jeudi 4 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2102977 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | FAUVEAU IVANOVIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 mars 2021, Mme A D épouse C, représentée par Me Fauveau Ivanovic, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat (préfet de Seine-et-Marne) une somme de 1 800 euros à verser à son avocat, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme D soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas été précédé d'un examen sérieux de sa situation.
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- son droit d'être entendue a été méconnu ;
- cette décision a été prise en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle a été prise en violation des stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale à raison des illégalités dont les décisions qu'elle assortit sont entachées ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 9 juillet 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 août 2021.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D épouse C, ressortissante ukrainienne, née le 8 mars 1981 à Kramatorsk, région de Donetsk (Ukraine), est entrée le 11 juin 2014 en France, munie d'un visa touristique selon ses déclarations, où elle a présenté une demande d'asile. Elle a sollicité, le 24 juillet 2019, l'obtention d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions alors codifiées au 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 12 février 2021 dont elle demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a pris à son encontre une décision de refus de titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai d'un mois et fixé le pays de destination.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Postérieurement à l'introduction de sa requête, Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dès lors, il n'y a plus lieu d'admettre à titre provisoire l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application. Il fait état de différents éléments de la situation personnelle et familiale de Mme D, notamment concernant son époux et leurs deux filles, et énonce les motifs pour lesquels le préfet a considéré que sa demande ne satisfaisait pas aux conditions fixées par les dispositions sur le fondement desquelles celle-ci a été présentée, ni ne relevait de l'admission exceptionnelle au séjour. En outre, l'obligation faite à l'intéressée de quitter le territoire français, qui vise le I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable, n'avait pas à comporter une motivation spécifique, distincte de celle du refus de titre de séjour qui l'accompagne et qui est suffisamment motivée. Enfin, l'arrêté en litige vise les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne le pays dont Mme D a la nationalité et indique que celle-ci n'établit pas que sa vie ou sa liberté y soient menacées ni qu'elle y serait exposée à des traitements entrant dans le champ des stipulations précitées. Ce faisant, l'autorité préfectorale a énoncé de façon suffisante les considérations de fait et de droit qui fondent l'arrêté attaqué. Le moyen du défaut de motivation doit, par suite, être écarté.
5. En second lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel, sérieux et complet de la situation de la requérante, au regard des éléments portés à sa connaissance, avant de prendre l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :
6. Si Mme D se prévaut de la présence en France de son époux et de leurs deux filles, mineures et scolarisées, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée est mariée à un compatriote qui a également fait l'objet, à la même date que l'arrêté en litige, d'un arrêté portant refus de séjour, contesté par une requête en annulation qui, enregistrée sous le n° 2102978, fait l'objet d'un rejet par jugement de ce jour du tribunal administratif de Melun. En outre, quand bien même les deux enfants du couple, russophones et francophones, ne parleraient pas ukrainien, et en dépit de ce que l'aînée, âgée de douze ans à la date de l'arrêté attaqué, a été scolarisée en France durant six ans, la requérante n'établit pas l'impossibilité, à cette même date, que la cellule familiale se reconstitue en Ukraine et que les deux filles du couple, dont la cadette âgée de trois ans, y poursuivent leur scolarité. En outre, il ressort des pièces du dossier que Mme D résidait sur le sol national depuis environ six ans et huit mois à la date de l'arrêté attaqué, et que, y étant entrée à l'âge de 33 ans, selon ses propres déclarations, elle a vécu la majeure partie de sa vie dans son pays d'origine. De même, il n'est pas contesté qu'elle dispose en Ukraine d'attaches familiales, notamment de sa mère, de son frère et de sa grand-mère. Par ailleurs, pour méritoires que soient ses efforts d'intégration, marqués par un apprentissage notablement réussi de la langue française, son implication dans la vie associative comme bénévole aux Restaurants du cœur, et son investissement au sein de la communauté éducative de l'école où ses enfants sont scolarisés, ni ces éléments, ni aucun autre versé aux débats, ne suffisent à démontrer qu'en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation à son profit, le préfet de Seine-et-Marne aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, ainsi que la Cour de justice de l'Union européenne l'a jugé dans ses arrêts C-166/13 et C-249/13 des 5 novembre et 11 décembre 2014, le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Lorsqu'il demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Lorsqu'il demande la délivrance d'un titre de séjour, l'étranger est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.
8. Alors que la requérante allègue seulement qu'elle n'aurait pas été en mesure de présenter " ses observations sur l'irrégularité de son séjour et un éventuel éloignement ", sans précision, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressée n'ait pas été mise à même de faire part à l'administration de sa situation personnelle au cours de l'instruction de sa demande de titre de séjour, soit entre le 24 juillet 2019 et le 12 février 2021, et d'apporter à cet égard toute les précisions qu'elle estimait utiles. Le moyen tiré de la violation du droit d'être entendue doit donc être écarté.
9. En deuxième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. Alors même qu'à la date de l'arrêté attaqué, la fille aînée de Mme D était scolarisée en France depuis six ans avec de très bon résultats scolaires, l'intéressée ne démontre pas l'existence, à cette même date, d'un obstacle à la poursuite de la scolarisation de celle-ci en Ukraine dans de bonnes conditions, ni, pour les mêmes motifs qu'exposés au point 6, que l'obligation de quitter le territoire français en litige emporterait des conséquences sur sa famille telles qu'il aurait ainsi été porté une atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
12. Pour les mêmes motifs qu'énoncés aux points 6 et 10, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'obligation de quitter le territoire français en litige aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur des enfants de la requérante et, ainsi, méconnu les stipulations précitées. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs qu'énoncés précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Seine-et-Marne, qui contrairement aux affirmations de la requérante, n'a omis de prendre en considération ni sa situation ni celle de ses enfants, aurait édicté la décision en litige au terme d'une appréciation manifestement erronée. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision de refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français ne sont pas entachées d'illégalité, notamment pas d'illégalité externe. Par suite, Mme D ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de ces décisions, pour demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
15. En deuxième lieu, aux terme des dispositions alors codifiées à l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées à l'article L. 721-4 du même code : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Ces stipulations font obstacle à ce que puisse être légalement désigné comme pays de renvoi d'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement un Etat pour lequel il existe des motifs sérieux et avérés de croire que l'intéressé s'y trouverait exposé à un risque réel pour sa personne soit du fait des autorités de cet Etat, soit même du fait de personnes ou groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'Etat de renvoi ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée.
16. Si Mme D soutient qu'elle a été identifiée par les autorités ukrainiennes comme pro-russe, et que, russophone ainsi que toute sa famille, elle encourt un risque de subir des traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Ukraine, ces seules affirmations, peu précises, ne permettent pas de caractériser l'existence, à la date de la décision en litige, des risques invoqués, ni leur actualité. Ainsi, et alors qu'au demeurant la demande d'asile présentée par l'intéressée a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 29 avril 2016, et par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 18 décembre 2018, le moyen tiré de ce que le préfet de Seine-et-Marne a méconnu les stipulations citées plus haut doit être écarté.
17. En dernier lieu, dès lors que la réalité des risques allégués n'est pas démontrée, la méconnaissance, par la décision en litige, des stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, prohibant les discriminations fondées sur toute situation, notamment à raison de la langue ou encore des opinions politiques, ne peut être retenue.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme D à fin d'annulation doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et de celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par Mme D.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D épouse C, au préfet de Seine-et-Marne et à Me Fauveau Ivanovic.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 4 mai 2023.
La rapporteure,
S. BLa présidente,
M. E
La greffière,
L. LE GRALL
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026