LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2105216

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2105216

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2105216
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre
Avocat requérantDIANI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance datée du 30 mai 2021, le président de la 6ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Melun le dossier de la requête de M. A B. Par cette requête, enregistrée le 26 mai 2021 et des mémoires, enregistrés le 2 juin 2021, le 16 août 2021 et le 11 mai 2022, M. B, représenté par Me Diani, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler les décisions des 3 juin et 5 août 2021 par lesquelles le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a refusé le renouvellement de sa carte professionnelle ;

2°) d'enjoindre au CNAPS de renouveler sa carte professionnelle dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai ;

3°) de mettre à la charge du CNAPS une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions litigieuses sont entachées d'un vice de procédure tiré de ce que l'agent qui a consulté les fichiers de police n'était pas habilité à cet effet ;

- elles sont entachées d'un vice de procédure tirée du défaut de consultation des services de police et de justice aux fins d'information sur les suites judiciaires qui ont été données aux mises en cause dont il fait l'objet ;

- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation de la compatibilité de son comportement avec l'exercice d'une activité privée de sécurité ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 mars 2022 et le 22 juin 2022, le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable faute de recours administratif préalable obligatoire introduit dans le délai de recours contentieux ;

- les autres moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 23 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 23 juin 2023 à 12 heures.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Iffli ;

- les conclusions de Mme Deleplancque, rapporteure publique.

- et les observations de Me Diani, représentant M. B, requérant.

Le CNAPS n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Le 24 novembre 2015, M. B s'est vu attribuer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée par la commission locale d'agrément et de contrôle (CLAC) d'Ile-de-France. Par un courrier du 25 aout 2020, le requérant a sollicité le renouvellement de cette carte professionnelle. Par une décision en date du 3 juin 2021, le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de sa carte prise par la CLAC. Par une ordonnance n° 2105088 du 10 juin 2021 le juge des référés du tribunal administratif de Melun a suspendu la décision du 3 juin 2021, et a enjoint au CNAPS de réexaminer la demande de renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité privée de M. B. Par une décision du 5 août 2021 qui s'est substituée à la décision précédente du 3 juin 2021, la commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) a à nouveau rejeté sa demande de renouvellement. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : 1° S'il a fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ou, pour les ressortissants étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ; 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 31 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées () ".

3. Aux termes de l'article L. 114-1 du code de sécurité intérieure, dans sa rédaction applicable à la date de la décision contestée : " I. - Les décisions administratives [], d'agrément ou d'habilitation [] peuvent être précédées d'enquêtes administratives destinées à vérifier que le comportement des personnes physiques ou morales intéressées n'est pas incompatible avec l'exercice des fonctions ou des missions envisagées. Ces enquêtes peuvent donner lieu à la consultation de traitements automatisés de données à caractère personnel []. Les conditions dans lesquelles les personnes intéressées sont informées de cette consultation sont précisées par décret. ". Aux termes de l'article R.40-29 du code de procédure pénale : " I. - Dans le cadre des enquêtes prévues à l'article 17-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, aux articles L. 114-1, L. 114-2, L. 211-11-1, L. 234-1 et L. 234-2 du code de la sécurité intérieure et à l'article L. 4123-9-1 du code de la défense, les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : [] 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat.[] " et aux termes du 5° du même article " " 5° [] Lorsque la consultation révèle que l'identité de la personne concernée a été enregistrée dans le traitement en tant que mise en cause, l'enquête administrative ne peut aboutir à un avis ou une décision défavorables sans la saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou des unités de la gendarmerie nationale compétents et, aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires, du ou des procureurs de la République compétents."

4. En premier lieu, si le requérant estime que les agents qui ont consulté les fichiers de police n'étaient pas régulièrement habilités à la faire, le CNAPS produit néanmoins en défense les habilitations des agents ayant consulté ces fichiers, en l'espèce MM. Jonathan William et Amaury Desquet. Dès lors, le moyen sera écarté comme manquant en fait.

5. En deuxième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci se fonde uniquement sur les condamnations pénales du requérant, à savoir ses condamnations du 22 janvier 2019, 10 juin 2019 et 24 juillet 2019 pour des faits de conduite sans permis, de prise de nom d'un tiers pouvant déterminer l'enregistrement d'une condamnation judiciaire ou d'une décision administrative dans le système national des permis de conduire et de délits routiers. Dès lors, le moyen tiré du défaut de consultation des services de police et de justice pour vérifier quelles suites ont été données aux mises en cause du requérant doit être écarté comme inopérant.

6. En troisième lieu, le requérant estime que le CNAPS a commis une erreur d'appréciation en se fondant, pour prendre la décision contestée, sur des faits commis dans une période très courte alors même qu'il a régularisé sa situation en passant le permis de conduire et qu'il n'existe aucune condition particulière lors de la commission de ces infractions. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la réitération des faits de conduite sans permis sur une courte période et à une date récente, et alors même que le requérant était déjà titulaire d'une carte professionnelle, dénote un comportement incomptable avec l'exercice des fonctions et missions d'agent de sécurité privée, et ce d'autant qu'à l'occasion du relevé de la première infraction de conduite sans permis relevée le 5 janvier 2019, l'intéressé a également décliné le nom d'un tiers. Par suite, les faits reprochés à M. B, qui sont contraires à l'honneur et à la probité et de nature à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes, sont d'une gravité certaine. Dès lors, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le CNAPS s'est fondé sur ces faits pour refuser de renouveler la carte professionnelle de M. B.

7. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation du requérant doit être écarté comme infondé.

8. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, la requête M. B doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS).

Délibéré après l'audience du 22 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Freydefont, président,

M. C,

Mme Iffli, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.

Le rapporteur,

C. Iffli

Le président,

C. FreydefontLe greffier,

L. Sueur

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions