jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104882 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | LASBEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mai 2021, Mme B A, représentée par Me Lasbeur, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 avril 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour d'une durée d'une année, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, conformément aux articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat (préfet de Seine-et-Marne) une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il est entaché d'un vice de procédure, en ce que le préfet de Seine-et-Marne a omis de consulter la commission du titre de séjour prévu par l'article L. 313-11 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté litigieux est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'une erreur de droit, en ce que le préfet s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que les ressortissants algériens sont régis par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- l'arrêté viole l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté en litige est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2022, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 7 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 24 février 2022 à 12 h 00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante algérienne, née le 30 janvier 1951 à Sidi Obka (Algérie), est entrée en France le 2 février 2020 sous couvert d'un visa court séjour Schengen valable du 12 décembre 2019 au 8 juin 2020. Le 18 mai 2020, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français, en l'occurrence son fils. Par un arrêté du 29 avril 2021, dont elle demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de faire droit à sa demande, sur le fondement du 2° de l'article L. 314-11 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'administration doit procéder à un examen particulier de chacun des cas sur lesquels elle est appelée à se prononcer. La motivation de ses décisions, comportant dans ses visas et ses motifs, même de manière succincte, toutes les considérations de droit et de fait sur lesquelles l'auteur d'une décision se fonde, permet de vérifier qu'il a procédé à un examen de la situation particulière qui lui est soumise au regard des stipulations et des dispositions législatives et réglementaires applicables.
3. L'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment les stipulations applicables des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Il énonce les différents éléments caractérisant la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment la présence de la fille de l'intéressée en Algérie. Par conséquent, Mme A n'est donc pas fondée à soutenir que le préfet n'aurait pas, eu égard à sa motivation, procédé à un examen de l'ensemble de sa situation personnelle.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, repris depuis le 1er mai 2021 à l'article L. 432-13 du code précité, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté attaqué : " La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné aux articles L. 314-11 et L. 314-12, ainsi que dans le cas prévu à l'article L. 431-3 () ". D'autre part, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : () b) () aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge () ". Si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, il n'a toutefois pas entendu écarter, sauf stipulations incompatibles expresses, l'application des dispositions de procédure qui s'appliquent à tous les étrangers en ce qui concerne la délivrance, le renouvellement ou le refus de titres de séjour, dès lors que les ressortissants algériens se trouvent dans une situation entrant à la fois dans les prévisions de l'accord et dans celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables aux ressortissants algériens, que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour dans le cas des seuls ressortissants algériens qui remplissent de façon effective les conditions prévues aux articles 6 et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité, et non de celui de tous les ressortissants algériens qui se prévalent de ces stipulations.
5. Mme A, entrée en France le 2 février 2020, soutient qu'elle est à la charge de son fils, ressortissant français. Elle produit à cet effet des justificatifs de transferts d'argent émanant de son fils, d'un montant mensuel de 300 euros, couvrant la période du 12 février 2019 au 14 janvier 2020, exceptées pour les mois de mai, juin et juillet 2019. Néanmoins, il ressort des pièces du dossier que Mme A est professeur de français à la retraite. Elle n'apporte aucun élément justifiant qu'elle serait dépourvue de ressources propres issue de son activité antérieure. Le transfert de fonds émanant de son fils ne permet pas d'établir que, dépourvue de ressources, elle était intégralement prise en charge par lui. Par ailleurs, en tout état de cause, l'attestation produite par sa fille résidant en Algérie, qui affirme ne pouvoir l'accueillir à son domicile, en raison du refus de son conjoint, est insuffisante pour établir que celle-ci ne pourrait pas prendre en charge sa mère. Dans ces conditions, la requérante ne peut être regardée comme étant à la charge de son fils, ressortissant français, au sens et pour l'application des stipulations du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien. Mme A ne remplissant pas effectivement les conditions de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, l'article L. 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, repris depuis le 1er mai 2021 à l'article L. 423-11 du même code, dispose que : " Sauf si la présence de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public, la carte de résident est délivrée de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour : / 2° () aux ascendants d'un tel ressortissant et de son conjoint qui sont à sa charge, sous réserve qu'ils produisent un visa d'une durée supérieure à trois mois ".
7. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 111-2 du même code, repris depuis le 1er mai 2021 par l'article L. 110-1 du même code, " sous réserve des conventions internationales ". En ce qui concerne les ressortissants algériens, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles ils peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Par suite, pour refuser à Mme A, la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français, le préfet de Seine-et-Marne ne pouvait légalement se fonder sur les dispositions précitées du 2° de l'article L. 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Toutefois, dans son mémoire en défense, enregistré le 11 février 2022, régulièrement communiqué à la requérante, le préfet de Seine-et-Marne doit être regardé comme demandant qu'il soit procédé à une substitution de base légale, en ce que le refus de certificat de résidence en qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français pouvait légalement se fonder sur les stipulations précitées de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
9. Lorsque le tribunal constate que la décision attaquée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
10. L'arrêté contesté est susceptible de trouver son fondement légal dans les stipulations précitées de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, qui peuvent être substituées à celles du 2° de l'article L. 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la situation de Mme A, ressortissante algérienne, à la date de la décision contestée, relève de ces stipulations. En outre, celle-ci n'a été privée d'aucune garantie dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Enfin, l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces dispositions ou stipulations.
11. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 que, par les seules pièces produites aux débats, Mme A dont il ressort de celles-ci qu'elle est retraitée après avoir exercé la profession de professeur de français, n'apporte pas d'élément sur la réalité de sa situation personnelle, notamment sur son incapacité pour subvenir ses besoins. Ainsi, elle ne peut être regardée comme étant, en qualité d'ascendante, la charge de son fils, ressortissant français, alors même que ce dernier justifie lui avoir versé des sommes, au sens et pour l'application des stipulations du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
13. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, qui est entrée en France le 2 février 2020 à l'âge de 69 ans, n'est présente sur le territoire français que depuis un an et deux mois à la date de l'arrêté attaqué. Hormis la présence de son fils naturalisé en 2012, elle n'établit pas avoir en France de liens privés anciens, intenses et stables, alors qu'elle n'est pas dépourvue de tous liens personnels et familiaux dans son pays d'origine où résident, notamment, sa fille et ses deux petites-filles. En outre, elle n'établit pas qu'elle serait isolée dans son pays d'origine et qu'elle n'entretiendrait que des liens personnels avec son fils de nationalité française. Ainsi, eu égard notamment à la durée de son séjour en France et de ses conditions, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. De plus, le préfet n'a pas davantage entaché cet arrêté d'un erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences, sur sa situation personnelle.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 29 avril 2021.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou à défaut la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens () ".
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme dont Mme A demande le versement.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet de Seine-et-Marne.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 avril 2023.
La présidente rapporteure,
M. C
L'assesseure, le plus ancien,
S. LECONTELa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026