mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2103926 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C+ |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SAMAMA SAMUEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 27 avril 2021 et les 1er février et
12 octobre 2023, la société Altrad Plettac Mefran, représentée par Me Samama-Samuel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née du silence gardé par l'inspectrice du travail sur la demande d'autorisation de licenciement de M. B A qu'elle a présentée
le 15 octobre 2020 ainsi que la décision du 13 mars 2021 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté son recours hiérarchique ;
2°) d'enjoindre à l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement de M. A ;
3°) de mettre à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- c'est à tort que l'inspectrice du travail a estimé qu'elle n'avait pu légalement recourir à une agence habilitée de détective privé pour contrôler l'activité de son salarié ;
- c'est à tort que l'inspectrice du travail a estimé que la matérialité des griefs reprochés au salarié n'était pas établie ;
- la décision de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion est entachée d'incompétence ;
- cette décision aurait dû être précédée d'une procédure contradictoire ;
- c'est à tort que la ministre a estimé que le recours hiérarchique était tardif dès lors que ce recours a été formé dans le délai du recours contentieux et que, en tout état de cause, les indications portées sur la décision expresse du 5 janvier 2021 par laquelle l'inspectrice du travail a communiqué les motifs de sa décision de rejet ont été de nature à l'induire en erreur sur les conditions dans lesquelles un recours hiérarchique pouvait être formé et être de nature à proroger le délai de recours contentieux.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés contre la décision de la ministre ne sont pas fondés et que les conclusions dirigées contre la décision de l'inspectrice du travail sont irrecevables dès lors que le recours hiérarchique formé par la société requérante était tardif et n'était donc pas de nature à proroger le délai de recours contentieux.
Par des mémoires en défense enregistrés les 26 mai 2021, les 8 février et 26 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Réa, conclut au rejet de la requête, demande au tribunal de condamner la société Altrad Plettac Mefran à lui verser la somme de 5 000 euros pour requête abusive et que soit mise à la charge de ladite société la somme de 5 000 euros au titre de de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les moyens soulevés par la société requérante à l'encontre de la décision de la ministre ne sont pas fondés ;
- les conclusions dirigées contre la décision de l'inspectrice du travail sont irrecevables dès lors que le recours hiérarchique formé par la société requérante était tardif et n'était donc pas de nature à proroger le délai de recours contentieux ;
- les moyens soulevés par la société requérante à l'encontre de cette décision de l'inspectrice du travail ne sont pas fondés ;
- cette décision est légalement justifiée par les motifs suivants : le délai de communication de l'ordre du jour du comité social économique se prononçant sur la demande de licenciement n'a pas été respecté ; le comité n'a pas disposé d'informations suffisantes ; il n'a pas été fait état de l'ensemble de ses mandats à l'appui de la demande de licenciement ; la matérialité des griefs qui lui sont reprochés n'est pas établie ; la procédure de licenciement présente un lien avec l'exercice de ses mandats ;
- il est fondé à demander réparation du préjudice résultant du caractère abusif du recours de son employeur.
Par une lettre du 9 avril 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées par M. A tendant à la condamnation de la société requérante à lui verser une somme de 5 000 euros, dès lors qu'un défendeur n'est pas recevable à présenter, dans un litige tendant à l'annulation d'un acte pour excès de pouvoir, des conclusions reconventionnelles contre le demandeur.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Dominique Binet, premier conseiller,
- les conclusions de M. Cyril Dayon, rapporteur public,
- les observations de Me Samama-Samuel, avocate de la société Altrad Plettac Mefran.
Considérant ce qui suit :
1. La société Altrad Plettac Mefran a présenté le 15 octobre 2020 une demande d'autorisation de licencier M. A, salarié protégé, pour motif disciplinaire. Du silence gardé par l'inspectrice du travail compétente pendant plus de deux mois sur cette demande est née, en application de l'article R. 2421-11 du code du travail, une décision implicite de rejet dont la société intéressée a sollicité la communication des motifs. Par une lettre du 5 janvier 2021, l'inspectrice du travail a répondu à cette demande en communiquant à la société Altrad Plettac Mefran les motifs de sa décision de refus. Ladite société a formé le 26 février 2021 un recours hiérarchique contre la décision de l'inspectrice du travail. Par une décision du 10 mars 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté ce recours au motif qu'il était tardif. La société Altrad Plettac Mefran demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir la décision de l'inspectrice du travail ainsi que la décision de la ministre.
Sur les conclusions dirigées contre la décision de l'inspectrice du travail :
En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée par le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et par M. A :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ". L'article L. 411-1 du même code dispose que : " Sous réserve de dispositions législatives et réglementaires spéciales ou contraires, les règles applicables aux recours administratifs sont fixées par les dispositions qui suivent ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 411-2 de ce code : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai ".
3. D'autre part, aux termes du dernier alinéa de l'article R. 2421-11 du code du travail : " L'inspecteur du travail prend sa décision dans un délai de deux mois. Ce délai court à compter de la réception de la demande d'autorisation de licenciement. Le silence gardé pendant plus de deux mois vaut décision de rejet ". Aux termes de l'article R. 2422-1 du même code : " Le ministre chargé du travail peut annuler ou réformer la décision de l'inspecteur du travail sur le recours de l'employeur, du salarié ou du syndicat que ce salarié représente ou auquel il a donné mandat à cet effet. / Ce recours est introduit dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de l'inspecteur. / Le silence gardé pendant plus de deux mois vaut décision de rejet ".
4. En tant qu'elles fixent un délai au recours hiérarchique formé contre une décision de l'inspecteur du travail statuant sur une demande d'autorisation de licencier un salarié protégé, les dispositions de l'article R. 2422-1 du code du travail ont entendu se référer au délai de recours contentieux et à la règle générale du contentieux administratif selon laquelle un recours gracieux ou hiérarchique contre une décision administrative doit être exercé avant l'expiration du délai de recours contentieux pour interrompre ce délai. Ces dispositions ne sauraient ainsi être regardées comme des dispositions spéciales au sens de l'article L. 411-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il s'ensuit que, lorsqu'il est introduit dans le délai de deux mois suivant le jour où les motifs d'une décision implicite de rejet d'autorisation de licenciement opposée par l'inspecteur du travail, le recours hiérarchique formé par un employeur est de nature à interrompre le délai de recours ouvert contre la décision de l'inspecteur du travail.
5. Il ressort des pièces du dossier que la société Altrad Plettac Mefran a sollicité le 28 décembre 2020 la communication des motifs de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'inspectrice du travail sur la demande dont elle l'avait saisie le 15 octobre 2020. Il a été répondu à cette demande par une lettre du 5 janvier 2021. Dans ces conditions, le recours hiérarchique dont la société requérante a saisi la ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion le 26 février 2021 a été formé dans le délai de deux mois suivant le jour où les motifs de la décision de l'inspectrice du travail lui ont communiqué. Par suite, la requête, présentée le 27 avril 2021 après que la ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a rejeté le recours hiérarchique dont elle était saisie le 10 mars 2021, n'est pas tardive. Il suit de là que la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
En ce qui concerne la légalité de la décision de l'inspectrice du travail :
6. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail saisi et, le cas échéant, au ministre compétent, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1121-1 du code du travail " nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ". L'article L. 1222-4 du même code dispose que : " Aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n'a pas été porté préalablement à sa connaissance ".
8. D'une part, si la société produit la copie d'une note de service établie
le 20 septembre 2012 informant ses salariés qu'elle pourra faire appel à des détectives privés pour contrôler leur activité et une attestation rédigée le 20 décembre 2020 par une salariée de l'entreprise affirmant que la note est affichée sur un panneau d'information dans les locaux de l'entreprise à Roissy-en-Brie, elle ne démontre pas en avoir informé le comité d'entreprise et ne démontre pas non plus qu'une telle information aurait été portée à la connaissance de M. A.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, pour s'assurer du respect par son salarié de ses obligations professionnelles et permettre en particulier un contrôle de son activité et de ses demandes de remboursement de frais, la société Altrad Plettac Mefran a recouru aux services d'un détective privé qu'elle a chargé de suivre l'intéressé du 22 juin 2020 au 3 juillet 2020. Ces filatures du salarié à partir de son domicile ont commencé certains jours
à 7 heures et ont pris fin à 21 heures 30, au domicile de l'intéressé. Si la société requérante se prévaut de ce que M. A est vendeur, représentant et placier en sorte qu'il exerce son travail au-delà des locaux de l'entreprise et auprès de clients de celles-ci, auxquels il rend visite, elle ne démontre pas que la filature qui a été mise en place était, dans les conditions dans lesquelles elle a été effectivement réalisée, indispensable pour apporter la preuve des faits reprochés au salarié et qu'aucun autre moyen ne permettait d'y parvenir.
10. Il résulte de ce qui précède que l'inspectrice du travail a pu également estimer que les moyens de preuve issus de la filature mise en place par la société Altrad Plettac Mefran étaient illicites et devaient être écartés.
11. En second lieu, l'employeur produit les résultats d'une enquête de satisfaction, établie par une société qu'elle a mandatée à cette fin, compare ensuite les résultats de cette enquête avec les rapports d'activité de M. A et fait état de neuf anomalies, dont deux concernent des dates évoquées dans la demande de licenciement à savoir : le 23 juin 2020, à laquelle le salarié indique avoir visité l'entreprise Dejesus qui serait, selon l'employeur, en cessation d'activité et le 30 juin 2020, à laquelle le salarié indique avoir visité l'entreprise Ducros, qui n'est pas une cliente de la société selon celle-ci. Cependant, au cours de l'enquête contradictoire M. A a produit un document établissant que l'entreprise Dejesus n'était pas cessation d'activité à la date du 23 juin 2020. S'agissant de la journée du 30 juin 2020, le salarié soutient s'être rendu sur un chantier à Montpellier pour rencontrer l'entreprise Ducros Menuiserie et produit un document démontrant que cette entreprise est cliente de la société Altrad Plettac Mefran. Ainsi, il existe des incohérences entre les résultats de l'enquête de satisfaction présentés par l'employeur, qui sont les seuls éléments licites dont ce dernier peut se prévaloir, et les éléments apportés par le salarié, lesquels laissent subsister un doute qui, comme l'a retenu à bon droit l'inspectrice du travail, doit profiter au salarié.
12. Il résulte de ce qui précède que la société Altrad Plettac Mefran n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle l'inspectrice du travail a rejeté sa demande d'autorisation de licenciement.
Sur les conclusions dirigées contre la décision de la ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion :
13. Lorsque le ministre rejette le recours hiérarchique qui lui est présenté contre la décision de l'inspecteur du travail statuant sur la demande d'autorisation de licenciement formée par l'employeur, sa décision ne se substitue pas à celle de l'inspecteur. Par suite, s'il appartient au juge administratif, saisi d'un recours contre ces deux décisions, d'annuler, le cas échéant, celle du ministre par voie de conséquence de l'annulation de celle de l'inspecteur, des moyens critiquant les vices propres dont serait entachée la décision du ministre ne peuvent être utilement invoqués, au soutien des conclusions dirigées contre cette décision. Ainsi, le moyen de la société Altrad Plettac Mefran, tiré de ce que la ministre lui a opposé à tort la tardiveté de son recours hiérarchique, était, en tout état de cause, inopérant et il convient de l'écarter pour ce motif. De même, les moyens tirés de l'incompétence de la signataire de cette décision et de ce qu'elle aurait dû être précédée d'une procédure contradictoire ne peuvent utilement être invoqués par la société requérante.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par la société Altrad Plettac Mefran doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de la société Altrad Plettac Mefran tendant à ce qu'il soit enjoint à l'autorité compétente d'autoriser le licenciement de M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par M. A :
16. En dehors des cas prévus par la loi, un défendeur n'est pas recevable à présenter, dans un litige tendant à l'annulation d'un acte pour excès de pouvoir, des conclusions reconventionnelles contre le demandeur.
17. Aucune disposition ne prévoit qu'un salarié protégé puisse présenter des conclusions reconventionnelles dirigées contre son employeur dans le cadre d'un litige introduit par ce dernier contre une décision administrative refusant de l'autoriser à licencier ce salarié. Par suite, M. A n'est pas recevable à demander la condamnation de la société Altrad Plettac Mefran à lui verser une indemnité en réparation des conséquences dommageables du caractère abusif que revêtirait le recours présenté par la société Altrad Plettac Meffran.
Sur les frais liés au litige :
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Altrad Plettac Mefran une somme de 1 500 au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de la société Altrad Plettac Mefran est rejetée.
Article 2 : La société Altrad Plettac Mefran versera à M. A la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par M. A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Altrad Plettac Mefran, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à M. B A.
Copie pour information en sera transmise au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 12 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Timothée Gallaud, président,
Mme Félicie Bouchet, première conseillère,
M. Dominique Binet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
Le rapporteur,
D. Binet
Le président,
T. Gallaud
Le greffier,
L. Potin
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026