vendredi 20 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104641 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | ATGER |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 12 mai 2021, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. C.
Par une requête, enregistrée le 4 février 2021, M. B C, représenté par Me Atger, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 3 décembre 2020 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil avec effet rétroactif, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification du jugement à intervenir et sous une astreinte de 200 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation, dans un délai de huit jours et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1 500 euros, suivant qu'il soit ou non admis à l'aide juridictionnelle, à son bénéfice ou à celui de son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, le cas échéant, de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. C soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors que sa vulnérabilité n'a pas été examinée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'il n'a pas été mis à même de faire valoir ses observations ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'une décision de suspension ne peut être fondée sur les articles L. 744-7 et R. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile visés par la décision attaquée ;
- elle méconnaît l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 en ce qu'elle le prive de toute possibilité de subvenir à ses besoins élémentaires et ne permet pas de lui assurer un niveau de vie digne ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'aucune diligence n'a été mise en place par l'administration afin qu'il lui soit possible d'être présent le 10 septembre 2020 à l'aéroport afin de prendre un éventuel vol.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
En application des dispositions de l'article R. 613-2 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction est intervenue trois jours francs avant l'audience.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le traité sur l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 ;
- le décret n° 2018-1359 du 28 décembre 2018 ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant afghan né le 5 mai 1995, est entré en France à une date indéterminée afin d'enregistrer une demande d'asile. La consultation du fichier Eurodac a fait apparaître qu'il avait sollicité l'asile auprès des autorités autrichiennes, préalablement au dépôt de sa demande d'asile en France. Les autorités françaises ont saisi leurs homologues autrichiennes d'une requête aux fins de reprise en charge de l'intéressé le 8 avril 2020 qui a donné lieu à un accord explicite le 9 avril 2020 suivant au titre des dispositions de l'article 18, paragraphe 1, b) du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013. Le préfet de l'Essonne a ordonné son transfert vers l'Autriche par un arrêté du 3 juin 2020. Par une décision du 3 décembre 2020, l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil au motif qu'il n'a pas pris le vol du 10 septembre 2020. Par le présent recours, il demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 19 octobre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions tendant à ce qu'il soit admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. D'une part, les articles L. 744-7, L. 744-8 et D. 744-37-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leurs rédactions résultant de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie et du décret du 28 décembre 2018 relatif aux conditions matérielles d'accueil, applicables aux demandeurs d'asile ayant enregistré leurs demandes et accepté le bénéfice des conditions matérielles d'accueil après le 1er janvier 2019, prévoient qu'il est automatiquement mis fin aux conditions matérielles d'accueil lorsque le demandeur d'asile refuse ou quitte son lieu d'hébergement ou la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 744-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou lorsqu'il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile. Toutefois, dans une décision n° 428530-428564 du 31 juillet 2019, le Conseil d'État a dit pour droit que ces dispositions étaient incompatibles avec les objectifs de l'article 20 de la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 et que cette incompatibilité fait obstacle à ce que les autorités administratives compétentes adoptent, sur leur fondement, des décisions individuelles mettant fin aux conditions matérielles d'accueil. Il a en revanche jugé que, dans l'attente de la modification des articles L. 744-7 et L. 744-8 par le législateur, il reste possible à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, après examen de sa situation particulière et par une décision motivée, au demandeur qui a refusé le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation. Il lui est également possible, dans les mêmes conditions et après avoir mis, sauf impossibilité, l'intéressé en mesure de présenter ses observations, de suspendre le bénéfice de ces conditions lorsque le demandeur a quitté le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation ou n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment de se rendre aux entretiens, de se présenter aux autorités et de fournir les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes.
4. D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable au litige : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil / () ". Selon l'article R. 744-14 du même code : " L'appréciation de la vulnérabilité des demandeurs d'asile est effectuée par les agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en application de l'article L. 744-6, à l'aide d'un questionnaire écrit () ".
5. En premier lieu, si ces dispositions imposent un entretien personnel lors de la présentation de la première demande d'asile permettant d'évaluer la vulnérabilité d'un demandeur d'asile, aucune disposition n'impose à l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'organiser un nouvel entretien dans le cadre d'une procédure de suspension des conditions matérielles d'accueil, alors qu'au demeurant la décision attaquée mentionne que l'évaluation de la situation personnelle et familiale du requérant ne fait pas apparaître de facteur particulier de vulnérabilité au sens de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été invité à présenter ses observations avec un délai de 15 jours, préalablement à l'édiction de la décision attaquée, et que le pli porte la mention " pli avisé et non réclamé ". Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'ayant pas organisé d'entretien, ni pris en considération sa vulnérabilité et n'ayant pas été mis à même de faire valoir ses observations, ne peut qu'être écarté en toutes ses branches.
6. En deuxième lieu, en vertu des principes rappelés par le Conseil d'État dans la décision n°428530-428564, l'Office français de l'immigration et de l'intégration peut légalement suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsque le demandeur n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, en particulier dans l'hypothèse où il a omis de se rendre aux entretiens, de se présenter aux autorités et de fournir les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes. Le moyen tiré du défaut de base légale en ce que les articles L. 744-7 et R. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettraient pas à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de prendre une décision de suspension des conditions matérielles d'accueil, doit, dès lors, être écarté.
7. En troisième lieu, il résulte de l'article 29 du règlement du 26 juin 2013 que le transfert peut avoir lieu pendant une période de six mois à compter de l'acceptation de la demande de prise en charge ou, le cas échéant, de la décision définitive sur le recours contre la décision de transfert, cette période étant susceptible d'être portée à dix-huit mois si l'intéressé " prend la fuite ". Aux termes de l'article 7 du règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 : " 1. Le transfert vers l'État responsable s'effectue de l'une des manières suivantes : a) à l'initiative du demandeur, une date limite étant fixée ; b) sous la forme d'un départ contrôlé, le demandeur étant accompagné jusqu'à l'embarquement par un agent de l'État requérant et le lieu, la date et l'heure de son arrivée étant notifiées à l'État responsable dans un délai préalable convenu : c) sous escorte, le demandeur étant accompagné par un agent de l'État requérant, ou par le représentant d'un organisme mandaté par l'État requérant à cette fin, et remis aux autorités de l'État responsable [] ". Il résulte de ces dispositions que le transfert d'un demandeur d'asile vers un État membre qui a accepté sa prise ou sa reprise en charge, sur le fondement du règlement du 26 juin 2013, s'effectue selon l'une des trois modalités définies à l'article 7 cité ci-dessus : à l'initiative du demandeur, sous la forme d'un départ contrôlé ou sous escorte.
8. Il résulte clairement des dispositions mentionnées au point précédent que, d'une part, la notion de fuite doit s'entendre comme visant le cas où un ressortissant étranger se serait soustrait de façon intentionnelle et systématique au contrôle de l'autorité administrative en vue de faire obstacle à une mesure d'éloignement le concernant. D'autre part, dans l'hypothèse où le transfert du demandeur d'asile s'effectue sous la forme d'un départ contrôlé, il appartient, dans tous les cas, à l'État responsable de ce transfert d'en assurer effectivement l'organisation matérielle et d'accompagner le demandeur d'asile jusqu'à l'embarquement vers son lieu de destination. Une telle obligation recouvre la prise en charge du titre de transport permettant de rejoindre l'État responsable de l'examen de la demande d'asile depuis le territoire français ainsi que, le cas échéant et si nécessaire, celle du préacheminement du lieu de résidence du demandeur au lieu d'embarquement. Enfin, dans l'hypothèse où le demandeur d'asile se soustrait intentionnellement à l'exécution de son transfert ainsi organisé, il doit être regardé comme en fuite au sens des dispositions de l'article 29 du règlement du 26 juin 2013 rappelées au point 3.
9. Il est constant que le requérant a fait l'objet d'un arrêté du 3 juin 2020 par lequel le préfet de l'Essonne a décidé le transfert de l'intéressé aux autorités autrichiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile. L'intéressé n'a pas contesté au contentieux cet arrêté. Il ressort des pièces du dossier que l'Office français de l'immigration et de l'intégration a fondé la décision litigieuse sur la circonstance que le requérant n'a pas pris le vol du 10 septembre 2020 en vue de son transfert en Autriche. S'il soutient que l'État responsable du transfert doit prendre en charge le préacheminement du lieu de résidence du demandeur au lieu d'embarquement, il n'est pas établi, ni même allégué par le requérant qu'il aurait informé les services de la préfecture de la nécessité de prendre en charge son préacheminement. Par suite, en suspendant ses conditions matérielles d'accueil, l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
10. En quatrième lieu, le requérant soulève l'inconventionnalité de dispositions du droit interne français au regard des objectifs et dispositions de l'article 20, paragraphe 5, de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013, tels qu'interprétés par la Cour de justice de l'Union européenne, au motif qu'elles ne garantiraient pas un niveau de vie digne à tous les demandeurs d'asile et en toutes circonstances. Toutefois, la suspension des conditions matérielles d'accueil en vertu des dispositions nationales applicables n'interdit ni même n'empêche au demandeur d'asile d'en solliciter le rétablissement en faisant valoir tout élément relatif à sa situation personnelle, l'Office français de l'immigration et de l'intégration étant alors tenu de les prendre en compte. Il ne ressort en outre d'aucune disposition que la suspension des conditions matérielles d'accueil ferait en toutes circonstances obstacle à l'accès aux autres dispositifs prévus par le droit interne répondant aux prescriptions de l'article 20, paragraphe 5, de la directive du 26 juin 2013 précitée, si l'étranger considéré en remplit par ailleurs les conditions, et notamment à l'application des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'action sociale et des familles relatives à l'aide médicale de l'État ou de l'article L. 345-2-2 du même code relatives à l'hébergement d'urgence. Dès lors, l'exception d'inconventionnalité soulevée par le requérant n'est pas de nature à entacher d'illégalité la décision de suspension des conditions matérielles d'accueil prise à son encontre. Le moyen doit donc être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de M. C tendant à l'attribution de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Atger.
Délibéré après l'audience du 6 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Jeannot, première conseillère,
Mme Blanc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2023.
La rapporteure,
T. ALa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
C. ROUILLARD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026