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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2104869

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2104869

mardi 7 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2104869
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantSCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Sous le n° 2104869, par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 mai 2021, 15 août 2021 et 15 juillet 2022, M. H et Mme I A et M. F et Mme B K représentés par Me Rousseau, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 mars 2021 par lequel le maire de Fontenay-sous-Bois a délivré à Mme J un permis de construire portant sur l'extension et la surélévation d'une construction existante sur une parcelle cadastrée section V n° 231 située au 63 rue Emile Boutrais (Fontenay-sous-Bois) ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Fontenay-sous-Bois une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- en leur qualité de voisins immédiats, ils justifient d'un intérêt pour agir dès lors que les travaux ont causé des dommages à M. et Mme K et que le projet entraine une perte d'intimité pour M. et Mme A ;

- les prescriptions prévues par l'arrêté en litige sont insuffisamment motivées ;

- le dossier était incomplet dès lors qu'il ne comprenait pas une étude des sols ;

- il n'est pas établi que le projet respecte les dispositions de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que les plans n'indiquent pas la distance séparant la façade du point d'alignement opposé ;

- l'arrêté attaqué est entaché de fraude dès lors que Mme J ne disposait pas d'un titre lui permettant de déposer une demande de permis de construire ;

- il est entaché d'une autre fraude visant à échapper à l'obligation de recourir à un architecte et à la qualification de construction nouvelle ainsi que de contourner les règles fixées par l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la demande de permis de construire aurait dû porter sur l'unité foncière constituée des parcelles cadastrées section V n°s 231 et 232 et non sur la seule parcelle cadastrée section V n° 231.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2021, la commune de Fontenay-sous-Bois, représentée par le cabinet Lonqueue - Sagalovitsch - Eglie-Richters et associés, conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Par un courrier du 25 août 2023, les parties ont informées que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation du permis de construire du 26 mars 2021 dès lors que Mme J a renoncé à ce permis de construire, ce dont le maire de Fontenay-sous-Bois a donné acte par un arrêté du 26 novembre 2021.

II. Sous le n° 2105432, par une requête enregistrée le 8 juin 2021, Mme E J, représentée par Me Jorion, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 mai 2021 par lequel le maire de Fontenay-sous-Bois a retiré le permis de construire du 26 mars 2021 portant sur l'extension et la surélévation d'une construction existante sur une parcelle cadastrée section V n° 231 située au 63 rue Emile Boutrais (Fontenay-sous-Bois) ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 mai 2021 par lequel le maire de Fontenay-sous-Bois a, au nom de l'Etat, ordonné l'interruption des travaux entrepris sur cette parcelle ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat et de la commune de Fontenay-sous-Bois une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté de retrait :

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'aucune situation d'urgence ne justifiait l'absence d'une procédure contradictoire préalable ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la longueur du mur pignon en limite séparative est conforme aux dispositions du plan local d'urbanisme en vigueur au 31 août 2020, date à laquelle elle a bénéficié d'un certificat d'urbanisme d'information ;

- sa demande n'était pas entachée de fraude dès lors que son projet porte sur une construction distincte de celle se trouvant sur la parcelle cadastrée section V n° 231 située sur la même unité foncière ;

- elle a fait preuve de diligence auprès de la commune.

En ce qui concerne l'arrêté interruptif de travaux :

- il est entaché d'un défaut de motivation en fait ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'aucune situation d'urgence ne justifiait l'absence d'une procédure contradictoire préalable ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 480-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elle a respecté le permis de construire qui lui a été délivré et que sa demande n'était pas entachée de fraude dès lors que son projet porte sur une construction distincte de celle se trouvant sur la parcelle cadastrée section V n° 231 située sur la même unité foncière ;

- il est dépourvu de base légale en raison de l'illégalité de la décision de retrait du 28 mai 2021 dès lors qu'il porte sur une décision confirmative du permis de construire tacite dont elle disposait, au plus tard, le 4 mars 2021.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2021, la commune de Fontenay-sous-Bois, représentée par le cabinet Lonqueue - Sagalovitsch - Eglie-Richters et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme J la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme J ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 août 2023, la préfète du Val-de-Marne conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Par une intervention enregistrée le 10 mai 2022, M. H et Mme I A, M. F et Mme B K et Mme D L représentés par Me Rousseau, demandent que le tribunal rejette la requête de Mme J.

Par un courrier du 25 août 2023, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de ce que Mme J est réputée s'être désistée de sa requête, dès lors qu'elle a renoncé au permis de construire du 26 mars 2021, ce dont le maire de Fontenay-sous-Bois lui a donné acte par un arrêté du 26 novembre 2021.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Cabal,

- les conclusions de M. Grand rapporteur public,

- et les observations de Me Krasniqi, représentant la commune de Fontenay-sous-Bois.

Considérant ce qui suit :

1. Mme J a déposé en mairie de la commune de Fontenay-sous-Bois une demande de permis de construire portant sur l'extension et la surélévation d'une construction existante sur une parcelle cadastrée section V n° 231 située 63 rue Emile Boutrais, laquelle a été enregistrée le 17 novembre 2020. Par un courrier du 26 novembre 2020, le maire de Fontenay-sous-Bois lui a adressé une demande de pièce complémentaire. Mme J a déposé des pièces complémentaires le 4 décembre 2020. Par un arrêté du 26 mars 2021, le maire de Fontenay-sous-Bois a accordé le permis de construire sollicité. Dans l'instance enregistrée sous le n° 2104869, M. et Mme A et autres demandent l'annulation de cet arrêté.

2. Par deux arrêtés du 28 mai 2021, le maire de Fontenay-sous-Bois a procédé au retrait de ce permis de construire et a ordonné, au nom de l'Etat, l'interruption des travaux. Dans l'instance n° 2105432, Mme J demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur la jonction :

3. Les requêtes visées ci-dessus présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté du 28 mai 2021 portant retrait de permis de construire :

4. Il résulte des énonciations de l'arrêté du 26 novembre 2021, qui ne sont pas utilement contestées, que Mme J a informé, par courrier, la commune de Fontenay-sous-Bois de sa volonté de " renoncer " au permis de construire obtenu le 26 mars 2021. Par cet arrêté du 26 novembre 2021, le maire de Fontenay-sous-Bois lui en a donné acte et a abrogé l'arrêté délivrant ce permis de construire. Dans ces circonstances, Mme J, qui a renoncé au bénéfice du permis de construire en litige, doit être regardée comme s'étant désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête tendant à l'annulation de cet arrêté. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

En ce qui concerne l'arrêté du 26 mars 2021 délivrant le permis de construire :

5. Ainsi qu'il a été dit au point précédent, par un arrêté du 26 novembre 2021, qui est devenu définitif, le maire de Fontenay-sous-Bois a donné acte de la volonté de Mme J de renoncer au permis de construire obtenu le 26 mars 2021 et a abrogé l'arrêté délivrant ce permis de construire. Dès lors, les conclusions de M. et Mme A tendant à son annulation pour excès de pouvoir sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

En ce qui concerne l'arrêté du 28 mai 2021 portant interruption de travaux :

S'agissant de l'exception de non-lieu à statuer opposée par la préfète du Val-de-Marne :

6. Quand bien-même le permis de construire obtenu par Mme J aurait été retiré à la demande de cette dernière, que les travaux entrepris pourront être régularisés à la suite des permis de construire délivrés à la SCI 2S2A et que le maire de Fontenay-sous-Bois a abrogé l'arrêté litigieux, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté d'interruption de travaux n'aurait pas reçu exécution pendant la période où il était en vigueur. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer que la préfète du Val-de-Marne oppose contre l'arrêté d'interruption des travaux du 28 mai 2021 doit être écartée.

S'agissant de la légalité de l'arrêté en litige :

7. Aux termes de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme : " Dès qu'un procès-verbal relevant l'une des infractions prévues à l'article L. 480-4 du présent code a été dressé, le maire peut également, si l'autorité judiciaire ne s'est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l'interruption des travaux ". Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Il résulte de ces dispositions que la décision par laquelle le maire ordonne l'interruption des travaux au motif qu'ils ne sont pas menés en conformité avec une autorisation de construire, qui est au nombre des mesures de police qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne peut intervenir qu'après que son destinataire a été mis à même de présenter ses observations, sauf en cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles. La situation d'urgence permettant à l'administration de se dispenser de cette procédure contradictoire s'apprécie tant au regard des conséquences dommageables des travaux litigieux que de la nécessité de les interrompre rapidement en raison de la brièveté de leur exécution.

8. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté en litige, et notamment des visas des procès-verbaux d'infraction des 3 et 25 mai 2021, auxquels renvoient ses motifs, qu'a été constaté la construction d'un mur pignon de 17 mètres, un rehaussement d'1,40 mètres et " la création d'un niveau supplémentaire " en méconnaissance du permis de construire délivré le 26 mars 2021. En outre, il énonce également que ledit permis de construire a été retiré pour fraude. Ainsi, alors que la motivation de la décision ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs, la décision contestée est suffisamment motivée en fait. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

9. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le 3 mai 2021, un agent assermenté de la commune de Fontenay-sous-Bois a dressé un procès-verbal constatant la construction d'un mur pignon de 15 mètres. A la suite de ce procès-verbal, le maire a invité Mme J à prendre contact avec la direction de l'urbanisme sous huit jours par un courrier du 4 mai 2021 auquel il a été répondu le 19 mai 2021. Par un second procès-verbal du 25 mai 2021, un agent assermenté a constaté que la longueur du mur pignon avait été portée à dix-sept mètres ainsi que " la création d'un niveau supplémentaire ". Il ressort également des photographies jointes à ces procès-verbaux que l'état d'avancement des travaux laissaient présumer, à la date du procès-verbal établi le 25 mai 2021, leur achèvement à court terme. Dès lors, tant l'importance des travaux effectués en méconnaissance du permis de construire initial que la proximité de leur achèvement sont de nature à caractériser une situation d'urgence. Par suite, le non-respect de la procédure contradictoire prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'a pas entaché d'irrégularité l'arrêté en litige.

10. En troisième lieu, pour mettre en demeure la requérante d'interrompre les travaux, le maire de Fontenay-sous-Bois s'est notamment fondé sur le motif tiré de ce par un arrêté du même jour, il a retiré le permis de construire délivré le 26 mars 2021 à Mme J, de sorte que l'intéressée ne disposait plus d'aucune autorisation d'urbanisme. Il ressort des pièces du dossier que, pour procéder à ce retrait, le maire s'est fondé sur le motif tiré de ce que deux demandes de permis de construire distinctes avaient été déposées sur les parcelles cadastrées section V n°s 232 et 231, alors qu'elles sont toutes les deux propriétés de la SCI 2S2A, l'une par M. G, gérant de la SCI, et l'autre par Mme J, sœur de l'épouse de M. G alors qu'elles faisaient parties de la même unité foncière. Le maire a estimé que ce procédé constituait une manœuvre visant à échapper à l'application des dispositions de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à l'implantation des constructions de nature à caractériser une fraude. Cependant, il ressort des pièces du dossier qu'il s'agit de deux parcelles distinctes, qui abritent des constructions existantes également distinctes qui ne disposent d'aucun lien physique ou fonctionnel, à l'exception d'une cour commune prévue dans la demande déposée par M. G. Dans ces conditions, les demandes présentées par M. G et Mme J, ne peuvent être regardées comme portant sur un ensemble immobilier unique. Dès lors, leur conformité aux règles d'urbanisme doit être appréciée par l'autorité administrative pour chaque projet pris indépendamment au regard, de la seule parcelle d'emprise du projet. Il suit de là que ces deux demandes distinctes étaient sans incidence quant à l'appréciation que devait porter l'autorité administrative sur le respect par le projet des dispositions de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'arrêté de retrait du 28 mai 2021 doit être accueilli.

11. Toutefois, il résulte des termes de l'arrêté en litige que le maire de Fontenay-sous-Bois s'est également fondé sur le motif tiré de ce que les travaux entrepris avaient été effectués en méconnaissance du permis de construire ainsi qu'il avait été constaté par deux procès-verbaux d'infraction établis les 3 et 25 mai 2021. Ces irrégularités sont précisées dans le premier " considérant " de l'arrêté en litige. En se bornant à soutenir que l'arrêté en litige " ne précise quelles sont les irrégularités et les non-conformités au permis de construire constatées ", la requérante ne conteste pas sérieusement ce motif. Il ressort des pièces du dossier que le maire aurait pris la même décision s'il n'avait retenu que ce seul motif pour ordonner l'interruption des travaux.

12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme J n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté interruptif de travaux du 28 mai 2021.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par M. et Mme A et autres au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Fontenay-sous-Bois qui n'a pas la qualité de partie perdante dans l'instance n° 2104869.

14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme J la somme de 4 000 euros demandée par la commune de Fontenay-sous-Bois au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens dans l'instance n° 2105432. Il n'y a pas davantage lieu de mettre à la charge de la commune de Fontenay-sous-Bois la somme demandée par Mme J au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête n° 2104869 présentée par M. et Mme A et autres.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de Mme J des conclusions de sa requête n° 2105432 en tant qu'elles tendent à l'annulation de l'arrêté du 28 mai 2021 portant retrait du permis de construire du 26 mars 2021.

Article 3 : Les conclusions de la requête n° 2105432 présentée par Mme J en tant qu'elles demandent l'annulation de l'arrêté du 28 mai 2021 portant interruption des travaux sont rejetées.

Article 4 : Les conclusions de M. et Mme A et autres, de Mme J et de la commune de Fontenay-sous-Bois tendant au versement d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans les instances n°s 2104869 et 2105432 sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A, à M. et Mme K, à Mme J, à la commune de Fontenay-sous-Bois et à la préfète du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 17 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. M, président,

M. Duhamel, premier conseiller,

M. Cabal, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.

Le rapporteur,

P.Y. CABAL

Le président,

M. M

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°s 2104869, 210543

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