vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2105149 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | GMR AVOCATS - GRANGE - MARTIN - RAMDENIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 1er juin 2021, 24 février 2022 et 11 juillet 2022, M. C A, représenté par Me Stutz, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 mars 2021 par lequel le maire de Perthes-en-Gâtinais s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 26 janvier 2021 à fin de division de la parcelle cadastrée section AI n° 159 située 23 rue du Grand Moulin ;
2°) d'annuler la décision du 14 avril 2021 par laquelle le maire de Perthes-en-Gâtinais a, d'une part, retiré une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable et, d'autre part, refusé de lui délivrer une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable ;
3°) d'enjoindre au maire de Perthes-en-Gâtinais de lui délivrer un certificat de non-opposition à déclaration préalable ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Perthes-en-Gâtinais une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
5°) de statuer sur les entiers dépens.
Il soutient que :
- sa requête est recevable car l'arrêté du 19 mars 2021 ne comporte aucun délai de recours ;
- une attestation de non-opposition à déclaration préalable a été délivrée pour un projet de division différent ; ainsi, aucun non-lieu à statuer ne peut être prononcé ;
- les décisions attaquées méconnaissent l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration au motif que l'intéressé n'a pu présenter d'observations préalables ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
- la décision du 14 avril 2021 est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle ne pouvait être prise que sous la forme d'un arrêté et non d'une simple lettre ;
- le retrait de la décision de non-opposition n'était pas possible le 19 mars 2021 dès lors que la décision de non-opposition n'existait pas encore à cette date ;
- l'arrêté du 19 mars 2021 n'ayant été notifié que le 29 mars 2021 à l'intéressé, le maire ne pouvait s'opposer à la déclaration préalable pour laquelle une acceptation tacite était intervenue à l'expiration du délai d'instruction de deux mois ;
- le projet de division parcellaire n'a que pour seule fin d'organiser une succession et la transmission du patrimoine à ses enfants ; il ne porte pas sur un projet de construction ; ainsi, aucun permis d'aménager n'était exigé ;
- le projet ne nécessite aucuns travaux sur le réseau d'eau potable.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 janvier 2022 et 4 juillet 2022, la commune de Perthes-en-Gâtinais, représentée par Me Ramdenie, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors qu'il a été fait droit à la demande du requérant postérieurement à l'introduction du recours ;
- les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 19 mars 2021 sont tardives dès lors que le délai de recours expirait le 30 mai 2021 ;
- l'arrêté du 19 mars 2021 n'ayant pas été contesté dans le délai de recours de deux mois, le maire ne pouvait délivrer une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable dès lors que la décision de non-opposition avait été retirée ;
- le maire s'est fondé sur l'avis défavorable de la communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau pour s'opposer à la demande du requérant ; en outre, dès que la communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau a modifié son avis, le maire a proposé au requérant de réitérer sa demande.
Par une lettre du 5 juillet 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 16 août 2022 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 19 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,
- et les observations de Me Stutz, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé le 26 janvier 2021 une déclaration préalable à fin de division de la parcelle cadastrée section AI n° 159 située 23 rue du Grand Moulin à Perthes-en-Gâtinais. Par un arrêté du 19 mars 2021, le maire de Perthes-en-Gâtinais s'est opposé à cette déclaration préalable. Par une décision du 14 avril 2021, le maire de Perthes-en-Gâtinais a, d'une part, expressément retiré une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable et, d'autre part, refusé de délivrer au requérant une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable. Par la présente requête, le requérant demande de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin de non-lieu à statuer :
2. Il est constant que le maire de Perthes-en-Gâtinais a, par un arrêté du 23 août 2021, délivré au requérant une décision de non-opposition à déclaration préalable portant sur le même terrain. Toutefois, cette déclaration correspondant à un projet différent de celui ayant fait l'objet du refus contesté, il y a lieu de statuer sur la requête.
Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 19 mars 2021 :
3. D'une part, aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme alors applicable : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable ". Selon l'article R.*424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable ; () ". Aux termes de l'article R.*423-19 du même code : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet ". L'article R.*423-23 du même code dispose : " Le délai d'instruction de droit commun est de : / a) Un mois pour les déclarations préalables ; () ". Enfin, l'article R. 423-24 de ce code prévoit : " Le délai d'instruction de droit commun prévu par l'article R. 423-23 est majoré d'un mois : () / c) Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques ; () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Selon l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
5. Il résulte des dispositions citées au point 3 que l'auteur d'une déclaration préalable est réputé bénéficier d'une décision implicite de non-opposition lorsqu'aucune décision d'opposition ne lui a été notifiée avant l'expiration du délai d'instruction prévu par les dispositions réglementaires précitées du code de l'urbanisme. Cette notification doit être regardée comme étant intervenue à la date à laquelle le pli a été distribué. La notification ultérieure d'une décision d'opposition, même prise avant l'expiration du délai d'acquisition d'une décision implicite de non-opposition, s'analyse comme portant retrait de cette décision implicite.
6. Le requérant a déposé une déclaration préalable en mairie de Perthes-en-Gâtinais le 26 janvier 2021. Le délai d'instruction de cette déclaration, qui est de deux mois dès lors que le projet est situé dans le périmètre de protection de l'église de la commune, immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques, est venu à expiration le 26 mars suivant. Par l'arrêté attaqué du 19 mars 2021, le maire de Perthes-en-Gâtinais s'est opposé à cette déclaration. Toutefois, la notification de cet arrêté doit être regardée comme étant intervenue à la date à laquelle le pli a été distribué au requérant. Or, il est constant que le pli a été remis le 29 mars 2021 au requérant. A cette date, le requérant était déjà titulaire d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable, de sorte que l'arrêté du 19 mars 2021 doit être regardé comme procédant au retrait de cette décision tacite. En outre, le requérant a, par un courrier du 5 avril 2021, qui doit être regardé comme constituant un recours gracieux, demandé au maire que lui soit transmis un certificat tacite de non-opposition. Le courrier de réponse du maire du 14 avril 2021 doit, quant à lui, être regardé comme rejetant le recours gracieux formé par le requérant. Ainsi, ce recours gracieux a eu pour effet de proroger le délai de recours contentieux. Dans ces conditions, la requête introduite le 1er juin 2021 n'est pas tardive. En tout état de cause, le courrier du 14 avril 2021 se borne à indiquer qu'il " peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif " sans mentionner le délai de recours contentieux. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense, tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 19 mars 2021, doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions ". Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix () ". En application de l'article L. 211-2 du même code, les décisions qui retirent ou abrogent une décision créatrice de droits doivent être motivées et précédées d'une procédure contradictoire préalable. Enfin, le respect, par l'autorité administrative compétente, de la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, constitue une garantie pour le titulaire d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable que l'autorité administrative entend retirer. La décision de retrait est illégale s'il ressort de l'ensemble des circonstances de l'espèce que le bénéficiaire a été effectivement privé de cette garantie.
8. Le requérant soutient que le retrait de la décision implicite de non-opposition est illégal en l'absence de respect de la procédure contradictoire. En effet, il ne ressort pas des pièces du dossier que le maire de Perthes-en-Gâtinais ait mis le requérant en mesure de présenter utilement ses observations, qu'elles soient écrites ou orales, avant le retrait de la décision créatrice de droits que constitue une décision tacite de non opposition à déclaration préalable. Dans ces conditions, les décisions contestées, qui ont pour objet de retirer la décision implicite de non-opposition, ont été prises au terme d'une procédure irrégulière et le requérant a été privé de la garantie que constitue le respect par l'autorité administrative de la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire doit être accueilli.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis ". Et aux termes de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme : " Doivent être précédés de la délivrance d'un permis d'aménager : / a) Les lotissements : / qui prévoient la création ou l'aménagement de voies, d'espaces ou d'équipements communs à plusieurs lots destinés à être bâtis et propres au lotissement. Les équipements pris en compte sont les équipements dont la réalisation est à la charge du lotisseur ; / ou qui sont situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, dans les abords des monuments historiques, dans un site classé ou en instance de classement ; () ".
10. Si l'arrêté du 19 mars 2021 indique que le projet nécessite la délivrance d'un permis d'aménager dès lors qu'il se situe dans le champ de visibilité de l'église Saint-Gervais et Saint-Protais classée monument historique, il ressort, toutefois, des pièces du dossier, ainsi que le fait valoir le requérant, que le projet a pour objet une simple division parcellaire à fin successorale sans création de lotissement. Dans ces conditions, aucun permis d'aménager ne pouvait être exigé. Par suite, le moyen soulevé en ce sens doit être accueilli.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. / Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies. / Les deux premiers alinéas s'appliquent aux demandes d'autorisation concernant les terrains aménagés pour permettre l'installation de résidences démontables constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs. / Un décret en Conseil d'État définit pour ces projets les conditions dans lesquelles le demandeur s'engage, dans le dossier de demande d'autorisation, sur le respect des conditions d'hygiène et de sécurité ainsi que les conditions de satisfaction des besoins en eau, assainissement et électricité des habitants, le cas échéant, fixées par le plan local d'urbanisme ". Il résulte de ces dispositions, applicables aux certificats d'urbanisme, qu'une autorisation d'urbanisme doit être refusée lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
12. Si l'arrêté du 19 mars 2021 indique que le projet nécessite des travaux sur les réseaux publics d'adduction d'eau potable, il ressort, toutefois, des pièces du dossier, ainsi qu'il a été exposé au point 10, que le projet a pour objet une simple division parcellaire sans création de lotissement. Dans ces conditions, le projet n'implique aucuns travaux sur le réseau d'eau potable. Par suite, le moyen soulevé en ce sens doit être accueilli.
13. Aux termes de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme (), la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation (), en l'état du dossier ". Pour l'application de ces dispositions, aucun autre moyen n'est de nature à justifier l'annulation des décisions attaquées.
14. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant est fondé à solliciter l'annulation de de l'arrêté du 19 mars 2021 et de la décision du 14 avril 2021 par lesquels le maire s'est opposé à la déclaration préalable du requérant.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui a pour effet de remettre en vigueur, par l'annulation de son retrait, la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable, implique nécessairement d'enjoindre au maire de Perthes-en-Gâtinais de délivrer au requérant le certificat prévu à l'article R.*424-13 du code de l'urbanisme dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés à l'instance :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Perthes-en-Gâtinais une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.
17. La présente instance n'a donné lieu à aucun dépens. Dès lors, les conclusions en ce sens du requérant doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 19 mars 2021 et la décision du 14 avril 2021 sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Perthes-en-Gâtinais de délivrer à M. A le certificat prévu à l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Perthes-en-Gâtinais versera à M. A une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la commune de Perthes-en-Gâtinais.
Délibéré après l'audience du 24 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Jeannot, première conseillère,
Mme Blanc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 avril 2023.
La rapporteure,
F. BLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
C. ROUILLARD
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026