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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2105016

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2105016

mardi 27 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2105016
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantCABINET SEBAN & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 mai 2021, la société Presbourg Kleber Immobilier, représentée par Me Saint Geniest, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 18 décembre 2020 par laquelle le président de l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir a délégué l'exercice du droit de préemption urbain à la société publique locale d'aménagement Grand Paris Sud Est Avenir Développement à l'occasion de l'aliénation du bien situé sur les parcelles cadastrées section AB n° 505 et 507 aux Sables de Brévannes ;

2°) d'annuler la décision du 22 janvier 2021 par laquelle la société publique locale d'aménagement Grand Paris Sud Est Avenir Développement a décidé de préempter les parcelles cadastrées section AB n° 505 et 507 ;

3°) de mettre à la charge de la société publique locale d'aménagement Grand Paris Sud Est Avenir Développement et de l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision du 18 décembre 2020 déléguant l'exercice du droit de préemption urbain est affectée d'un vice de légalité externe dès lors, d'une part, qu'elle ne précise pas les conditions auxquelles cette délégation est subordonnée et, d'autre part, qu'elle n'a pas fait l'objet d'une convention particulière signée entre l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir (EPT GPSEA) et la société publique locale d'aménagement Grand Paris Sud Est Avenir Développement (SPLA GPSEAD) ;

- cette décision de délégation est entachée d'un défaut de base légale, dès lors que la délibération du conseil de territoire de l'EPT GPSEA du 2 décembre 2020, qui en constitue sa base légale, a procédé à l'abrogation de la délibération du même conseil de territoire du 15 juillet 2020 qui avait elle-même pour objet de porter délégation du droit de préemption au président de l'établissement public territorial en matière de droit de préemption ;

- la délibération n° CT2020.5/068-5 du conseil de territoire de l'EPT GPSEA du 2 décembre 2020 est illégale dès lors que son article unique n'identifie pas expressément la SPLA GPSEAD comme l'un des organismes auxquels le droit de préemption urbain peut être délégué ;

- l'illégalité démontrée de la décision déléguant l'exercice du droit de préemption urbain entraîne l'illégalité de la décision de préemption en litige du 22 janvier 2021 ;

- cette décision de préemption a été prise par une autorité incompétente dès lors que le président-directeur général de la SPLA GPSEAD ne justifie pas être habilité pour exercer le droit de préemption ;

- la décision de préemption est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'avis des domaines n'a pas été préalablement recueilli en méconnaissance des dispositions de l'article R. 213-21 du code de l'urbanisme ;

- cette décision est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne précise pas les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement ;

- les parcelles lui appartenant depuis l'ordonnance du 10 juillet 2013 rendue par le juge commissaire et en l'absence, depuis, de toute cession de ces parcelles, la décision de préemption est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle ne pouvait intervenir plus de sept ans après l'ordonnance précitée ;

- le directeur de la SPLA ne justifie pas de manière détaillée, notamment dans la décision de préemption, de la réalité d'un projet dont les contours auraient d'ores et déjà été établis de manière certaine ;

- la décision de préemption est illégale dès lors, d'une part, qu'elle n'a fait l'objet d'aucune publication permettant aux tiers d'en connaître l'existence et, d'autre part, en raison du défaut de saisine du conseil de territoire de l'EPT GPSEA à la suite de l'exercice du droit de préemption par la SPLA GPSEAD.

Par un mémoire enregistré le 14 décembre 2021, la société publique locale d'aménagement Grand Paris Sud Est Avenir Développement (SPLA GPSEAD), représentée par le cabinet Enjea avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société Presbourg Kleber Immobilier au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 décembre 2021, l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir (EPT GPSEA) conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Presbourg Kleber Immobilier au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 2 juin 2023, la société Presbourg Kleber Immobilier déclare se désister purement et simplement de sa requête et renoncer à toute action ayant le même objet.

Par un mémoire enregistré le 2 juin 2023, la société publique locale d'aménagement Grand Paris Sud Est Avenir Développement (SPLA GPSEAD) déclare accepter le désistement de l'action de la société requérante et renoncer à sa demande fondée sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 5 juin 2023, l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir (EPT GPSEA) déclare accepter le désistement de l'action de la société requérante et renoncer à sa demande fondée sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de commerce ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- l'arrêté du 5 décembre 2016 relatif aux opérations d'acquisitions et de prises en location immobilières poursuivies par les collectivités publiques et divers organismes ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Duhamel,

- les conclusions de M. Zanella, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du conseil de territoire de l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir (EPT GPSEA) du 14 décembre 2016, cet établissement territorial a pris l'initiative de la création d'une zone d'aménagement concertée à vocation de développement économique au nord de Limeil-Brévannes en lien avec les projets structurants du territoire. Dans le cadre de ce projet, son président a, par une décision du 18 décembre 2020, délégué l'exercice du droit de préemption urbain à la société publique locale d'aménagement Grand Paris Sud Est Avenir Développement (SPLA GPSEAD) à l'occasion de l'aliénation du bien situé sur les parcelles cadastrées section AB n° 505 et 507 au lieudit des Sables de Brévannes à Limeil-Brévannes. Par une décision du 22 janvier 2021, la SPLA GPSEAD a exercé le droit de préemption urbain sur les parcelles considérées. Par un courrier reçu le 19 février 2021, la société Presbourg Kleber Immobilier (PKI) a formé un recours gracieux à l'encontre de la décision du 18 décembre 2020 du président de l'EPT GPSEA déléguant l'exercice du droit de préemption urbain à la SPLA GPSEAD et de la décision du 22 janvier 2021 de cette dernière portant exercice du droit de préemption. Par deux décisions du 29 mars 2021 notifiées le 31 mars 2021, l'EPT GPSEA et la SPLA GPSEAD ont rejeté les recours gracieux. Par une requête enregistrée le 27 mai 2021, la société Presbourg Kleber Immobilier demande au tribunal d'annuler la décision du 18 décembre 2020 du président de l'EPT GPSEA et la décision du 22 janvier 2021 de la SPLA GPSEAD exerçant le droit de préemption urbain ainsi que les décisions de rejet de ses recours gracieux du 29 mars 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Par un mémoire enregistré le 2 juin 2023, la société Presbourg Kleber Immobilier déclare se désister purement et simplement de sa requête et de son action. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la société Presbourg Kleber Immobilier.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Presbourg Kleber Immobilier, à l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir, à la société publique locale d'aménagement Grand Paris Sud Est Avenir développement et à la commune de Limeil-Brévannes.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. B, président,

M. Duhamel, premier conseiller,

M. Cabal, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.

Le rapporteur,

B. DUHAMEL

Le président,

M. BLa greffière,

M. A

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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