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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2103781

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2103781

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2103781
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantMENAGE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête ainsi que des pièces complémentaires enregistrées les 22 avril 2021, 3 et 28 mai 2021, 19 juillet 2021, 13 et 22 septembre 2021 et 13 septembre 2022, M. D A B, représenté par Me Menage, demande au Tribunal :

1°) d'ordonner la production de l'entier dossier ;

2°) d'annuler l'arrêté du 11 mars 2021 en tant que le préfet du Val-de-Marne a refusé de renouvelé son certificat de résidence et l'a obligé à quitter le territoire français ;

3°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un certificat de résidence dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'une insuffisance de motivation ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors que le principe du contradictoire garanti par l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été méconnu ;

- elles méconnaissent les stipulations du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;

- elles sont entachées d'erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;

- elles méconnaissent les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ainsi que celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 mai 2021, le préfet du Val-de-Marne a produit l'enquête de communauté de vie ayant permis de constater le défaut de vie commune entre le requérant et sa conjointe.

Par une ordonnance du 2 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 octobre 2022 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant algérien né le 25 août 1981 à Biskra (Algérie), entré en France le 17 octobre 2013 sous couvert d'un visa Schengen de type C, a été admis au séjour en qualité de conjoint d'une ressortissante française, avec laquelle il s'est marié le 22 juin 2018, sur le fondement des stipulations du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le 20 janvier 2020, M. A B a sollicité le renouvellement de son certificat de résidence. Par un arrêté

du 11 mars 2021, le préfet du Val-de-Marne a refusé de renouveler son certificat de résidence et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. Par la présente requête, M. A B demande l'annulation de cet arrêté en tant que le préfet du Val-de-Marne a refusé de renouveler son certificat de résidence et l'a obligé à quitter le territoire français.

Sur la production de l'entier dossier :

2. L'affaire étant en état d'être jugée, le principe du contradictoire ayant été respecté, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier détenu par l'administration.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. - L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () ; / 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ; / (). / La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I, sans préjudice, le cas échéant, de l'indication des motifs pour lesquels il est fait application des II et III. / () ".

4. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la décision portant refus de renouvellement du certificat de résidence en litige comporte l'indication suffisante des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, sans que l'ensemble des éléments dont M. A B se prévaut n'ait à être mentionné dans cette décision. D'autre part, la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise les dispositions de l'article L. 511-1, notamment le 3° du I, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui en constituent le fondement, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation de fait distincte de la décision refusant au requérant le renouvellement de son certificat de résidence qui l'accompagne et qui est suffisamment motivée. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions critiquées doit être écarté.

5. En deuxième lieu, les décisions attaquées ne révèlent pas que le préfet du Val-de-Marne se serait abstenu de se livrer à un examen de la situation particulière de M. A B. Il suit de là que le moyen tiré de ce que les décisions attaquées auraient été prises sans qu'il ait été procédé à un examen particulier de la situation du requérant doit être écarté.

6. En troisième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui stipule que " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; / () ", s'adresse non pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de sa violation par une autorité d'un État membre est inopérant.

7. Par ailleurs, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas prévu au 3° de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour.

8. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.

9. En l'espèce, M. A B n'établit pas qu'il aurait été dans l'impossibilité de faire valoir ses observations et de porter à la connaissance de l'administration tout élément relatif à sa situation personnelle et familiale au cours de l'instruction de sa demande de renouvellement de son certificat de résidence et avant que le préfet du Val-de-Marne ne refuse de renouveler son certificat de résidence et l'assortisse d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, M. A B ne saurait être regardé comme ayant été privé du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne. Le moyen invoqué à l'encontre des décisions en litige ne peut donc qu'être écarté.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Les dispositions du présent article, ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () ; 2) Au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; / (). / Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2° ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux.

11. Pour refuser de renouveler le certificat de résidence de M. A B en qualité de conjoint d'une ressortissante française, le préfet du Val-de-Marne, qui s'est fondé sur le rapport d'enquête du 18 janvier 2021, a relevé que " l'absence de communauté de vie constitue un motif d'opposabilité au premier renouvellement d'un titre de séjour en qualité de conjoint de française conformément aux dispositions du dernier alinéa de l'article 6 de l'accord ". Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Val-de-Marne, auquel il incombe de rapporter la preuve de l'inexistence de la communauté de vie, produit le rapport de police, assorti de photographies du domicile conjugal, établi le 18 janvier 2021 dans le cadre d'une enquête diligentée à son initiative pour vérifier la réalité de la communauté de vie entre M. A B et son épouse. Il ressort des termes de ce rapport que le 19 mai 2020, l'épouse du requérant ne résidait pas au domicile conjugal, le requérant expliquant qu'elle était temporairement hébergée chez sa mère, et qu'aucun effet personnel lui appartenant n'était présent au sein du domicile. Il ressort, par ailleurs, de ce rapport d'enquête que les services de police établissent dans le procès-verbal avoir pris un contact téléphonique avec l'épouse du requérant au terme duquel elle a révélé avoir été forcée à contracter mariage. Les pièces produites par le requérant sont, toutefois, insuffisantes pour contredire les éléments ressortant du rapport de police et pour attester d'une vie commune alors que certaines pièces, dont une quittance de loyer du mois de janvier 2021 a été établie au seul nom du requérant. Dans ces conditions, le préfet du Val-de-Marne a pu légalement se fonder sur la rupture de la vie commune pour refuser de renouveler le certificat de résidence de M. A B. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien doit être écarté.

12. En cinquième lieu, aux termes l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Les dispositions du présent article, ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () ; / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; / () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Le préfet du Val-de-Marne, qui relève que M. A B dispose de solides attaches familiales dans son pays d'origine et qu'il n'établit pas être dans l'impossibilité de s'établir hors de France et d'y poursuivre une vie privée et familiale, a estimé qu'en l'absence de toute atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale, le requérant ne pouvait se voir délivrer un titre de séjour en application de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni en application du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien. S'il ressort des pièces du dossier que M. A B réside en France, à la date des décisions attaquées, depuis sept années et qu'il est marié à une ressortissante française avec laquelle il n'a pas d'enfant, il résulte de ce qui a été dit au point 11. du présent jugement que la communauté de vie avec son épouse a cessé. Si, par ailleurs, le requérant se prévaut de son insertion professionnelle, les pièces qu'il produit justifient de l'exercice d'un emploi depuis le mois d'octobre 2018 seulement, soit depuis deux ans et cinq mois à la date des décisions attaquées. S'il allègue, sans d'ailleurs le démontrer, que deux de ses tantes et son frère résideraient en France, il n'est pas contesté que ses parents et sa sœur résident en Algérie. Enfin, la circonstance qu'il ne constitue aucune menace pour l'ordre public est sans incidence sur la légalité des décisions en litige en ce qu'elles ne sont pas fondées sur un tel motif. Dans ces circonstances, l'intéressé, qui ne démontre pas l'existence de liens personnels et familiaux en France tels que les décisions attaquées porteraient à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue desquels elles ont été prises, et qui n'établit pas qu'il serait isolé dans son pays d'origine, n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige méconnaît les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il suit de là que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations du 5) de l'article de l'accord franco-algérien et de celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peuvent qu'être écartés.

14. En sixième et dernier lieu, au vu de la situation décrite au point ci-dessus du présent jugement, M. A B n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait entaché les décisions contestées d'erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle. Le moyen invoqué ne peut donc qu'être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 11 mars 2021 par lesquelles le préfet du Val-de-Marne a refusé de renouveler son certificat de résidence et l'a obligé à quitter le territoire français. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles qu'il a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A B et à la préfète du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Bonneau-Mathelot, présidente,

M. Delmas, premier conseiller,

M. Réchard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.

La rapporteure,

J. RECHARD

La présidente,

S. BONNEAU-MATHELOTLa greffière,

C. RICHEFEU

La république mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2103781

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