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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2103574

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2103574

jeudi 3 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2103574
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre, JU
Avocat requérantSCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 avril et 6 août 2021 et le 19 mars 2022, M. A B, représenté par Me Diani, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler le compte rendu de son évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 ;

2°) d'annuler le compte rendu de son évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 ;

3°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne d'établir du compte-rendu de ses évaluations professionnelles au titre des années 2020 et 2021 ;

4°) de prononcer la suppression du passage du mémoire en défense de la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne, enregistré le 9 février 2022 commençant, à la page 10, par " De plus, l'absence de remontées " et se terminant par " février 2021 " ;

5°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant du compte rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 :

- ce compte rendu méconnaît l'article 6 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux ;

- cette décision est entachée d'erreurs de fait ;

- en outre, celle-ci est entachée d'une appréciation manifestement erronée sur ces compétences, ses résultats professionnels et sa valeur professionnelle et, enfin, d'un détournement de pouvoir ;

S'agissant du compte rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 :

- les illégalités externes et interne précitées entachent ce compte rendu.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 31 mai 2021, les 9 février et le 12 juillet 2022, la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne, représentée par Me Lonqueue, conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête, à titre subsidiaire, au rejet de celle-ci et à ce qu'il soit mis à la charge de M. B la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les conclusions dirigées contre le compte rendu de son évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 sont irrecevables dès lors que le requérant n'a pas intérêt à agir et que la décision attaquée ne lui fait pas grief ;

- les nouvelles conclusions dirigées contre le compte rendu de son évaluation professionnelle au titre de l'année 2021, en cours d'instance sont irrecevables ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Lopa Dufrénot, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :

- les conclusions de Mme Barruel, rapporteure publique,

- et les observations de Me Diani, représentant M. B et de Me Kukuryka, substituant Me Lonqueue, représentant la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne.

Une note en délibéré présentée pour la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne a été enregistrée le 2 novembre 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Titulaire du grade d'ingénieur en chef, M. A B a exercé les fonctions de directeur urbanisme, aménagement et renouvellement urbain et d'adjoint auprès du directeur général adjoint des services de la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne (CAPVM) jusqu'au 15 mai 2022, date de sa mutation auprès du syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe. L'intéressé demande l'annulation du compte rendu de ses évaluations professionnelles au titre des années 2020 et 2021.

Sur l'exception de non-lieu :

2. La mutation de M B, à compter du 15 mai 2022, auprès du syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe n'est pas de nature à regarder le compte rendu de ses évaluations professionnelles au titre des années 2020 et 2021 comme ayant été retiré, ni même abrogé. Par suite, il y a lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête.

Sur la recevabilité :

3. D'une part, le compte rendu d'évaluation professionnelle est au nombre des actes administratifs susceptibles d'être déférés au juge administratif par la voie du recours pour excès de pouvoir. D'autre part, eu égard à l'appréciation défavorable portée sur la manière de servir de M. B, notamment sur son aptitude au management, ses résultats professionnels, au regard des objectifs fixés lors de l'année précédente et l'appréciation générale sur sa valeur professionnelle, l'intéressé a intérêt à agir contre le compte rendu de son évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 et celui de l'année 2021. Enfin, dès lors qu'elles présentent un lien suffisant, les conclusions de la requête dirigée contre les comptes rendus établis au titre des années 2020 et 2021, ressortissant à la compétence du juge unique sont recevables. Dès lors, les fins de non-recevoir opposées par la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne doivent être écartées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article 17 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Les notes et appréciations générales attribuées aux fonctionnaires et exprimant leur valeur professionnelle leur sont communiquées. / Les statuts particuliers peuvent ne pas prévoir de système de notation ". Aux termes de l'article 76 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Le pouvoir de fixer les notes et appréciations générales exprimant la valeur professionnelle des fonctionnaires dans les conditions définies à l'article 17 du titre Ier du statut général est exercé par l'autorité territoriale au vu des propositions du secrétaire général ou du directeur des services de la collectivité ou de l'établissement. En outre, l'article 3 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux précise que l'entretien professionnel porte principalement sur " 1° Les résultats professionnels obtenus par le fonctionnaire eu égard aux objectifs qui lui ont été assignés et aux conditions d'organisation et de fonctionnement du service dont il relève / 2° Les objectifs assignés au fonctionnaire pour l'année à venir et les perspectives d'amélioration de ses résultats professionnels, compte tenu, le cas échéant, des évolutions prévisibles en matière d'organisation et de fonctionnement du service /3° La manière de servir du fonctionnaire / 4° Les acquis de son expérience professionnelle /5° Le cas échéant, ses capacités d'encadrement / 6° Les besoins de formation du fonctionnaire eu égard, notamment, aux missions qui lui sont imparties, aux compétences qu'il doit acquérir et à son projet professionnel ainsi que l'accomplissement de ses formations obligatoires / 7° Les perspectives d'évolution professionnelle du fonctionnaire en termes de carrière et de mobilité. ". Enfin, l'article 4 du même décret énonce que les critères à partir desquels la valeur professionnelle du fonctionnaire est appréciée, au terme de cet entretien, fonction de la nature des tâches qui lui sont confiées et du niveau de responsabilité assumé. Ces critères portent notamment sur les compétences professionnelles et techniques, les qualités relationnelles et la capacité d'encadrement ou d'expertise ou, le cas échéant, à exercer des fonctions d'un niveau supérieur. Il résulte des dispositions de l'article 5 du décret du 16 décembre 2014, que l'autorité hiérarchique a l'obligation de synthétiser, de manière motivée, l'appréciation portée sur la valeur professionnelle de l'agent au regard du travail accompli par ce dernier au cours de l'année écoulée, évaluée selon les critères d'efficacité dans l'emploi et la réalisation des objectifs, des compétences professionnelles et techniques mises en œuvre ainsi que des qualités relationnelles.

En ce qui concerne la légalité du compte rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 :

5. Contrairement à ce qu'allègue le requérant, il ressort des termes du compte rendu de son évaluation professionnelle critiqué qu'au titre de son aptitude au management, la capacité à déléguer, d'organisation, de pilotage et de suivi des dossiers et celle à former des agents ont été évaluées comme étant moyennes et, partant, lui ont été reconnues des qualités professionnelles. En revanche, d'une part, les items relatifs à la capacité à mobiliser, à valoriser les compétences, son aptitude au dialogue, à la communication et à la négociation, celle à prévenir, arbitrer et gérer les conflits, celle à la prise de décision et celle à fixer des objectifs cohérents ont été évaluées comme étant insuffisantes. D'autre part, l'autorité administrative a considéré non atteints les objectifs assignés d'améliorer l'animation d'équipe et de développer la transversalité au sien de la direction et avec les autres directions. Enfin, elle a conclu que M. B devait conforter son rôle de directeur dans le pilotage stratégique des projets ainsi que renforcer la cohésion et la transversalité.

6. Afin de justifier l'évaluation contestée, la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne se fonde notamment sur les dysfonctionnements au sien de la direction, depuis l'arrivée du requérant, que des représentants syndicaux ont signalés au président de la communauté, caractérisés par le défaut de concertation lors de la réorganisation des services à son initiative, ainsi le changement d'affectation d'une agente du service de transport pourtant surchargé vers un autre dépourvu de besoin, à l'origine de la détresse de celle-ci et la dégradation de la communication d'un responsable ainsi que des mensonges de la part du requérant et l'absence de réponse à toute sollicitation professionnelle, les responsables du service devant gérer seuls les difficultés, dont font état les comptes rendus de réunions avec une organisation syndicale des 3 novembre 2020 et 2 février 2021. Il ressort de ces documents que la situation est connue du président de la CAPVM.

7. En sa qualité de directeur adjoint, le requérant assure la coordination de cinq pôles Aménagement/urbanisme/Foncier hors OIN, Aménagement/urbanisme/Foncier OIN, Politique de la ville/Habitat/gens du voyage et Transports/Grand Paris et le pilotage des grands projets de la direction. D'une part, le compte rendu de la réunion avec une organisation syndicale le 3 novembre 2020 vise la situation de deux agents dont la détresse d'une agente est relatée et la souffrance du second, responsable de pôle auquel est reproché des lacunes en communication, avancée par une représentante syndicale. Or, les éléments exposés par la CAPVM précités restent imprécis sur la nature exacte des dysfonctionnements constatés au sein de la direction, dont la réalité est contestée par le requérant et imputables à ce dernier. Par ailleurs, la constatation émise par le président de la communauté, au cours de cette réunion, selon laquelle la direction en cause ne répond pas aux besoins des communes en matière d'urbanisme et d'aménagement présente un caractère étranger aux aptitudes managériales du requérant. De plus, il ressort des pièces du dossier, notamment des compte rendus d'évaluation d'agents de cette direction et les notes internes des 6 août 2020 et 26 février 2021 que celle-ci connaît un sous-effectif depuis plusieurs années et que des agents ont assuré leurs fonctions simultanément au sein de plusieurs pôles, notamment, l'affectation, à la demande du directeur lui-même, de l'agente visée précédemment, assistante de direction, sur plusieurs pôles. Il ne ressort pas de ces pièces que, à les supposer établies, la détresse de celle-ci et la souffrance du second, chef de pôle trouveraient leur origine dans les insuffisances de la manière de servir de M. B en matière de management. Par ailleurs, les évaluations professionnelles de M. B au titre des années 2016, 2018 et 2019 portant sur l'aptitude managériale étaient satisfaisantes, bien que plus réservées pour l'année 2017. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier la réalité de la peur de représailles qu'auraient les agents de faire état des dysfonctionnements, laquelle est contestée par M. B qui a, en qualité de supérieur hiérarchique direct, procédé aux entretiens d'évaluation, validés par son directeur. De surcroit, les propositions de changement d'affectation à l'intéressé, émanant du président de la communauté ne permettent pas, par elles-mêmes, de révéler des lacunes en matière managériales du requérant. Enfin, il résulte des mentions mêmes des compte rendus des évaluations professionnelles de ses collaborateurs, responsables des pôles et agents que le requérant est amené à valoriser leurs compétences, en proposant l'augmentation de leur indemnité ou prime et en leur fixant des objectifs, validés sans réserve par le directeur. Dans ces conditions, en évaluant insuffisantes les capacités à mobiliser, à valoriser les compétences, l'aptitude au dialogue, à la communication et à la négociation, celle à prévenir, arbitrer et gérer les conflits, celle à la prise de décision et celle à fixer des objectifs cohérents, le président de la CAPVM a entaché le compte rendu d'évaluation professionnelle d'une appréciation manifestement erronée.

8. D'autre part, alors même que les objectifs assignés l'année précédente d'améliorer l'animation d'équipe et de développer la transversalité au sien de la direction et avec les autres directions ne reposent pas sur des références mesurables, ils ont été fixés sans avoir appelé de contestation de la part de M. B. Toutefois, alors que le requérant qui conteste l'appréciation portée que ces objectifs n'ont pas été réalisés, justifie avoir établi, en 2020, des fiches de priorités au cours de la période de confinement et un plan de charge de ses pôles, la CAPVM n'apporte aucun élément afin d'étayer cette appréciation. En outre, l'assertion, au cours de la réunion du 2 février 2021, d'une représentante syndicale selon laquelle M. B ne rédige pas les comptes rendus de réunion et n'intervient pas au soutien des responsables qui gèrent seuls les difficultés, est dépourvue de précision. Enfin, les missions par nature transversale confiées aux pôles dont a la responsabilité l'intéressé ont donné lieu à la gestion commune de projets importants avec des partenaires tant institutionnels que privés dont il ne ressort pas des pièces versées aux débats des dysfonctionnements imputables à la manière de servir de celui-ci. Dans ces conditions, en portant les appréciations contestées sur les objectifs précités, le président de la communauté a entaché la décision en litige d'une erreur de fait et porté une appréciation manifestement erronée.

9. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. B est fondé à demander l'annulation du compte rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2020.

En ce qui concerne la légalité du compte rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2021 :

10. D'une part, il ressort des termes mêmes du compte rendu contesté qu'au titre des compétences requises sur le poste, l'item relatif à l'efficacité dans la mise en œuvre des connaissances professionnelles a été évaluée comme insuffisante, tout comme, au titre de l'aptitude au management, les items portant sur la capacité à mobiliser et les aptitudes au dialogue, communication et négociation, à prévenir, arbitrer et gérer les conflits et à la prise de décision. De même, l'évaluation de la manière de servir du requérant est notée insuffisante. M. B conteste ces appréciations en se fondant sur les arguments exposés à l'appui des critiques formulées à l'encontre du compte rendu de son évaluation de l'année précédente. De plus, l'item relatif à l'efficacité dans la mise en œuvre des connaissances professionnelles évalué au cours de l'année 2020 comme satisfaisant, comporte une appréciation très négative. Or, la CAPVM n'apporte aucun élément afin d'asseoir ses appréciations. En outre, il n'est pas contesté que le requérant n'a pas, au cours de l'année 2021, exercé ses fonctions en télétravail afin de demeurer auprès de ses équipes. La CAPVM n'apporte aucun élément à l'appui de l'évaluation insuffisante du critère portant sur sa motivation dont le défaut ne ressort pas des pièces du dossier.

11. D'autre part, au titre des résultats professionnels, ont été estimés non atteints les objectifs fixés d'améliorer l'animation d'équipe et de développer la transversalité au sein de la direction et avec les autres directions. M. B conteste la réalité de ses constatations en produisant des éléments relatifs à l'élaboration de plans de charge au sein de la direction, la mise en œuvre de tableaux de recensement des agents en télétravail et en présentiel, au cours de l'année 2021, que la CAPVM n'allègue pas avoir été insuffisants. De plus, il ne ressort pas des pièces versées aux débats des lacunes dans l'animation des pôles sous l'autorité du requérant. Enfin, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier, la CAPVM n'apportant pas non plus d'élément à cet égard que l'organisation des projets dont avaient en charge les pôles sous l'autorité de M. B et leur suivi, tels que le schéma directeur cyclable, les propositions de stratégie sur l'attribution des logements sociaux ou le nouveau programme national de renouvellement urbain auraient connu des difficultés consécutives aux insuffisances dans sa manière de servir. Dès lors, les appréciations portées sur les aptitudes et compétences professionnels et les résultats du requérant ont entaché le compte rendu d'évaluation au titre de l'année 2021 d'une erreur manifeste.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation du compte rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2021.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Dès lors que M. B n'exerce plus ses fonctions au sein de la CAPVM, depuis le 15 mai 2022, le jugement n'implique pas qu'il soit enjoint à la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne, qui n'est plus l'employeur compétent pour assurer la gestion de sa situation administrative, d'établir un nouveau compte rendu des évaluations professionnelles au titre des années 2020 et 2021. Ces conclusions doivent donc être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'application de l'article L. 741-2 du code de justice administrative :

14. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.

15. Le passage du mémoire en défense de la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne, enregistré le 9 février 2022 commençant, à la page 10, par " De plus, l'absence de remontées " et se terminant par " février 2021 ", dont la suppression est demandée par M. B, n'excède pas le droit à la libre discussion et ne présente pas le caractère diffamatoire allégué. Les conclusions tendant à sa suppression doivent, par suite, être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la CAPVM demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la CAPVM une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Le compte rendu de l'évaluation professionnelle de M. B au titre de l'année 2020 et celui au titre de l'année 2021 sont annulés.

Article 2 : La communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Les conclusions de la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 3 novembre 2022.

La magistrate désignée,

M. CLa greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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