mardi 11 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2105460 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | CHANLAIR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés respectivement les 9 juin, 31 août 2021 et 16 septembre 2022, le syndicat de la région de Montereau-Fault-Yonne pour le traitement des ordures ménagères (" Sirmotom "), représenté par Me Chanlair, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 3 février 2021 par laquelle le maire de la commune de Montereau a refusé de lui communiquer le dossier individuel de Mme C ;
2°) d'enjoindre à la commune de Montereau de lui communiquer le document sollicité dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la commune de Montereau à lui verser une somme de 20 256 euros au titre des préjudices subis ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Montereau la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- les conclusions de la commune de Montereau tendant à déclarer l'inexistence des arrêtés n°2021/08 et 2021/09 pris le 7 janvier 2021 par le Sirmotom sont irrecevables, la demande étant tardive ;
- la décision de refus de communication du dossier sollicité est entachée d'incompétence ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la commune admet que Mme C a été révoquée par décision du 28 septembre 2020, alors qu'elle n'a pas expressément prolongé le préavis préalable à la mutation de l'agent à trois mois ;
- la décision de refus de communication du dossier sollicité méconnait les dispositions des articles L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration ;
- cette décision méconnait les dispositions de l'article 1er de la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article 8 du décret n° 2011-675 du 15 juin 2011 ;
- la décision contesté est entachée d'erreur d'appréciation, dès lors que Mme C a été mutée au plus tard le 3 septembre 2020 ;
- cette décision est entachée d'erreur d'appréciation, dès lors que Mme C n'a pas été révoquée ;
- la décision contestée est entachée d'un défaut de base légale, dès lors que la décision implicite de fixer à trois mois le préavis imposé à Mme C est elle-même illégale :
o elle est entachée d'un défaut de motivation ;
o elle est entachée d'erreur d'appréciation ;
- en édictant la décision du 3 février 2021, qui est illégale, la commune a commis une faute de nature à engager sa responsabilité et a causé un retard considérable de transmission du dossier ;
- il a subi un préjudice lié au manque d'efficacité et d'efficience de la gestion du personnel, un préjudice moral, un préjudice financier lié aux frais d'avocat engagés et à la somme de 1 000 euros allouée à l'agent concerné pour le retard subi dans l'accès aux pièces de son dossier ;
- il n'a pas reçu l'entier dossier de Mme C.
Par deux mémoires, respectivement enregistrés les 28 juillet 2021 et 14 septembre 2022, la commune de Montereau-Fault-Yonne, représentée par son maire en exercice et par Me De Faÿ, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, demande, à titre subsidiaire, à ce que soient déclarés comme inexistants les arrêtés n° 2021/08 et 2021/09 pris par le Sirmotom le 7 janvier 2021, et demande à ce qu'il soit mis à la charge du Sirmotom la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions à fin d'annulation sont tardives, dès lors que le recours n'avait pas à être précédé d'un recours administratif préalable obligatoire ;
- Mme A B a reçu délégation pour signer la décision de refus de communication du dossier individuel de Mme C;
- les dispositions de l'article 8 du décret du 15 juin 2011 sont inopérantes, dès lors que la mutation de l'agent n'a pu intervenir antérieurement à l'édiction de l'arrêté du 28 septembre 2020 prononçant la révocation de Mme C ;
- les arrêtés n°2021/08 et 2021/09 sont juridiquement inexistants et ne peuvent produire aucun effet ;
- elle n'a commis aucune faute en l'absence d'illégalité de la décision attaquée ;
- le Sirmotom ne justifie pas du préjudice qu'il estime avoir subi ;
- les conclusions à fin d'annulation sont devenues sans objet dès lors que le dossier de Mme C a été communiqué au Sirmotom.
Vu les autres pièces du dossier et notamment le jugement du tribunal administratif de Melun du 16 juin 2022 n° 2009704.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 ;
- la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code de justice administrative ;
Par courrier du 2 septembre 2022, les parties ont été informées en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'application du jugement du tribunal administratif de Melun du 16 juin 2022 n° 2009704, qui a annulé l'arrêté du 28 septembre 2020 du maire de la commune de Montereau-Fault-Yonne portant révocation de Mme C.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gracia, président-rapporteur,
- les conclusions de Mme Salenne-Bellet, rapporteure publique,
- les observations du Sirmotom confirmant avoir reçu le dossier sollicité de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. De l'année 2016 à l'année 2020 Mme C a été agent titulaire au sein de la commune de Montereau-Fault-Yonne. Par courrier du 29 juin 2020, elle a sollicité sa mutation au sein du Sirmotom. Par arrêté du 23 septembre 2020, Mme C a été nommée agent titulaire du Sirmotom par voie de mutation à compter du 2 octobre 2020. Par arrêté du 28 septembre 2020, le maire de la commune de Montereau-Fault-Yonne a pris un arrêté portant révocation de Mme C. Par deux arrêtés du 7 janvier 2021, le Sirmotom a, d'une part, modifié la date de nomination de Mme C au 2 septembre 2020, et d'autre part, retiré la sanction de révocation prise par le maire de la commune de Montereau-Fault-Yonne à l'encontre de Mme C. Par un jugement du 16 juin 2022 n° 2009704, le tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 28 septembre 2020 portant révocation de Mme C, à l'encontre duquel un appel a été formé devant la cour administrative d'appel de Paris.
2. Le Sirmotom a, par courriers des 13 octobre 2020 et 11 janvier 2021, sollicité du maire de la commune de Montereau-Fault-Yonne la communication du dossier individuel de Mme C, en sa qualité de nouvelle administration employeur. Par courriers des 20 octobre 2020 et 3 février 2021, le maire de la commune a refusé de faire droit à cette demande. Le 12 février 2021, le Sirmotom a saisi la commission d'accès aux documents administratifs (" CADA ") d'une demande d'avis sur le caractère communicable du dossier individuel de cet agent. Par un avis du 15 avril 2021, cette commission s'est déclarée incompétente pour en connaître. Par la présente requête, le Sirmotom demande au tribunal l'annulation de la décision du 3 février 2021 par laquelle le maire de la commune de Montereau-Fault-Yonne a refusé de lui communiquer le dossier individuel de Mme C, ainsi que la condamnation de la commune au versement d'une somme de 20 256 euros au titre des préjudices subis résultant de cette absence de communication.
Sur l'exception de non-lieu opposée par la commune de Montereau-Fault-Yonne :
3. En annexe de son mémoire en réplique, la commune de Montereau-Fault-Yonne joint un courrier du 12 septembre 2022 indiquant que le dossier individuel de Mme C est communiqué au Sirmotom. Le syndicat requérant ayant confirmé au cours de l'audience publique la réception de ce dossier, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées par voie de conséquence.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
4. Pour rechercher la responsabilité de la commune de Montereau-Fault-Yonne, le Sirmotom soutient que l'illégalité fautive de la décision du 3 février 2021, qui a causé un retard dans la transmission du dossier de Mme C, est de nature à engager sa responsabilité.
5. La commune de Montereau-Fault-Yonne a refusé de communiquer le dossier administratif de Mme C au Sirmotom au motif que cette dernière a été révoquée le 28 septembre 2020, antérieurement à la prise d'effet de sa mutation, le 2 octobre suivant.
En ce qui concerne la légalité externe de la décision du 3 février 2021 :
6. En premier lieu, aux termes de l'arrêté du 6 juillet 2020 portant délégation de fonction et de signature à Mme A B, régulièrement publié au recueil des actes administratifs le 8 juillet 2020, cette dernière a compétence pour signer les actes relatifs à la communication d'informations ou de pièces dans son domaine d'intervention, dont fait partie le personnel. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision manque en fait. Il doit être écarté.
7. En second lieu, le Sirmotom ne peut utilement se prévaloir d'un vice de procédure relatif à une procédure de préavis préalable, qui ne s'applique pas à une décision de refus de communiquer un document. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne de la décision du 3 février 2021 :
8. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 1er de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique : " I.- Sous réserve des articles L. 311-5 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration et sans préjudice de l'article L. 114-8 du même code, les administrations mentionnées au premier alinéa de l'article L. 300-2 dudit code sont tenues de communiquer, dans le respect de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, les documents administratifs qu'elles détiennent aux autres administrations mentionnées au même premier alinéa de l'article L. 300-2 qui en font la demande pour l'accomplissement de leurs missions de service public. ". Aux termes de l'article L. 342-2 du code des relations entre le public et l'administration : " La commission est également compétente pour connaître des questions relatives : A.-A l'accès aux documents administratifs et à la réutilisation des informations publiques relevant des dispositions suivantes : () 22° L'article 1er de la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique ; () ". Aux termes de l'article L. 114-8 du code précité : " I. - Les administrations échangent entre elles toutes les informations ou les données strictement nécessaires pour traiter une demande présentée par le public ou une déclaration transmise par celui-ci en application d'une disposition législative ou d'un acte réglementaire. ".
9. D'autre part, aux termes de l'article 8 du décret du 15 juin 2011 relatif au dossier individuel des agents publics et à sa gestion sur support électronique, pris en application de l'article 18 de la loi de 1983 : " En cas de mobilité de l'agent, sous réserve des dispositions du second alinéa, le dossier sur support électronique reste géré par l'autorité administrative ou territoriale d'origine. () / Lorsqu'est rompu le lien statutaire ou contractuel avec l'autorité administrative ou territoriale d'origine, le dossier sur support électronique est transféré à l'autorité administrative ou territoriale d'accueil. (). ".
10. Il ressort des dispositions citées au point précédent que la communication, par l'administration employeur d'origine, du dossier individuel d'un agent public, à l'administration employeur d'accueil en cas de mutation de cet agent, relève d'un régime de communication spécial, distinct de celui prévu par les articles 1er de la loi du 7 octobre 2016 et L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, dès lors que le Sirmotom se prévaut de la mutation de Mme C, il ne peut utilement invoquer ces dispositions. Les moyens tirés de leur méconnaissance doivent être écartés.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 51 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les mutations sont prononcées par l'autorité territoriale d'accueil. Sauf accord entre cette autorité et l'autorité qui emploie le fonctionnaire, la mutation prend effet à l'expiration du délai de préavis mentionné à l'article 14 bis du titre Ier du statut général ". Aux termes de l'article 14 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable : " Hormis les cas où le détachement et la mise en disponibilité sont de droit, une administration ne peut s'opposer à la demande de l'un de ses fonctionnaires tendant, avec l'accord du service, de l'administration ou de l'organisme public ou privé d'accueil, à être placé dans l'une de ces positions statutaires ou à être intégré directement dans une autre administration qu'en raison des nécessités du service ou, le cas échéant, d'un avis rendu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle peut exiger de lui qu'il respecte un délai maximal de préavis de trois mois. Son silence gardé pendant deux mois à compter de la réception de la demande du fonctionnaire vaut acceptation de cette demande. / Ces dispositions sont également applicables en cas de mutation ou de changement d'établissement, sauf lorsque ces mouvements donnent lieu à l'établissement d'un tableau périodique de mutations. ".
12. Il résulte des dispositions précitées que la mutation externe d'un agent est subordonnée, d'une part, à l'accord entre l'agent public concerné et la collectivité d'accueil, d'autre part, à une non opposition de la collectivité d'origine fondée sur les nécessités de service et, enfin, à l'écoulement d'un délai de trois mois entre la décision de la collectivité d'accueil de recruter l'agent, et la prise de fonctions de celui-ci, à moins que les deux collectivités ne parviennent à un accord sur une date d'effet anticipée.
13. Mme C a sollicité sa mutation au sein du Sirmotom par courrier du 29 juin 2020, reçu le 2 juillet 2020 par la commune de Montereau-Fault-Yonne, à compter du 15 juillet suivant. Le Sirmotom a, par courrier du 29 juin 2020, formulé la même demande auprès de la commune. A l'issue du silence gardé par l'administration, une décision implicite d'acceptation de la demande de mutation est née le 2 septembre 2020. Par ailleurs, en l'absence d'accord entre la commune de Montereau-Fault-Yonne et le Sirmotom sur une date de prise d'effet anticipée de cette mutation, ressortant du courrier du 3 août 2020 de la commune informant Mme C que sa demande de mutation serait examinée, la mutation de l'intéressée doit être regardée comme prenant effet à l'issue d'un délai de trois mois entre la décision du Sirmotom de recruter l'intéressée et sa prise de fonction, à savoir le 2 octobre 2020. Toutefois, antérieurement à la prise d'effet de la mutation de l'agent, le maire de la commune de Montereau-Fault-Yonne a, par arrêté du 28 septembre 2020, prononcé une sanction de révocation à l'encontre de Mme C.
14. Par suite, dès lors que le Sirmotom sollicite la communication du dossier individuel d'un agent révoqué, il ne peut utilement se prévaloir des dispositions citées au point 10, qui ne sont applicables qu'à la communication du dossier d'un agent muté, alors que Mme C a été révoquée avant la prise d'effet de sa mutation. A cet égard, la circonstance que l'arrêté de révocation ait fait l'objet d'une annulation par le tribunal administratif de Melun dans son jugement susvisé n° 2009704 du 16 juin 2022 est sans incidence sur le présent litige, dès lors qu'un appel a été formé contre ce jugement. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 du décret du 15 juin 2011 doit donc être écarté. Il en va de même s'agissant des moyens tirés des erreurs d'appréciation dès lors, d'une part, que Mme C n'a pas été révoquée, et d'autre part, que la mutation de l'agent a pris effet au 3 septembre 2020.
15. En troisième lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative que si cette dernière a été prise pour son application ou s'il en constitue la base légale.
16. En l'espèce, à supposer même qu'une telle décision existerait, la décision de fixer à trois mois de délai de préavis ne saurait constituer la base légale du refus de communiquer le dossier individuel de Mme C. Le refus contesté ne saurait d'avantage être regardé comme un acte d'application de cette décision. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité est inopérant et doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que la décision du 3 février 2021 par laquelle le maire de la commune de Montereau a refusé de communiquer au Sirmotom le dossier individuel de Mme C n'est pas illégale. Ainsi, la commune n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.
18. Il résulte de ce qui précède que le Sirmotom n'est pas fondé à engager la responsabilité de la commune de Montereau-Fault-Yonne. Par suite, les conclusions à fin d'indemnisation de la requête doivent être rejetée.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et d'indemnisation de la requête du SIRMOTOM doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les conclusions subsidiaires de la commune tendant à ce que soient déclarés inexistants les arrêtés n°2021/08 et 2021/09 pris par le Sirmotom le 7 janvier 2021.
Sur les frais du litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administratif font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Montereau-Fault-Yonne, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par le Sirmotom à ce titre. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du Sirmotom une somme à ce même titre.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au président du Syndicat de la région de Montereau-Fault-Yonne pour le traitement des ordures ménagères et au maire de la commune de Montereau-Fault-Yonne.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 11 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
J-Ch. Gracia
L'assesseur le plus ancien,
D. IsraëlLa greffière,
C. Mahieu
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026