code de justice administrative. Ainsi, le préfet du Val-de-Marne a entaché la décision de refus de titre de séjour contestée d'une erreur de fait.

13. En troisième lieu, pour décider que les éléments apportés par M. A ne pouvaient pas être pris en compte au titre de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, le préfet du Val-de-Marne a notamment examiné la demande d'autorisation de travail établie le 12 avril 2019 par son employeur pour conclure avec l'intéressé un contrat de travail à durée indéterminée pour un emploi de contrôleur à temps complet. L'autorité préfectorale a considéré que, s'il établit une expérience professionnelle en qualité de manutentionnaire au cours de l'année 2018, il ne justifie pas d'une expérience en qualité de contrôleur et ne démontre pas que ce métier serait caractérisé par des difficultés de recrutement.

14. La préfète du Val-de-Marne étant réputée avoir acquiescé aux faits, l'ancienneté de présence en France de M. A de près de cinq ans à la date de l'arrêté en litige qu'il allègue doit être regardée comme établie. Toutefois, s'il bénéficie d'une demande d'autorisation de travail et justifie avoir exercé une activité professionnelle en décembre 2016 et de mai 2017 à juin 2020, d'abord en qualité de maçon, puis en tant que manutentionnaire, ces circonstances ne constituent pas, à elles seules, un motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre du travail. Par suite, le préfet du Val-de-Marne a pu à bon droit, et pour ce seul motif, lui refuser le bénéfice de l'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 précédemment citées.

15. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A est célibataire et ne conteste pas être sans charge de famille en France. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas allégué qu'il est dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où, à tout le moins, réside son enfant mineur né en 2012 et où il y a lui-même vécu jusqu'à l'âge de vingt-neuf ans. Enfin, en dehors de son activité professionnelle, il ne fait état d'aucun élément de nature à établir une intégration particulière dans la société française. Compte tenu de l'ensemble de ces circonstances, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne a entaché la décision portant refus de séjour contestée d'erreur manifeste d'appréciation.

16. En dernier lieu, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur les motifs de la décision en cause précédemment cités aux points 13 à 15 du présent jugement, qui sont de nature à justifier le refus opposé à la demande de délivrance d'un titre de séjour.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 7 septembre 2020 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

18. Aux termes de l'article L 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ". L'article L. 911-2 du même code dispose : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé () ".

19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions principales du requérant, n'implique aucune mesure d'exécution. Ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent, en conséquence, qu'être elles-mêmes rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ". L'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat pouvant être rétribué, totalement ou partiellement, au titre de l'aide juridictionnelle, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'Etat majorée de 50 %, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. () / Si l'avocat du bénéficiaire de l'aide recouvre cette somme, il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat. () ".

21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme dont M. A demande le versement à son conseil, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la préfète du Val-de-Marne et à Me Arbib.

Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa Dufrénot, présidente,

Mme Mentfakh, première conseillère,

Mme Leconte, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 23 janvier 2023.

La rapporteure,

L. C

La présidente,

M. D

La greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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