vendredi 20 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104049 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CHAYE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 30 avril 2021, le 8 novembre 2021 et le 7 septembre 2022, Mme B A, représentée par Me Chayé, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 avril 2021 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a suspendu le bénéfice de ses conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de rétablir Mme A dans ses droits à bénéficier des conditions matérielles d'accueil réservées aux demandeurs d'asile et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif à compter du retrait de celles-ci ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros à Me Chayé au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme A soutient que :
- la décision contestée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'incompétence de son auteur ;
- la décision a été prise sans entretien sur sa vulnérabilité en méconnaissance de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'irrégularité dès lors qu'elle n'a pas pu faire valoir ses observations ;
- elle méconnait l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de fuite démontrée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation car elle entraine des conséquences d'une gravité excessive sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration doit être regardé comme concluant, à titre principal, à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 février 2022 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 portant modalités d'application du règlement (CE) n° 343/2003 du Conseil établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile présentée dans l'un des États membres par un ressortissant d'un pays tiers, modifié par le règlement d'exécution (UE) n° 118/2014 de la Commission du 30 janvier 2014 ;
- le règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Lalande, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, de nationalité malienne, a présenté une demande d'asile le 25 mai 2020 qui a été placée dans le cadre de la procédure dite " Dublin ". Le même jour Mme A a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Mme A a communiqué aux services préfectoraux le 29 décembre 2020 un certificat de grossesse fixant le terme au 23 avril 2021. Le préfet de l'Essonne a informé
Mme A le 19 janvier 2021 qu'elle allait être transférée vers l'Espagne le 26 janvier 2021 et qu'elle devait se présenter le 25 janvier à la préfecture de l'Essonne pour communiquer le résultat de son test PCR. Par des courriers électroniques des 21 janvier et 11 février 2021,
Mme A a informé le service des étrangers de la préfecture de l'Essonne que sa grossesse était à risque et qu'elle ne pouvait de ce fait prendre l'avion. Elle a demandé l'annulation du transfert par le premier courrier et a informé l'administration qu'elle avait été hospitalisée du
27 au 29 janvier 2021 par le second courrier. Mme A a accouché le 6 avril 2021. Par une décision du 16 avril 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de Mme A au motif qu'elle n'avait pas présenté le résultat de son test PCR. Mme A demande l'annulation de cette décision.
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 16 juin 2022. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à ce qu'elle soit admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. Les articles L. 744-7, L. 744-8 et D. 744-37-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leurs rédactions résultant de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie et du décret du
28 décembre 2018 relatif aux conditions matérielles d'accueil, applicables aux demandeurs d'asile ayant enregistré leurs demandes et accepté le bénéfice des conditions matérielles d'accueil après le 1er janvier 2019, prévoient qu'il est automatiquement mis fin aux conditions matérielles d'accueil lorsque le demandeur d'asile refuse ou quitte son lieu d'hébergement ou la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 744-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou lorsqu'il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile. Toutefois, dans une décision n° 428530-428564 du 31 juillet 2019, le Conseil d'Etat a dit pour droit que ces dispositions étaient incompatibles avec les objectifs de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 et que cette incompatibilité fait obstacle à ce que les autorités administratives compétentes adoptent, sur leur fondement, des décisions individuelles mettant fin aux conditions matérielles d'accueil. Il a en revanche jugé que, dans l'attente de la modification des articles L. 744-7 et L. 744-8 par le législateur, il reste possible à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, après examen de sa situation particulière et par une décision motivée, au demandeur qui a refusé le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation. Il lui est également possible, dans les mêmes conditions et après avoir mis, sauf impossibilité, l'intéressé en mesure de présenter ses observations, de suspendre le bénéfice de ces conditions lorsque le demandeur a quitté le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation ou n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment de se rendre aux entretiens, de se présenter aux autorités et de fournir les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes.
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, qui bénéficiait des conditions matérielles d'accueil depuis le 25 mai 2020, a communiqué aux services préfectoraux le
29 décembre 2020 un certificat de grossesse fixant le terme au 23 avril 2021. Le préfet de l'Essonne a informé Mme A le 19 janvier 2021 qu'elle allait être transférée vers l'Espagne le 26 janvier 2021 et qu'elle devait se présenter le 25 janvier à la préfecture de l'Essonne pour communiquer le résultat de son test PCR. Par des courriers électroniques des 21 janvier et
11 février 2021, Mme A a informé le service des étrangers de la préfecture de l'Essonne que sa grossesse était à risque et qu'elle ne pouvait de ce fait prendre l'avion, et a demandé l'annulation du transfert par le premier courrier et a informé l'administration qu'elle avait été hospitalisée du 27 au 29 janvier 2021 par le second courrier. Mme A a accouché le
6 avril 2021. Dans ces conditions, eu égard aux circonstances de l'espèce, et notamment à la situation de Mme A et de son très jeune enfant, âgé de quelques jours à la date de la décision contestée, en décidant de suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de Mme A au motif qu'elle n'avait pas présenté le résultat de son test PCR, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, la décision litigieuse du 16 avril 2021 doit être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
5. D'une part, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative :
" Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile par l'autorité administrative compétente, en application du présent chapitre. Les conditions matérielles d'accueil comprennent les prestations et l'allocation prévues au présent chapitre () ". Aux termes de l'article L. 744-9 : " Le demandeur d'asile qui a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées en application de l'article L. 744-1 bénéficie d'une allocation pour demandeur d'asile s'il satisfait à des conditions d'âge et de ressources, dont le versement est ordonné par l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / Le versement de l'allocation prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français dans les conditions prévues aux articles L. 743-1 et L. 743-2 a pris fin () / L'allocation pour demandeur d'asile est incessible et insaisissable. Pour son remboursement, en cas de versement indu, l'Office français de l'immigration et de l'intégration peut procéder à des retenues sur les échéances à venir dues à quelque titre que ce soit () ". Aux termes de l'article D. 744-17 : " Sont admis au bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile : / 1° Les demandeurs d'asile qui ont accepté les conditions matérielles d'accueil proposées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration en application de l'article L. 744-1 et qui sont titulaires de l'attestation de demande d'asile délivrée en application de l'article L. 741-1 () ". Aux termes de l'article
D. 744-19 : " Pour les personnes mentionnées au 1° de l'article D. 744-17, l'allocation pour demandeur d'asile est due à compter de l'acceptation des conditions matérielles d'accueil. Elle leur est attribuée pour la durée fixée au premier alinéa de l'article L. 744-9 () ". En vertu du dernier alinéa de l'article D. 744-33 : " L'allocation pour demandeur d'asile est versée mensuellement () à terme échu, par alimentation d'une carte de retrait ou de paiement () ". Enfin, aux termes de l'article D. 744-35 : " Sans préjudice des dispositions du quatrième alinéa de l'article D. 744-17, le défaut de validité de l'attestation de demande d'asile entraîne la suspension des droits à l'allocation, sauf s'il est imputable à l'administration ".
7. En vertu des dispositions de l'article D. 744-17, désormais reprises à l'article D. 553-1, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les demandeurs d'asile ne peuvent percevoir l'allocation pour demandeur d'asile que s'ils sont titulaires d'une attestation de demande d'asile en cours de validité. Par ailleurs, selon l'article D. 744-35 du même code alors applicable, le défaut de validité de l'attestation de demande d'asile entraîne la suspension des droits à l'allocation, sauf s'il est imputable à l'administration.
8. Il résulte de l'instruction que Mme A n'a perçu aucun montant d'août 2021 à mars 2022, au titre de son allocation pour demandeur d'asile, dès lors qu'elle ne bénéficiait plus d'une attestation de demandeur d'asile valide entre ces deux dates. Toutefois, ainsi que le soutient Mme A, le défaut de validité de son attestation doit être regardé comme étant imputable à l'administration, qui a considéré qu'elle devait être regardée comme étant " en fuite ", alors que dans les circonstances précédemment décrites, la requérante ne pouvait être regardée comme s'étant soustraite volontairement à l'exécution de la mesure de transfert dont elle faisait l'objet. En outre, si le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration relève que la requérante n'a pas contesté son placement " en fuite ", une telle circonstance ne fait pas obstacle à ce qu'elle puisse utilement contester la légalité de la décision lui refusant le renouvellement de son attestation. Or, ainsi qu'il a été dit, la requérante ne pouvant être regardée comme s'étant soustraite volontairement à l'exécution de la mesure de transfert dont elle faisait l'objet, la décision de refus de renouvellement de l'attestation de demande d'asile de Mme A en France était illégale, et le défaut de validité de l'attestation de demande d'asile était par suite imputable à l'administration. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre de verser à Mme A rétroactivement l'allocation pour demandeur d'asile, à l'exclusion des périodes où celle-ci lui a déjà été versée, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
9. Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'OFII le versement à Me Chayé de la somme de 1 200 euros, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par Mme A.
Article 2 : La décision du 16 avril 2021 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a suspendu le bénéfice de ses conditions matérielles d'accueil à Mme A, est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à l'OFII de rétablir Mme A dans ses droits à bénéficier des conditions matérielles d'accueil réservées aux demandeurs d'asile et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif, du 20 août 2021 au 11 mars 2022.
Article 4 : L'Office français de l'immigration et de l'intégration versera à Me Chayé la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Chayé et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Lalande, président-rapporteur,
M. Allègre, premier conseiller,
M. Pradalié, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
D. LALANDE L'assesseur le plus ancien,
E. ALLEGRE
La greffière,
C. KIFFER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026