jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104910 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 mai 2021, 7 juin 2021, 13 octobre 2021 et 15 octobre 2021, M. B D, représenté par Me Langagne, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 mai 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quarante-huit heures et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur le refus de renouvellement de titre de séjour :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait, en se fondant sur l'existence de deux compagnes différentes alors que la communauté de vie avec son épouse de nationalité allemande n'a jamais cessé ;
- elle porte une atteinte manifestement disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale, et méconnaît ainsi les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;
- elle porte une atteinte manifestement disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale, et méconnaît ainsi les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de motivation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive, ayant été introduite le 25 mai 2021 alors que l'arrêté attaqué, l'obligeant à quitter le territoire dans un délai de quarante-huit heures, lui a été notifié le 21 mai 2021 ;
- les autres moyens soulevés par M. B D ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 4 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 24 février 2022 à 12 h 00.
M. B D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 juillet 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Langagne, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, ressortissant congolais né le 11 mai 1960, est entré en France en 2004 et a épousé en 2005 une ressortissante allemande. Il a obtenu un titre de séjour, puis une carte de résident en qualité de conjoint d'un ressortissant de l'Union européenne, du 24 novembre 2008 au 23 novembre 2018. Il a fait l'objet d'une condamnation le 9 janvier 2017 à quatre années d'emprisonnement pour des faits d'agression sexuelle sur la nièce de son épouse, mineure, puis placé en libération conditionnelle à compter du 20 août 2018. Par un arrêté du 19 mai 2021, dont il demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quarante-huit heures et a fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce concerne la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
2. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour refuser de renouveler le titre de séjour de M. D, le préfet de Seine-et-Marne s'est fondé sur trois motifs, tiré de la rupture de la communauté de vie avec son épouse de nationalité allemande, de la menace pour l'ordre public qu'il représente en raison de la condamnation pénale dont il a fait l'objet le 9 janvier 2017 et de l'absence d'atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
3. En premier lieu, M. D conteste l'exactitude matérielle du motif tiré de la rupture de la communauté de vie avec son épouse. Il est constant que la communauté de vie a cessé en 2017 en raison de la procédure pénale diligentée à l'encontre de l'intéressé pour des faits d'agression sexuelle à l'encontre de la nièce mineure de son épouse, résidant au domicile conjugal. Toutefois, M. D fournit des justificatifs établissant, d'une part, la communauté de vie avec son épouse avant l'engagement des poursuites pénales, notamment l'attestation de vie commune à Melun établie en 2009. En outre, il justifie de la reprise de la communauté de vie postérieurement, le couple étant domicilié à la même adresse à Melun, ainsi qu'il ressort notamment des courriers émanant de la Direction générale des finances publiques en 2018 à leurs deux noms, des avis d'imposition au titre des années 2019 et 2021 à leurs deux noms, de l'attestation de son épouse du 1er juin 2021 indiquant être toujours mariée au requérant et des quittances de loyers de 2021, établies à leurs deux noms. Au surplus, ainsi que le souligne le requérant, aucune des pièces versées au dossier n'est de nature à établir l'existence d'une procédure de divorce avec son épouse, notamment au regard des mentions portées sur la copie intégrale de leur acte de mariage datée du 16 février 2022 et versée au débat. Dans ces conditions, au regard des pièces versées au débat, le requérant avait, à la date de l'arrêté attaqué le 19 mai 2021, une communauté de vie avec son épouse. Par conséquent, M. D est fondé à soutenir que le motif tiré de la rupture de la communauté de vie avec son épouse est entachée d'une erreur de fait.
4. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites. / 2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ".
5. Ainsi qu'il a été énoncé, M. D justifie, à la date de l'arrêté attaqué, de la communauté de vie avec son épouse. En outre, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé réside en France depuis 2004, est marié depuis 2005 à son épouse, ressortissante allemande, qu'un de ses enfants est décédé en 2018 et que son autre enfant, majeur, est également présent en France et souffre de problèmes de santé. Toutefois, il ne conteste pas le motif tiré de la menace pour l'ordre public qu'il représente et sur lequel s'est également fondé le préfet de Seine-et-Marne. Ainsi que le rappelle le préfet, celle-ci résulte de sa condamnation à quatre années d'emprisonnement, dont deux avec sursis, le 9 janvier 2017 pour des faits d'agression sexuelle, survenus entre 2012 et 2015, sur une personne mineure, en l'occurrence la nièce de son épouse, résidant alors à leur domicile. Au regard de la nature et de la gravité des faits, de leur caractère récent, nonobstant la circonstance que M. D ait bénéficié d'un aménagement de peine et qu'il n'ait pas fait l'objet d'autres condamnations, et en l'absence d'élément infirmant la menace pour l'ordre public qu'il présente, ce motif est de nature à justifier, en application de l'article L. 412-5 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le refus opposé par le préfet au renouvellement du titre de séjour de M. D. Au regard des objectifs que poursuit le refus de renouvellement de titre, cette décision ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
6. Il résulte de l'instruction que le préfet de Seine-et-Marne aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur le motif tiré de la menace à l'ordre public que représente le comportement de M. D.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, en l'absence d'illégalité entachant la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour de M. D, celui-ci n'est pas fondé à en exciper de l'illégalité, par voie d'exception, à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, de sorte que le moyen doit être écarté.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
10. Ainsi qu'il a été énoncé au point 5, si M. D fait valoir la présence d'attaches privées et familiales stables et intenses en France, les faits graves d'agression sexuelle sur la nièce mineure de son épouse, ayant conduit à sa condamnation à quatre années d'emprisonnement en 2017, sont de nature à regarder son comportement comme constitutif d'une menace pour l'ordre public. Ainsi, au regard des objectifs que poursuit la mesure d'éloignement de M. D, cette décision ne peut être regardée comme portant une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale, et méconnaissant les stipulations précitées de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, en l'absence d'illégalité entachant la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour de M. D, celui-ci n'est pas fondé à en exciper de l'illégalité, par voie d'exception, à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire, de sorte que le moyen doit être écarté.
13. En second lieu, la décision attaquée, après avoir visé le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 612-2, décrit les faits évoqués aux points 5 et 10 et mentionne qu'au regard de ces faits, le requérant représente une menace pour l'ordre public. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. La décision attaquée, après avoir visé l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne que le requérant n'établit pas être exposé à des peines ou traitement contraires à cette Convention en cas de retour dans son pays d'origine. En outre, elle précise également que le requérant pourra être reconduit à destination du pays dont il a la nationalité ou tout autre pays vers lequel il serait légalement admissible. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
16. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de Seine-et-Marne, que l'ensemble des conclusions à fin d'annulation présentées par M. D doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, au préfet de Seine-et-Marne et à Me Langagne.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 avril 2023.
La rapporteure,
E. A La présidente,
M. CLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026