jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104318 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL WALGENWITZ AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 mai et 26 juillet 2021, Mme A B, représentée par Me Diani, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 8 mars 2021 par laquelle le maire de Chennevières-sur-Marne l'a placée rétroactivement en congé de maladie ordinaire durant la période du 11 mai 2018 au 10 mai 2019 et en disponibilité d'office provisoire à compter du 11 mai 2019 dans l'attente de l'avis du comité médical relatif à un placement en congé de longue maladie et a décidé d'engager une procédure visant le recouvrement d'un trop-perçu de rémunération depuis le 11 mai 2018, l'arrêté du 11 mars 2021 par laquelle cette autorité l'a placée en position de disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 11 mai 2019 et la décision du 1er juin 2021 par laquelle cette autorité a refusé de la placer en congé de longue maladie et a prolongé son placement provisoire en disponibilité d'office durant la période du 11 mai 2019 au 10 mai 2021 dans l'attente de l'avis de la commission de réforme relatif à son aptitude à la reprise de ses fonctions ;
2°) d'enjoindre à la commune de Chennevières-sur-Marne de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail à compter du 11 mai 2018 et d'en tirer les conséquences administratives et financières, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou à défaut de la placer en congé de longue maladie à compter du 11 mai 2018, sous la même condition de délai ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Chennevières-sur-Marne la somme de 2 500 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
En ce qui concerne les décisions des 8 et 11 mars 2021 :
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que la régularité de la composition de la commission de réforme ayant rendu deux avis sur la consolidation de son état de santé n'est pas établie ;
- elles sont entachées d'erreurs de droit dès lors, d'une part, que l'administration s'est estimée liée par l'avis de la commission de réforme et, d'autre part, que la consolidation n'emportait pas automatiquement cessation de l'imputabilité au service de son état de santé ;
- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors que son état de santé depuis la date de consolidation est toujours imputable au service ;
- la décision d'engagement d'une procédure visant le recouvrement du trop-perçu de rémunération est illégale, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de placement rétroactif en congé maladie ordinaire à compter du 11 mai 2018 et en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 11 mai 2019.
En ce qui concerne la décision du 1er juin 2021 :
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que la régularité de la composition du comité médical départemental, ayant rendu un avis le 27 mai 2021 préalable à la décision, n'est pas établie, d'une part, en ce qui concerne la désignation des médecins ayant siégé et, d'autre part, en ce qui concerne l'absence de médecin spécialisé en rhumatologie ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions des 8 et 11 mars 2021 ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'elle remplissait les conditions pour bénéficier d'un congé de longue maladie.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 janvier 2023, présenté par Me Walgenwitz, la commune de Chennevières-sur-Marne, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 1 500 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions à fin d'annulation du courrier du 1er juin 2021 sont irrecevables, dès lors qu'il ne présente aucun caractère décisoire ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 juillet 2023 à midi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Massengo, rapporteure,
- les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public,
- et les observations de Me Desmot, se substituant à Me Walgenwitz, représentant la commune de Chennevières-sur-Marne.
Une note en délibéré, présentée par la commune de Chennevières-sur-Marne, a été enregistrée le 24 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, titulaire du grade d'agent spécialisé de 2ème classe des écoles maternelles, exerce ses fonctions au sein de la commune de Chennevières-sur-Marne. Le 3 juin 2016, elle a été victime d'un accident reconnu imputable au service. Elle a été placée en arrêt de maladie pour motif médical immédiatement après l'accident, et à plusieurs reprises ultérieurement. Par un avis du 22 février 2021, la commission de réforme interdépartementale a estimé que la date de consolidation de son état de santé pouvait être fixée au 11 mai 2018 et a préconisé que les arrêts et soins postérieurs à cette date ne soient pas pris en charge par la collectivité. Par un courrier du 8 mars 2021, le maire de Chennevières-sur-Marne a informé Mme B de ce qu'elle était placée rétroactivement en congé de maladie ordinaire durant la période du 11 mai 2018 au 10 mai 2019 et en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 11 mai 2019 dans l'attente de l'avis du comité médical concernant un éventuel placement en congé de longue maladie, et de ce qu'elle était redevable d'un trop-perçu de rémunération depuis le 11 mai 2018. Le placement en disponibilité d'office pour raison de santé de l'intéressée à compter du 11 mai 2019 a été prononcé par un arrêté du 11 mars 2021. Par un courrier du 1er juin 2021, le maire de Chennevières-sur-Marne a informé Mme B de ce que le comité médical avait émis, le 27 mai 2021, un avis défavorable au placement en congé de longue maladie, de ce qu'elle était en conséquence maintenue en disponibilité d'office pour raison de santé dans l'attente de l'avis de la commission de réforme concernant son aptitude, et de ce qu'elle était déclarée inapte temporairement à toute fonction. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de la décision du 8 mars 2021, de l'arrêté du 11 mars 2021 et de la décision du 1er juin 2021.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune :
2. La commune de Chennevières-sur-Marne fait valoir que les conclusions à fin d'annulation du courrier du 1er juin 2021 sont irrecevables dès lors qu'il ne présente aucun caractère décisoire. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le maire de Chennevières-sur-Marne a, par ce courrier, refusé le placement en congé de longue maladie de Mme B et prolongé son placement en disponibilité d'office provisoire dans l'attente de l'avis de la commission de réforme relatif à l'aptitude de l'intéressée à exercer ses fonctions, tirant ainsi des conséquences administratives de l'avis consultatif du comité médical. Par suite, la décision du 1er juin 2021 présente bien un caractère décisoire et est ainsi susceptible de recours. La fin de non-recevoir opposée en défense doit, dès lors, être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision du 8 mars 2021 :
S'agissant du placement en congé de maladie ordinaire à compter du 11 mai 2018 :
3. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors applicable : " Le fonctionnaire en activité a droit : 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 58. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales ".
4. Lorsque l'état d'un fonctionnaire est consolidé postérieurement à un accident imputable au service, le bénéfice de ces dispositions est subordonné, non pas à l'existence d'une rechute ou d'une aggravation de sa pathologie, mais à l'existence de troubles présentant un lien direct et certain avec l'accident de service.
5. Pour refuser de prendre en charge les arrêts de travail et soins de Mme B postérieurement au 11 mai 2018, le maire de Chennevières-sur-Marne a suivi l'avis de la commission de réforme du 22 février 2021 préconisant d'arrêter la prise en charge des arrêts et soins à partir de la date de consolidation de son état de santé pouvant être fixée au 11 mai 2018. Toutefois, en vertu des dispositions précitées, cette autorité ne pouvait mettre fin au bénéfice des dispositions précitées sur le seul motif tiré de la consolidation de l'état de santé de Mme B, laquelle ne doit pas être assimilée à sa guérison mais seulement à la stabilisation de son état de santé, sans rechercher si les troubles dont elle souffrait après cette date présentaient toujours un lien direct et certain avec l'accident de service du 3 juin 2016. Par suite, la décision du 8 mars 2021 est entachée d'une erreur de droit et doit être annulée sur ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
S'agissant du placement en disponibilité d'office à compter du 11 mai 2019 :
6. D'une part, il résulte des termes précités de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale précité que l'agent qui n'est plus apte à reprendre son service à la suite d'un accident de service a droit à être maintenu en congé de maladie imputable au service sans autre limitation que celle tenant à sa mise à la retraite ou au rétablissement de son aptitude au service. D'autre part, il résulte des constatations opérées au point 5 que la décision de placement rétroactif en congé de maladie ordinaire à compter du 11 mai 2018 est entachée d'illégalité. Par voie de conséquence, la décision de placement en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 11 mai 2019, à l'issue d'une période de douze mois de congé de maladie ordinaire, est également entachée d'illégalité et doit être annulée.
S'agissant de la décision de procéder à la récupération des sommes indument versées :
7. La décision de placement rétractif en congé de maladie ordinaire à compter du 11 mai 2018 étant entachée d'illégalité, la décision par laquelle le maire a décidé de procéder à la récupération des sommes perçues au titre du congé imputable au service après cette date est illégale par voie de conséquence et doit, par suite, être annulée.
8. Il résulte de ce qui précède que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du 8 mars 2021, en toutes ses dispositions.
En ce qui concerne l'arrêté du 11 mars 2021 :
9. Pour les mêmes motifs que ceux adoptés aux points 6 et 7, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, l'arrêté du 11 mars 2021 plaçant Mme B en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 11 mai 2019 est entaché d'illégalité et doit être annulé.
En ce qui concerne la décision du 1er juin 2021 :
S'agissant du refus de placement en congé de longue maladie :
10. Aux termes de l'article 3 du décret u 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa version alors applicable : " Dans chaque département, un comité médical départemental est constitué auprès du préfet. /()/ Chaque comité comprend deux praticiens de médecine générale et, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste de l'affection dont est atteint le fonctionnaire qui demande à bénéficier du congé de longue maladie ou de longue durée prévu au 3° ou au 4° de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 susvisée ".
11. Il ressort des pièces produites par la commune de Chennevières-sur-Marne que le comité médical saisi par le maire de Chennevières-sur-Marne pour se prononcer sur le placement de Mme B en congé de longue maladie était composé de trois médecins généralistes et d'un médecin spécialiste en psychiatrie. D'une part, aucune pièce du dossier de permet de déterminer les documents médicaux, et notamment les expertises réalisées par des spécialistes, mis à disposition de la commission de réforme pour statuer sur la situation de Mme B. D'autre part, à supposer que la commission de réforme ait eu à sa disposition l'ensemble des pièces médicales produites par la requérante, elles comportent des contradictions dans les appréciations portées sur la situation de l'intéressée. Dans ces circonstances, il était manifeste que la présence d'un spécialiste en rhumatologie était nécessaire pour éclairer les autres membres de la commission sur le cas de Mme B. L'absence d'un tel spécialiste doit être regardée comme ayant privé l'intéressée d'une garantie et comme entachant la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision de refus de placement en congé de longue maladie.
S'agissant de la décision de maintien en disponibilité d'office pour raisons de santé :
12. Il résulte des constatations opérées au point 6 et 9 que la décision de placement de Mme B en disponibilité d'office à compter du 11 mai 2019 est entachée d'illégalité. Par voie de conséquence, la décision de maintien en disponibilité d'office, dans l'attente de l'avis de la commission de réforme relatif à l'aptitude de l'intéressée, est également entachée d'illégalité et doit être annulée.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du 8 mars 2021, de l'arrêté du 11 mars 2021 et de la décision du 1er juin 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. L'annulation de la décision du 8 mars 2021, de l'arrêté du 11 mars 2021 et de la décision du 1er juin 2021 implique seulement, eu égard aux motifs d'annulation et seuls susceptibles d'être retenus, que la commune de Chennevières-sur-Marne réexamine la situation de Mme B et prenne une nouvelle décision sur sa position administrative à compter du 11 mai 2018. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre à la commune de Chennevières-sur-Marne d'y procéder dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Chennevières-sur-Marne une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens. Ces mêmes dispositions font, en revanche, obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Chennevières-sur-Marne demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 8 mars 2021, l'arrêté du 11 mars 2021 et la décision du 1er juin 2021 du maire de Chennevières-sur-Marne sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Chennevières-sur-Marne de réexaminer la situation de Mme B et de prendre une nouvelle décision relative à sa position administrative à compter du 11 mai 2018, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Il est mis à la charge de la commune de Chennevières-sur-Marne une somme de 1 500 euros à verser à Mme B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Chennevières-sur-Marne sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Chennevières-sur-Marne.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Massengo, conseillère,
Mme Bourrel Jalon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 10 octobre 2024.
La rapporteure,
C. MASSENGOLa présidente,
I. BILLANDONLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026