LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2104831

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2104831

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2104831
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantALCHIMIE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 mai 2021 et le 19 novembre 2021, la société Mavidis, représentée par Me Luttringer, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler la décision du 16 novembre 2018 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a adopté un arrêté imposant des prescriptions spéciales à la société Mavidis pour son ancienne station-service située 174 avenue du Général de Gaulle à Villeparisis ;

2°) à titre subsidiaire, d'abroger la décision implicite de rejet de sa demande du 22 janvier 2021 tendant à l'abrogation de cet arrêté du 16 novembre 2018 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le préfet a commis une erreur d'appréciation en lui imposant les prescriptions litigieuses dès lors qu'elle n'est pas responsable de l'incident d'août 2018.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 septembre 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions à fin d'annulation sont tardives ;

- les autres moyens soulevés par la société Mavidis ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 6 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'environnement ;

-le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Tiennot,

- les conclusions de M. Allègre, rapporteur public,

- et les observations de Me Luttringer, représentant la société Mavidis.

Considérant ce qui suit :

1. La société Mavidis exploitait, jusque dans les années 1990, une station-essence, installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE) soumise à déclaration, située au 174 avenue du Général de Gaulle à Villeparisis (Seine-et-Marne). En août 2018, un incident est survenu au droit du site, conduisant au constat de la présence d'émanation d'hydrocarbures dans la nappe et de pollution dans l'air. Par un premier arrêté du 22 août 2018, le préfet de Seine-et-Marne a imposé des mesures d'urgence à la société Mavidis en sa qualité d'ancien exploitant de l'ICPE. Puis, par un arrêté du 16 novembre 2018 dont la société Mavidis demande, à titre principal, l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a adopté un arrêté portant prescriptions spéciales à la société Mavidis. En outre, la société Mavidis demande, à titre subsidiaire, l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de faire droit à la demande d'abrogation de cet arrêté qu'elle lui a adressée le 22 janvier 2021.

Sur la fin de non-recevoir tiré de la tardiveté de la requête :

En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 16 novembre 2018 :

2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. " et aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".

3. D'autre part, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.

4. Le préfet de Seine-et-Marne soulève une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 16 novembre 2018. Or, s'il résulte de l'instruction que l'arrêté attaqué comporte bien les voies et délais de recours, le préfet n'apporte pas la preuve qui lui incombe de la notification régulière de cet arrêté à la société Mavidis, de telle sorte que le délai de recours prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative ne lui est pas opposable. Toutefois, la société Mavidis ne conteste pas avoir reçu notification de l'arrêté et produit le courrier de notification du préfet, daté du 19 novembre 2018, dont il résulte qu'il a été envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception. En tout état de cause, il résulte de l'instruction, en particulier du rapport GEOLIA du 21 janvier 2021, que la société Mavidis a exécuté en partie les obligations de surveillance du site mises à sa charge par l'arrêté contesté dans le courant de l'année 2019, de telle sorte qu'elle ne peut soutenir les ignorer et, au plus tard, elle doit être regardée comme ayant eu connaissance de l'arrêté litigieux le 20 février 2019, date à laquelle la société Tauw France a transmis aux services préfectoraux le programme d'investigations de l'air chez les riverains, prescription prévue par l'arrêté litigieux. Dans ces circonstances, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 novembre 2018, présentées le 21 mai 2021, ont été présentées au-delà du délai raisonnable au-delà duquel il est établi que la société Mavidis a eu connaissance de la décision, de telle sorte qu'elles sont tardives et ne peuvent qu'être rejetées.

En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation de la décision par laquelle le préfet a refusé d'abroger l'arrêté du 16 novembre 2018 :

5. Aux termes de l'article L. 243-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Un acte réglementaire ou un acte non réglementaire non créateur de droits peut, pour tout motif et sans condition de délai, être modifié ou abrogé sous réserve, le cas échéant, de l'édiction de mesures transitoires dans les conditions prévues à l'article L. 221-6. " et aux termes de l'article L. 243-2 du même code : " L'administration est tenue d'abroger expressément un acte non réglementaire non créateur de droits devenu illégal ou sans objet en raison de circonstances de droit ou de fait postérieures à son édiction, sauf à ce que l'illégalité ait cessé. ".

6. Il résulte de l'instruction que la société Mavidis a présenté, par un courrier du

22 janvier 2021, notifié le 25 janvier 2021, une demande tendant à l'abrogation de l'arrêté du

16 novembre 2018. Les conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé d'abroger ledit arrêté, qui ont été présentées dans le délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet du préfet, ne sont pas tardives et la fin de non-recevoir présentée par le préfet doit être écartée en tant qu'elle porte sur ces conclusions, qui sont recevables.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

7. Aux termes de l'article R. 512-66-1 du code de l'environnement : " I. - Lorsqu'il procède à une cessation d'activité telle que définie à l'article R. 512-75-1, l'exploitant notifie au préfet la date d'arrêt définitif des installations un mois au moins avant celle-ci, ainsi que la liste des terrains concernés. Il est donné récépissé sans frais de cette notification. Un arrêté du ministre chargé des installations classées fixe le modèle national de cette notification et précise les conditions dans lesquelles elle est transmise par voie électronique. II. - La notification prévue au I indique les mesures prises ou prévues, ainsi que le calendrier associé, pour assurer, dès l'arrêt définitif des installations concernées, la mise en sécurité telle que définie à l'article R. 512-75-1, des terrains concernés du site. () IV. - L'exploitant procède à la réhabilitation des terrains des installations concernées de manière à ce qu'il permette un usage futur du site appartenant à la même catégorie de la typologie des usages prévue au I de l'article D. 556-1 A que la dernière période d'exploitation des installations. " et aux termes de l'article R. 512-66-2 du code de l'environnement : " I. - A tout moment, même après la remise en état du site, le préfet peut imposer à l'exploitant, par arrêté pris dans les formes prévues à l'article L. 512-12, les prescriptions nécessaires à la protection des intérêts mentionnés à l'article L. 511-1. / En cas de modification ultérieure de l'usage du site, l'exploitant ne peut se voir imposer de mesures complémentaires induites par ce nouvel usage sauf s'il est lui-même à l'initiative de ce changement d'usage. ".

8. D'une part, il résulte des termes mêmes de l'arrêté du 16 novembre 2018, pris sur le fondement de l'article R. 512-66-1 du code de l'environnement, que les articles 2 à 5 ont pour objet d'imposer à la société Mavidis des prescriptions tendant à la caractérisation de l'état de la pollution potentiellement présente sur le site de l'ICPE dont elle a qualité d'ancienne exploitante, à la suite notamment de la notification de la cessation administrative d'activité réalisée le

24 septembre 2018. A cet égard, il résulte de ces articles 2 à 5 qu'ils visent notamment à imposer à l'exploitant de transmettre tous les éléments justifiant des opérations de mises en sécurité de site, de caractériser l'état des milieux sur site et hors site afin de vérifier leur compatibilité avec un usage industriel futur du site et, enfin, le cas échéant, de proposer des mesures de gestion pérennes de la pollution, dans un contexte où une pollution au droit du site est apparue en août 2018. Les mesures contenues dans ces articles, qui consistent pour l'essentiel à demander des analyses et études de solutions, ne peuvent être regardées comme imputant à la société Mavidis la responsabilité d'une pollution des sols ou des eaux, alors du reste qu'il n'a pas encore été dressé le bilan complet de cette pollution, ni comme lui imposant de remédier à des pollutions qui ne seraient pas de son fait, ni davantage comme lui prescrivant de remettre le site en état en vue de permettre un usage futur différent de celui de la dernière période d'exploitation de l'installation. Il en est de même pour les prescriptions fixées à l'article 7 de l'arrêté, qui ont pour objet de suivre l'efficacité des mesures de gestion de la pollution mises en place par l'exploitant en août 2018, mesures qui concourent à l'évaluation du niveau de pollution global du site. Par conséquent, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en imposant ces prescriptions à la société Mavidis, qui n'est par suite pas fondée à en demander l'abrogation.

9. D'autre part, et en revanche, il résulte des termes de l'article 6 de l'arrêté contesté qu'il vise à imposer à la société Mavidis des prescriptions liées au suivi des mesures d'urgence prises à la suite de l'incident d'août 2018. Or, il résulte de l'instruction que des mesures de l'air ambiant ont été réalisées chez les riverains à plusieurs reprises en août et septembre 2018 et que les dernières mesures ont confirmé, d'après le rapport Géolia, " une amélioration constante de la qualité de l'air intérieur, y compris après l'arrêt des installations de traitement des eaux et de la ventilation des réseaux ", de telle sorte que l'article 6, qui prévoit un suivi régulier de la qualité de l'air intérieur chez les riverains, est devenu sans objet.

10. Il résulte de ce qui précède que la décision par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé d'abroger l'arrêté du 16 novembre 2018 doit être annulée uniquement en tant qu'elle refuse d'abroger les prescriptions de l'article 6 de l'arrêté.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

11. Eu égard à ce qui a été dit au point 10, l'exécution du présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne d'abroger l'article 6 de l'arrêté du

16 novembre 2018 imposant des prescriptions spéciales à la société Mavidis, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais d'instance :

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par la société Mavidis sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision implicite par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a rejeté la demande de la société Mavidis tendant à l'abrogation de l'arrêté du 16 novembre 2018 portant prescriptions spéciales est annulée en tant qu'elle refuse d'abroger les dispositions de l'article 6 de cet arrêté.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de Seine-et-Marne d'abroger l'article 6 de l'arrêté du

16 novembre 2018 imposant des prescriptions spéciales à la société Mavidis, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Mavidis et au préfet de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Lalande, président,

M. Pradalié, premier conseiller

Mme Tiennot, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.

La rapporteure,

S. TIENNOT

Le président,

D. LALANDELa greffière,

C. KIFFER

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,0

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions